Exclusif : Hollande a perdu les élections et la Corse

av hollande vu par charles Pasqua

 Le testament politique de Charles Pasqua, le « plus Corse » des hommes d’Etat Français

Lors des élections régionales, obnubilé par les « affaires », par le FN, Hollande, Valls, Cazeneuve ont été pris de court par l’effondrement du PS sur l’île (3 % au premier tour) et par le triomphe des nationalistes en Corse, qui veulent se séparer de la « France rose », de la « France des migrants ». Le retour d’un dossier miné, qui avait empoisonné le gouvernement Jospin, et « tué » le candidat Jospin aux présidentielles de 2002.
AV CORSE TALAMONI

 Ajaccio (Corse-du-Sud), jeudi. Jean-Guy Talamoni, poing levé, vient d’être élu président de l’Assemblée de Corse. Un autre grand vainqueur du scrutin des régionales l’applaudit : Gilles Simeoni (à gauche). 
Le « bordel » continue à la tête de l’Etat Français et les scandales s’accumulent à l’image de la Grotte Chauvet (http://ripostelaique.com/conditions-de-travail-prehistorique-a-grotte-chauvet.html) inaugurée en grande pompe par François Hollande en avril, ou des conditions indécentes dans nombre d’orphelinats Français (http://ripostelaique.com/exclusif-orphelinats-galere-de-noel-enfants-places.html). Depuis jeudi, pas de trêve de Noël, car le cauchemar des années Jospin est de retour depuis le triomphe Corse du duo Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, qui a pris l’exécutif au dépourvu.
Les vieilles familles Corses de l’île rigolent, à l’image des Mariani, Simeoni, Santuci, Talamoni, tant le PS local a été humilié au premier tour (avec 3% des suffrages). Et les caciques corses socialistes ou républicains punis. «Tout a été balayé, notamment par la jeunesse corse, constate le PS François Pupponi (Val-d’Oise), originaire de l’île. Les vieux schémas ont explosé. Mais Paris n’a pas voulu ou su le voir» Et pour cause, il n’existe plus de «Monsieur Corse». Ancien préfet de l’île et ex-secrétaire général de l’Elysée, Pierre-René Lemas n’a pas été remplacé sur un dossier qui se balade entre les sbires de la place Beauvau (Intérieur) et ceux de la rue de Lille (ministère de la Décentralisation).
«Hollande est totalement absent, regrette Jean-Charles Orsucci, maire sympathisant PS de Bonifacio. Il n’a pas capitalisé sur l’abandon de la violence armée en 2014». Comme si Hollande, Valls, Cazeneuve étaient tétanisés par «le syndrome Jospin». Et Manuel Valls n’apparaît pas le mieux placé. «Il n’y a qu’une langue de la République, le français», martelait l’ex-ministre de l’Intérieur en 2013. «Il est où, le Catalan ?» ose Orsucci. Confidence d’un proche de Valls : «Manuel fait toujours un blocage».
L’indépendance de l’île de Beauté se profile
Sur l’île de Beauté, les Le Pen, les sbires de Hollande et de Cazeneuve, les énarques et autres créatures préfectorales font déjà partie du passé, du musée Grévin, de l’époque révolue où les Préfets Français brûlaient les paillotes corses avec l’accord de Matignon. La liberté est en marche. Comme l’indépendance de l’île à plus ou moins long terme.
La démonstration de force des nationalistes a commencé. D’abord avec le discours en corse de Talamoni jeudi, qui a déclenché une tempête à l’Elysée, à Matignon, place Beauvau et sur le continent. C’est donc à contrecœur que le Premier ministre s’est humilié en téléphonant à Simeoni à la veille du week-end. S’il promet un dialogue «constructif et apaisé», Valls arrive trop tard, avec l’habit du perdant. Oui au développement économique de l’île, dit-il, «mais pour le reste, c’est le droit commun». Exit, donc, la reconnaissance de la langue et de la «nation» corses dans la Constitution, mamelles du nationalisme. Il n’y a donc plus de dialogue, ni d’accord possible, car le pouvoir socialiste de Hollande a pris un « grand coup de pied au cul » avec le 3 % des socialistes locaux aux régionales en Corse !
Vrai maître de l’Ile de Beauté, Talamoni exige notamment l’amnistie des prisonniers corses. «Il faut adresser des signes, l’amnistie en est un», presse le député PS de la région Parisienne François Pupponi, très isolé sur le continent (lire aussi http://ripostelaique.com/les-dessous-de-larrestation-de-germani-qui-la-protege-si-longtemps.html).

Début de réponse en janvier. Les nationalistes ont rendez-vous à Paris avec Marylise Lebranchu (Décentralisation) et Bernard Cazeneuve (Intérieur). Et Simeoni à l’Elysée avec les autres présidents de région. l’humiliation est donc totale pour les dirigeants socialistes Français, obligés de recevoir en grande pompe ceux qui faisaient sauter les gendarmeries et les perceptions il y a 30 ans. Car Hollande, Valls, Cazeneuve ont peur d’une chose : la violence peut ressurgir en Corse.

Une enquête de Francis GRUZELLE
Carte de Presse 55411

Le cauchemar des années Jospin

Mars 2013. Le président Hollande fait ses premiers pas sur l’Ile de Beauté… et esquive les sujets chauds. «Les socialistes sont persuadés qu’ils ont perdu en 2002 à cause de la Corse», décrypte Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio. Un cauchemar encore vif.

Manuel Valls, alors conseiller de Lionel Jospin, a vécu l’affaire de la paillote Chez Francis aux premières loges. Dans la nuit du 19 avril 1999, un incendie ravage ce restaurant illégal sur la plage de Cala d’Orzo, au sud du golfe d’Ajaccio. L’enquête montre que l’ordre d’intervenir a été donné aux gendarmes par le préfet Bernard Bonnet, nommé après l’assassinat du préfet Erignac.

Au tribunal, le préfet implique Matignon. Entendue comme conseillère de Jospin chargée du dossier corse, Clotilde Valter est aujourd’hui secrétaire d’Etat (Réforme de l’Etat). Elle travaille alors aux côtés d’ Alain Chrisnacht devenu, seize ans plus tard, directeur de cabinet de Christiane Taubira. Quant au directeur de cabinet de Jospin à l’époque, Olivier Schrameck, il dirige aujourd’hui le Conseil supérieur de l’audiovisuel.
Si la Corse donne des sueurs froides, c’est aussi parce que l’unité de la gauche s’y est fracassée. Ainsi Jean-Pierre Chevènement a-t-il claqué la porte du gouvernement Jospin en 2000 pour protester contre le processus de Matignon qui octroyait plus d’autonomie à l’île. La suite est connue : le «Che» s’est présenté à la présidentielle, et Jospin a été balayé.

 
 

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15 Commentaires

  1. j aime bien l article, il a perdu ??? pensez vous ? et le continent français a t il gagné les élections ? . notre Président est un faible. il revient sur ses paroles comme celles où il était question de déchoir de la nationalité les terroristes et puis ? .. qui le guide ? .. il faut vivre la Corse pour la comprendre mieux, les nationalistes n ont pas la majorité absolue et il faudra compter sur l opposition qui a des sièges en plus.. gauche, droite et FN ne vous en déplaise.. pour 2 ans les Corses vont voir ce que cela donne.. aprés ? y aura t il un vote sanction ? on verra bien. quant à ce que Pasqua avait dit il avait entièrement raison et nous avons vu le vent « tourner » à présent nos politiques ne valent pas grand chose.. c est la « descente aux enfers » que nous devons subir

    • T’inquiète Mattei! tant que les politicard UMPS ne revendent pas leur résidence secondaire sur ton île .

      • slt « fibre cassante » non non, ils me remplissent pas les poches les politicards pour reprendre l expression.. au contraire « ils les vident » ;; en passant : ils sont comme de l autre côté de la Méditerranée.. tous pareils.. on bosse pour les nourrir bientôt.. salve

        • bien dit Mattei …. les corses en on marre des barbeaux de la république droite et gauche … marre d »entretenir tout ses fumistes et les gens qui comme des cons élisent leurs maitres ps et ump ,sont content et se fond enfiler toute l »année …

  2. Malheureusement pour le continent la Corse ne sera jamais indépendante trop contente de vivre des revenus de transferts.
    90 % des revenus de ces Iles (Martiniques Guadeloupe Corses) proviennent de la métropole. Les politiques n’ont qu’un pouvoir c’est de créer leur emploi mais personne en Corse en veut l’indépendance Qui paiera les fonctionnaires, les retraités les chômeurs les assistés

  3. Sur cette terre insulaire,on a préféré voter indépendantiste que patriote.(Le FN y fait entre 9 et 10%).Le message est clair! Mais ou le ras le bol latent devient insupportable c’est que le gouvernement,obsédé qu’il par le FN ,ne s’offusque en rien du fait que des élus de la république fasse un discours officiel en langue régionale et que son porte-parole,interrogé par RMC,admet qu’il faut calmer le jeu.
    Dans un autre domaine,il confirme aussi à demi- mots l’intention de revenir en arrière sur le projet pourtant bien soutenu de la déchéance de la nationalité.Cette demi mesure aurait pourtant permis nombre d’expulsions!Mais non,cela déplaît à l’extrême gauche et aux verts,alors pensez!Oui,décidément,entre la révolte et la soumission,le choix est vite fait.

  4. Je dirai même que c’est la chance de la France de virer la Corse. Même Napoleon avait honte de ce peuple. Il ne s’est jamais rendu en Corse pendant son règne. La Corse ce sont des fonctionnaires des retraités des assistés des magouilleurs et des français pour les payer. Et ce sont les Corses qui vous le confirmeront.

    • Faux. Nul. Zéro. La Corse est la seule région a se tenir debout alors que toi que exsude ton fiel de frustré franchouillard soumis voué à l’égorgement halal.
      Et pour ne rien gâcher c’est le plus beau beau pays du monde, et c’est un Alsacien qui te le dis !

      • Matthieu bravo… les corses eux ne veulent pas de l »islamisation de leurs corses et ils ont raisons . bravo aux corses qui ont eux des couilles par comme sur le continent ou ils s »islamisent …

    • je lis des reactions débiles surtout venant de personnes qui ne connaisse ni l Ile ni son Histoire, que dalle… et surtout quand on lit ce débile de Durieux avec respect je ne vous comprends pas tant vous êtes à côté de la plaque. je suis Corse et je trouve que vous outrepassez dans votre façon de voir la Corse, c est du n importe quoi.. mais bon sang comment peut on passer de telles idioties…

    • @durieux
      Tiens, tout à coup ; les 300 000 corses sont traités de « Peuple » alors que les 2 milions d’Alsaciens n’en sont pas un (M. Vals dixit) curieux ,curieux…
      et l’éternelle lamentation des ‘corses qui appauvrissent la France’ .
      Ca me rappelle les discours des années d’avant la décolonisation des pays d’Afrique (Maroc, Tunisie, Algérie etc…) « UNE seule France…de Dunquerque à Tamanraset » dixit le Général De Gaulle. Ces départements d’outre-mer considérés comme mineurs coutaient beaucoup à la France mais devaient absolument ètre assistés et conservés.
      N’est-ce pas la France toute entière , qui est actuellement sous perfusion monétaire ??(des milliers de milliards de dettes) ! Alors s.v.p. pas d’acharnement sur nos amis corses.

  5. Supprimez les 70% de subventions qui nourrit la Corse… Elle n’a plus que ses chèvres, son vin, ses plages, son maquis, ses cochons sauvages, tous à l’origine d’une magnifique et sublime culture ancestrale, à la nourriture parmi les meilleures du monde, mais bien maigres pour faire survivre 322.000 habitants à l’année. Que veulent les corses, finir comme la Tunisie ? Quand on n’a pas d’argent, on ne peut se défendre contre les envahisseurs qui eux en ont, et sont à 500 kilomètres de ses côtes. Les 6000 militaires corses qui seraient susceptibles de prendre le maquis ne pourraient rien avec leurs 3 chargeurs par kalach contre les milliards du pétrole. Les Corses sont égaux à eux-mêmes, d’éternels adolescents enfermés dans leurs rêves rousseauistes. Remettez les pieds sur Terre !

  6. On se prend à rêver ; le village des résistants bretons disparu est remplacé par la région des résistants corses.
    Au point où se trouve la (F)france, pourquoi pas ?
    Quand la F(france) sera devenue le RIF (république islamique de france), ça pourrait être réconfortant de savoir que LA CORSE, purgée de ses terroristes islamo-musulmans et de ses racailles de LRPS, que LA CORSE, continue d’exister.
    nb : les 3 % sont certainement les heureux bénéficiaires d’un emploi fictif politique distribué par LRPS.

  7. Notre petit village Corse résistant à la pression des caciques du gouvernement, quel bonheur ! J’aime la Corse, j’aime les Corses, fiers et braves, fiers de leurs racines autochtones, pourfendeurs des diktats nauséabonds de Paris et des leçons de morale au ras des pâquerettes du l’helveto espagnol ! Chaque région de France et de Navarre devrait prendre exemple sur les Corses et défendre leurs racines d’autochtones de France contre la stupidité, le crétinisme de ces destructeurs de la Nation Française.

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