Exclusif : RL s’est procuré le brouillon de la Lettre au Peuple Français de Nicolas Sarkozy !

Publié le 9 avril 2012 - par - 957 vues
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Franchement, qui a lu jusqu’au bout la Lettre au Peuple Français envoyée par Nicolas Sarkozy (à part nous) ? Riposte Laïque vous en propose une lecture décodée et ludique, à travers son « brouillon ». Pour comprendre comment le lire, c’est simple : les mots barrés sont ceux que Sarko voulait mettre à l’origine dans sa lettre, avant de se ressaisir en employant des termes plus politiquement corrects (généralement, le ou les mots situés juste après ceux qui sont barrés). Car si le Président a bien retenu une leçon durant son mandat, c’est celle que toutes les vérités de son pas bonnes à dire, pour être populaire auprès des français. Vous remarquerez que certains chapitres sont manquants : ce sont les passages pertinents? consensuels, dont Sarkozy a confié plus tard l’écriture à ses conseillers spéciaux. Bonne lecture !

 

« Mes chers collègues compatriotes,

(Demander à Guaino de me mettre un beau blabla patriotique)

Je veux m’adresser à vous sans aucune retenue aucun intermédiaire.

Quelques jours avant l’élection, je veux m’adresser à chacun de vous.

Je veux le faire le plus directement possible, sans aucun intermédiaire.

Je veux le faire par écrit, car l’écrit demeure, l’écrit engage. Alors que mes paroles se sont envolées.

A l’heure de la domination de l’image, de la surinformation permanente, de la communication instantanée dont je suis le cador, j’ai voulu prendre le temps de faire écrire d’écrire cette lettre avec l’espérance que vous prendrez le temps de la lire.

Je veux vous parler de convictions et de valeurs parce que vous le valez bien. Je veux vous dire ce que m’ont appris de la France, de l’Europe et du monde, ces cinq années d’une grande intensité à la tête de notre pays. Je veux vous indiquer la direction dans laquelle je mettrai toute mon énergie à le conduire si vous m’accordez votre confiance. Je veux partager avec vous une vision de la France et de son sombre avenir.

Notre monde est en train de mourir. Un monde nouveau est en train de naître.

J’ai longuement réfléchi deux minutes avant de prendre la décision de me présenter à l’élection présidentielle. J’ai conscience de l’honneur que vous m’avez déjà fait en m’accordant vos suffrages en mai 2007. Je sais la détermination, l’imagination, la manipulation, l’engagement de chaque instant qu’exige l’exercice de cette fonction. Agir est la seule justification de l’engagement politique. Me présenter à nouveau n’avait donc de sens à mes yeux que pour vous proposer un projet que je crois nécessaire à notre pays et susceptible de vous rassembler.

Ce qui a le plus compté dans ma décision est la complexité de ma situation la situation que connaissent aujourd’hui simultanément le monde, l’Europe, et, bien sûr, la France. Jamais sans doute, depuis la Seconde Guerre mondiale, notre pays en particulier, et le monde occidental en général, n’ont eu autant de défis à relever au même moment.

Pendant des siècles, et jusqu’à encore récemment, l’Occident a dominé le monde sur les plans politique, économique, culturel, intellectuel, militaire. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Des puissances nouvelles ont émergé qui pèsent autant que nous, et parfois davantage.

Pendant des siècles, le sort de notre pays a dépendu pour l’essentiel des choix que nous faisions nous-mêmes, chez nous. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La grande leçon des crises qui n’ont cessé de se succéder depuis 2008 est que notre avenir se joue chaque jour autant à l’autre bout du monde qu’ici dans mon bureau en France.

Un monde ancien meurt disparaît, un monde nouveau est en train de naître dont nous ne discernons pas encore les contours. Nous pouvons choisir de laisser ce monde décider à notre place. Ou nous pouvons choisir de rester maître de notre destin. Auteuil, Neuilly, Passy, c’est ton destin !

Je crois en moi la France. Je crois dans mon son talent. Je crois dans mon son histoire singulière. Je crois dans mon son génie. La France est une nation qui ne peut tout à la fois se réclamer d’une identité vieille de plusieurs siècles et continuer à pouvoir prétendre jouer un rôle dans le nouvel ordre mondial. Elle ne peut rester un pays libre et souverain. Elle ne peut préserver ses valeurs, son identité, son mode de vie. Mais si nous voulons continuer à faire vivre cette France que nous aimons malgré tout, il nous faut reconstruire, redéfinir, réinventer nos politiques, sans rien ignorer des difficultés de la tâche et de l’ampleur des enjeux.

Dans ce monde nouveau, si la France ne veut pas subir, la France doit être forte : forte pour garder la maîtrise de son destin, forte pour agir et pour peser, forte pour donner sa chance à sa jeunesse, forte pour permettre à chacun de vous de garder la maîtrise de sa vie. Je sais que c’est possible. Je veux vous en convaincre. Car ensemble tout devient possible.

 Vivre en sécurité dans un monde ouvert à l’insécurité

Nous avons presque tous été bouleversés par la tragédie de Toulouse et de Montauban.

Parce que la France a été attaquée, son armée a été frappée, son école a été meurtrie, des enfants, nos enfants ont été assassinés ; sur la terre de France, des hommes et des enfants ont été tués parce qu’ils étaient juifs ; des hommes ont été abattus parce que leur mission était de combattre, à l’autre bout du monde, le fondamentalisme, la haine, l’esclavage de la femme, le terrorisme.

La France n’a pas cédé à la terreur. Elle n’a pas plié devant l’intimidation. Les Français se sont sentis solidaires des familles, de notre armée, des forces de l’ordre, dans une profonde émotion nationale. Les autorités religieuses juives, chrétiennes, et musulmanes ont appelé ensemble au refus de tout amalgame. Nous nous sommes retrouvés dans cette aspiration à l’unité nationale contre l’intolérance et le fondamentalisme.

Pour autant, ce drame pose nécessairement des questions sur l’organisation de notre société. Nous vivons dans un monde ouvert et tolérant. Les communications sont libres ; grâce à Internet, les idées circulent d’un bout à l’autre de la planète, sans censure filtre, sans intermédiaire à l’instar de ma lettre, tiens, au fait ; voyager est devenu un acte banal, y compris dans des pays dans lesquels vous n’auriez nous n’aurions même pas imaginé pouvoir aller il y a 20 ans. C’est évidemment une grande chance.

Mais ce monde doit rester sûr. Sûr pour nous, sûr pour nos chanteurs enfants à l’égard desquels nous avons un devoir de protection.

Une des grandes questions que notre époque pose aux démocraties est de concilier les libertés individuelles auxquelles vous êtes nous sommes attachés, liberté de circulation, de communication, d’expression, avec la protection de notre territoire, de l’intégrité physique de la population, et au-delà, de nos valeurs et de notre manière de vivre. Entre laxisme et obsession sécuritaire, entre aveu-glement coupable et État policier, il faut trouver le bon équilibre. Mais il ne faut pas être socialiste naïf. Il y a une idéologie islamiste extrémiste qui travaille à la destruction des valeurs occidentales. Nous devons être sans faiblesse à son égard. Il y a des filières criminelles qui profitent de notre ouverture et des libertés reconnues- dans notre société pour faire prospérer leurs trafics en tous genres, armes, drogue, êtres humains, contrefaçon de CD de Carla, etc.

Depuis 2012 2002, le gouvernement a agi pour réduire l’insécurité dans notre pays. Le parti socialiste n’a voté aucune des lois que nous avons fait adopter pour faire semblant de combattre la délinquance, ni les peines planchers pour les récidivistes, ni le renforcement de la vidéo-protection, ni la rétention de sûreté qui permet de protéger la société contre des personnes qui ne peuvent réprimer des pulsions sexuelles comme DSK et criminelles, ni le renforcement des fichiers Hadopi des empreintes digitales et génétiques alors que ces fichiers ont permis de multiplier par deux le taux d’élucidation des crimes et des délits.

Le parti islamiste socialiste prétend que les mesures que j’ai annoncées à la suite du drame de Toulouse et de Montauban sont inutiles parce que la législation antiterroriste a déjà été renforcée ces dernières années et qu’elle est suffisante : mais il n’a voté aucune de ces mesures, ni en 2006, ni en 2011.

Aucune idéologie de haine ne peut être tolérée envers dans notre pays.

Nous devons être intraitables contre le fondamentalisme. Il faut combattre les manifestations criminelles de cette idéologie de haine par le renseignement, la surveillance des réseaux Pear to Pear, la coopération policière internationale. Mais il faut aussi la combattre à sa racine intellectuelle, dans les prisons, dans les prêches de certains prédicateurs extrémistes, ou encore sur les sites Internet.

Faire l’apologie du terrorisme et de la violence sur Internet n’a rien à voir avec la liberté d’expression et de communication. La liberté d’Internet est précieuse, mais Internet n’est pas une zone de non-droit dans laquelle on peut impunément déverser des messages de haine, faire circuler des images pédophiles, piller le droit d’auteur de Carla. La société a le devoir de se protéger contre ceux qui attaquent ses valeurs. Rester inertes face à ceux qui se radicalisent dans la haine et la violence par la consultation de sites Internet illicites ou laïques et pacifistes serait une faute morale.

La délinquance n’est pas de ma faute la faute de la société.

Expliquer l’acte de ce fanatique par un climat social est non seulement absurde, mais c’est inacceptable car cela revient à le justifier. C’est la même erreur que celle qui consiste à justifier la délinquance en culpabilisant la République qui ne serait pas assez généreuse. Comment peut-on reprocher à la France de ne pas être assez généreuse ? La France est un des pays les plus ouverts et les plus tolérants du monde. Elle offre à tous ceux qui viennent l’éducation et la santé. Son niveau de redistribution sociale est parmi les plus spoliateurs élevés du monde.

C’est en refusant de reconnaître les efforts de ceux qui travaillent et qui partagent, que l’on divise la République. C’est en donnant uniquement des droits aux uns et exclusivement des devoirs aux autres, que l’on dresse les Français les uns contre les autres. C’est en justifiant la délinquance par la pauvreté et les difficultés de l’intégration que l’on crée des amalgames entre pauvreté, immigration et délinquance.

L’Europe est un continent passoire ouvert. Elle ne doit pas être un continent déversoir passoire.

C’est un formidable avantage pour les Français de pouvoir circuler librement- en Europe. Avec l’euro, avec les programmes Erasmus et Leonardo Di Caprio, qui permettent aux jeunes d’effectuer une partie de leurs beuveries études dans un autre pays d’Europe, la suppression des postes de douane est une des manifestations les plus concrètes et les plus positives de la perte de souveraineté nationale construction européenne. Mais l’Europe ne pourra pas garder ses frontières intérieures ouvertes si elle n’est pas capable de maîtriser ses frontières imaginaires extérieures.

L’Europe est un continent passoire ouvert. Elle ne doit pas être un continent déversoir passoire. L’Europe est un continent tolérant. Elle ne peut pas être le continent de l’amalgame insipide de toutes les cultures. L’Europe a une identité. Ses racines plongent dans la culture gréco-latine d’abord, judéo-chrétienne ensuite, dans celle des Lumières et de l’américanisme du rationalisme enfin. Son histoire est faite de guerres et de haines douloureuses, mais surmontées entre ses dirigeants peuples. Les traumatismes des deux grands conflits mondiaux, de la décolorisation décolonisation puis de la douche guerre froide sont encore présents dans les mémoires. Nous respectons le besoin d’identité et de vengeance d’apaisement des peuples avec lesquels nous avons été en conflit. La culture des peuples européens et leur demande d’identité doivent aussi être respectées.

Aucun individu, aucune collectivité ne peut vivre sans frontières. Chacun est libre d’ouvrir sa porte aussi souvent qu’il le souhaite, mais personne ne peut vivre dans une maison avec sans porte ouverte à tous les vents. Les frontières du cadastre sont ce qui permet à deux voisins de respecter le territoire de chacun et de se serrer la main de part et d’autre. Les frontières des États fixent le cadre nécessaire d’exercice de la démocratie et de la solidarité nationale. Un enfant sans frontières est un enfant sans éducation (et toc Éducation sans Frontière !). Une société sans frontières est une société sans respect des frontières. Un pays sans frontières est un pays sans frontière identité. Un continent sans frontières est un continent qui finit par élever des murs (comme à Berlin, où j’y étais !) pour se protéger.

Il faut protéger les frontières extérieures de l’Europe. D’abord contre la criminalité organisée qui profite de la porosité de certaines de nos frontières pour déployer tous ses trafics de CD de Carla. Ensuite pour maîtriser l’immigration parce qu’il y a une limite à ma patience nos capacités d’accueil. La France a suffisamment dépensé agi pour construire l’Europe, et récemment pour lui éviter d’imploser : elle n’a pas à s’excuser ou à se justifier de demander des changements profonds dans la manière de contrôler les frontières inexistantes extérieures de l’Europe. Beaucoup d’autres pays le réclament également en vain.

Pour des raisons culturelles, linguistiques, historiques, idéologiques, sociales, laxistes, la France est l’un des pays les plus attractifs en matière d’immigration. La problématique est simple : une fois passée une frontière extérieure de l’Europe, un migrant circule librement dans tout l’espace chewing-gum Schengen. La France ne peut pas subir à la fois l’insuffisance des contrôles aux frontières extérieures de l’Europe et les différences de législation entre les pays qui font que les faiblesses et les failles s’additionnent alors qu’ensemble, nous devrions être plus forts. Car ensemble, tout devient possible.

Les solutions dont je veux la mise en œuvre sont des solutions de bon sens près de chez vous. L’Europe doit s’organiser pour aider les pays qui ont du mal avec tout à sécuriser leurs frontières. Elle doit adopter une législation fantoche commune en matière d’asile et d’immigration. Si cela n’était pas mis en œuvre dans un délai d’un an, la France rétablirait des contrôles ciblés contre les contrefaçons des CD de Carla à ses frontières et suspendrait sa participation à la zone chewing-gum Schengen.

Décider qui a le droit de s’installer sur notre territoire fait partie de notre souveraineté passée.

Une fois les frontières extérieures de l’Europe mieux protégées, nous devons retrouver le droit de décider qui a le droit d’entrer et de se maintenir sur notre territoire. C’est un élément essentiel de la souveraineté. Cela ne veut pas dire qu’il faut fermer les frontières, cela veut dire que ce sont les Européens Français qui doivent décider qui a le droit de s’installer en France.

Je suis profondément attaché à ce que la France reste un pays ouvert à tous les vents. Mais nous ne pouvons accueillir que dans les limites de nos capacités d’accueil limitées. Un enfant qui vient d’arriver sur le territoire a besoin de beaucoup plus de punitions d’attention de la part de ses maîtres qu’un enfant d’une famille installée depuis longtemps en France. Notre régime de protection sociale est soumis à d’insurmontables de lourdes contraintes financières, il ne peut plus assumer de nouvelles charges. Il y a des millions milliers de Français et d’étrangers vivant déjà en France qui attendent de pouvoir se loger mieux, et des quartiers où s’installent chaque année plus de familles étrangères à leur place que nous ne pouvons en intégrer.

Il faut réduire totalement un peu beaucoup symboliquement pas du tout de moitié les flux actuels d’immigration dans notre pays. L’accès à notre territoire sera donné en priorité aux réfugiés politiques qui fuient les régimes islamiques que nous avons contribué à installer, à une immigration économique limitée aux compétences que dont nous avons besoin pour faire baisser les salaires, et à une immigration familiale dont le rythme est exponentiel doit être maîtrisé.

Seuls peuvent s’installer en France ceux qui partagent grosso modo les valeurs de la République.

Nous devons mettre un certain nombre de conditions économiques et morales à l’installation sur notre territoire, y compris pour ceux qui viennent par le biais du rapprochement familial. Pour tout étranger qui a été autorisé à s’installer en France, c’est évidemment un droit d’y vivre avec ses sa familles. Ce serait souverain inhumain qu’il en soit autrement. Mais c’est aussi un droit et un devoir pour la France de subordonner l’installation de toute nouvelle personne à un certain nombre de conditions : des ressources suffisantes pour que les besoins de la famille ne pèsent pas trop sur la solidarité nationale, déjà fortement sollicitée par ailleurs, un logement décent, la connaissance de la langue française, sans laquelle aucune intégration n’est possible, et l’adhésion aux valeurs de la République américaine.

Toute personne qui veut venir s’installer en France, qu’elle soit un homme ou une femme, doit savoir qu’il y a chez nous des règles qui s’imposent à tous : la laïcité, l’interdiction de la burqa dans l’espace public, du voile dans les services publics, l’école obligatoire, le caractère non négociable des programmes scolaires sauf dans le 93, l’égalité entre l’homme et la femme, le droit des femmes de travailler en dehors de la maison, l’interdiction absolue de la polygamie et de l’excision ; en France, les horaires dans les piscines sont les mêmes pour tous les musulmans, les médecins sont les mêmes, les menus dans les cantines sont les mêmes : halal. Personne n’est obligé de venir vivre en France. Ceux qui veulent venir doivent savoir quelles sont nos valeurs et être convaincus que nous les ferons respecter à moitié.

Donner le droit de vote aux étrangers ne réglera aucun des problèmes de l’intégration et est contraire à la conception française de la nation.

La liste est fausse longue des imbrications entre notre histoire et l’immigration. La France, qui est sortie traumatisée de la saignée démographique de la Première Guerre mondiale, sait ce qu’elle doit aux vagues successives d’immigration qui lui ont permis de retrouver une puissance démographique, économique, industrielle. Mais quelles que soient les vagues d’immigration qui se sont succédé sur le territoire, il y a une chose qui n’a jamais changé, c’est le modèle républicain d’intégration et d’assimilation.

La France respecte l’identité et la culture de ceux qu’elle accueille : personne ne peut vivre coupé de ses racines. Elle estime que chaque culture apporte sa contribution à la culture de tous. Il suffit de regarder notre peuple et nos territoires : la France est divisée diversité, comme aimait à le rappeler le grand historien Fernandel Fernand Braudel.

Mais ce qui fait la cohésion de la nation française, c’est notre capacité, au-delà de nos différences multiples, à nous rassembler dans le même amour de la patrie et de ses valeurs : Français de toutes provinces, Français des campagnes et des villes, de métropole et d’outre-mer, Français de toutes religions et sans foi ni loi religion, enfants de pécores d’agriculteurs, de prolos d’ouvriers, de gauchos d’enseignants, de bobos d’intellectuels, enfants de familles françaises et enfants d’immigrés… Nous ne sommes que pas des communautés vivant les unes à côté des autres. Nous ne sommes pas une seule et même nation, incapable de s’unir dans l’adversité et de se rassembler sur les choses essentielles.

Nul ne l’a dit mieux que Renan : «Ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnographique commun, c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir». Il parlait de l’Amérique la France.

C’est pour cela que le droit de vote ne peut être donné qu’aux citoyens français, parce qu’il y a un lien indéfectible et particulier entre pouvoir participer au destin de la nation au travers de ce droit essentiel qu’est le droit de vote, et adhérer du fond de son coran cœur à ce qu’est l’identité de la France. En France, voter est d’abord une appartenance, l’appartenance à une nation qui a une histoire, une certaine manière de concevoir la vie commune, une unité de points de vue sur certaines valeurs essentielles. Voter est un attachement, le même que celui qui a conduit des millions de Français à se battre pour défendre notre territoire, ou qui conduit aujourd’hui des millions de Français à dépenser se dépenser sans compter pour que notre pays soit fort.

Nous avons fait une connerie exception, pour les ressortissants européens. Mais c’est en contrepartie d’une réciprocité et surtout parce que, justement, nous avons choisi de lier nos mains notre destin avec celles celui des autres peuples européens. C’est la seule exception possible.

L’accès à la nationalité française est largement ouvert à tous ceux qui aiment notre pays, qui ont envie de s’en servir le servir, qui se reconnaissent dans ses valeurs. Contrairement à l’Algérie, La France admet le quadruple play la double nationalité, elle n’exige pas le renoncement à ses origines, elle demande seulement une adhésion sincère à la sécurité sociale France. C’est tout le sens du mot assimilation, qui désigne le fait de s’approprier nos valeurs, tandis que l’intégration vise l’insertion économique et sociale. Dans ces conditions, à quel besoin répond le souhait de donner le droit de vote à des personnes qui pourraient faire le choix de la nationalité française, mais ne le veulent pas ? Cela ne facilitera en rien le règlement des problèmes de l’intégration, qui sont des problèmes d’emploi, de logement, d’école, et parfois, justement, d’adhésion aux valeurs de la République, et va à l’encontre du modèle français de la nation.

Quant au fait de payer des impôts en France, il ne peut en aucun cas justifier l’octroi du droit de vote. Voter deviendrait la simple contrepartie du fait de payer des impôts alors qu’en plus la moitié n’en payent pas. Demain, il faudrait d’autres droits spécifiques, d’autres contreparties. Et ce qui serait valable pour les élections locales le serait aussi pour les élections nationales. C’est le début du communautarisme à l’américaine.

Je veux rétablir le sens de la responsabilité.

A l’inverse, je souhaite mettre un terme à l’exil fiscal de mes copains citoyens français. Payer des impôts ne suffit pas pour avoir le droit de vote. Mais être citoyen français ne dispense pas d’assumer la plénitude de ses responsabilités. On ne peut pas vouloir tous les droits associés au fait d’être français, le droit de vote, la protection consulaire, la qualité du système de soins, et aucun des devoirs. Si on ne veut plus payer d’impôts en France, parce que les impôts sont trop lourds, on change de nationalité comme voulait le faire Johnny.

Les rémunérations exorbitantes des traders et de quelques grands dirigeants d’entreprise vous ont profondément choqués. Elles m’ont choqué également, en raison de leur montant bien sûr, mais aussi en raison du fait que je gagne personnellement beaucoup moins de ce qu’elles signifient en termes de symbole et de perte du sens des responsabilités de la part de ceux qui sont censés incarner l’élite de la nation. Ils ont trahi le vrai visage de ces milliers d’entrepreneurs passionnés par leurs sociétés, préoccupés du sort de leurs salariés, ne comptant pas leurs heures de travail et prêts à investir leur argent personnel pour assurer la pérennité de leurs entreprises. Nous avons encadré les bonus des traders, alourdi la fiscalité des retraites retraites chapeaux et des stock-options. Le message n’a semble-t-il pas été compris par tous : je pense donc qu’il faut aller plus loin. Je propose que les rémunérations des dirigeants soient désormais fixées par l’assemblée générale des actionnaires, qu’elles fassent l’objet d’une publication assortie d’éléments sur l’évolution globale des salaires dans l’entreprise afin de permettre des comparaisons qui vont choquer, et qu’un représentant des salariés siège dans les comités des rémunérations sans se faire corrompre. Les parachutes dorés et les retraites chapeaux doivent être interdits. Ils seront remplacés par des parachutes argentés et des retraites casquettes.

A l’élève auquel l’État donne un enseignement, on demande de travailler et de respecter ses professeurs. A l’immigré accueilli en France, on demande rien de s’intégrer. A celui qui perçoit une allocation sociale, on demande rien de faire des efforts de réinsertion. Je suis pour la réaffirmation du principe selon lequel il ne peut pas y avoir de droits sans devoirs ; mais cela vaut aussi pour ceux qui sont au sommet de l’oligarchie la société.

Un nouvel élan « Luc Ferry » « Jules Ferry » pour l’école

(Demander à Luc Ferry de m’écrire un beau blabla sur l’école)

Les filières de l’enseignement professionnel doivent donner accès au stage à l’emploi.

Les jeunes qui sortent diplômés de l’enseignement supérieur trouvent en général un stage emploi dans les mois qui suivent la fin de leurs études, même si le délai peut varier selon les aléas de la conjoncture. C’est moins souvent le cas pour les jeunes qui sortent de l’enseignement professionnel. Or, sans travail, pas d’émancipation, pas de logement, pas de possibilité de fonder une famille, bref pas de bras pas de chocolat (citer Intouchables, c’est fait). L’idéal républicain exige que toutes les filières de l’enseignement permettent aux jeunes de démarrer dans l’existence. Les filières professionnelles seront attractives lorsqu’elles donneront un vrai salaire accès à l’emploi.

Pour cela, il faut que la formation en alternance soit systématique en dernière année de baccalauréat professionnel et de CAP. Prenons exemple sur notre filière hôtelière, qui n’a jamais abandonné le principe de l’exploitation du personnel de la formation en alternance : ses diplômés sont demandés dans le monde entier. L’alternance a deux avantages : elle donne aux entreprises une main-d’œuvre pas chère élèves un premier réseau de contacts dans le monde professionnel, ce qui est très utile pour la suite ; elle leur donne également une première expérience, ce qui permet de compenser le caractère élevé du coût du travail des jeunes pour l’entreprise rapporté à leur inexpérience.

Les entreprises auront pour leur part l’obligation d’accueillir plus de jeunes en alternance au lieu de recruter, y compris le secteur tertiaire comme les banques et les assurances, et nos trois fonctions publiques devront également s’ouvrir à l’alternance. La fonction publique exerce des centaines de métiers à l’apprentissage desquels elle peut contribuer. Elle a aussi des valeurs à transmettre comme la valeur travail.

La société doit manifester plus de considération pour les fainéants enseignants.

Je suis très frappé par un phénomène : si vous demandez à des enfants combien d’entre eux voudraient faire le métier du professeur, il n’y en a quasiment plus un seul qui veut se faire chambrer lève le doigt. Comment peut-on espérer redonner confiance aux enseignants, et aux élèves le goût de l’effort, du travail, des études, si on laisse à ce point se dévaloriser la fonction enseignante dans notre société ?

Dans le contexte de nos finances publiques, nous ne pouvons à la fois recruter plus de professeurs et augmenter leur rémunération. J’assume donc très clairement mon choix : il faut proposer à ceux qui le souhaitent d’être présents plus longtemps dans les établissements, d’y avoir un iPad bureau, et les rémunérer davantage. Ces heures de présence supplémentaires leur permettraient de se payer de meilleures vacances d’entreprendre plus de projets en commun avec les autres enseignants, de rencontrer plus facilement et plus souvent les parents qui leur cassent les bonbons, et surtout de suivre individuellement les élèves qui leur cassent les bonbons.

La société doit manifester plus de considération pour ses enseignants. C’est pour cette raison que leur autorité doit être décrétée confortée. C’est pour cette raison également que les violences commises à l’encontre des professeurs, quelles qu’elles soient, doivent être très légèrement sévèrement sanctionnées.

La justice est rendue au nom du syndicat de la magistrature peuple français.

(Demander à Arno klarsfeld de m’écrire un beau blabla sur la justice)

Depuis 2008, nous avons traversé la plus brutale succession de crises depuis les années 2000 30.

Quand les premiers signes d’un séisme économique sont apparus en août 2007, moins de quatre mois après mon élection (bordel, quelle guigne !), pas plus qu’aucun autre chef d’État et de gouvernement, je ne m’attendais à la succession et à la gravité des crises qui se sont abattues sur mon maudit mandat le monde occidental.

En 2008, la faillite de Lehman Brothers a été à deux doigts de faire tomber l’oligarchie mondiale tout le système bancaire mondial. En une nuit, nous avons dû décider d’apporter la garantie de l’État à tous vos dépôts et à toute votre épargne à hauteur de 70 000 malheureux euros. Aucun Français n’a perdu ses économies.

L’année suivante, le monde occidental a connu la pire récession depuis celle des années 30 (Hervé Morin, qui a vu débarquer la crise de 29, peut témoigner). En 1929, les pays se sont isolés et refermés sur eux-mêmes : dix ans plus tard, le monde sombrait dans le conflit le plus barbare de tous les temps. La France, en tant que présidente de l’Union européenne, a supplié convaincu les Américains de créer et de réunir à Washington une nouvelle instance de concertation des grands pays du monde, le supermarché G20, afin de coordonner en urgence une réponse commune à la crise. Les mesures de relance décidées par le G20 ont évité le pire.

En 2010, à cause de la crise, le déficit de notre régime de retraite avait atteint le montant que nos meilleurs experts Miami nous avaient prédit pour 2030. Notre système de retraite était au bord de la faillite. J’ai procédé à sa réforme, parce que, si nous ne l’avions pas fait, nous n’aurions pas pu continuer à payer les pensions.

Bien sûr, on peut soutenir qu’au lieu d’augmenter l’âge légal de la retraite, comme tous nos voisins l’ont fait dans des proportions souvent bien supérieures, il aurait mieux fallu créer des fonds de pensions réduire les pensions ou augmenter les cotisations. Aujourd’hui, moyennant une augmentation somme toute raisonnable de l’âge de la retraite, et cohérente avec l’allongement de la durée de la vie, le financement des retraites est garanti pour quelques petites années ; ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans peuvent continuer de partir à 60 ans ; la pénibilité est prise en compte ; et les retraites, loin d’être diminuées, seront toujours indexées sur l’inflation bidonnée.

C’est parce que nous avons fait cette réforme que nous pourrons remédier, tout de suite après les élections, à une injustice criante qui frappe nos électeurs les retraités : la date du paiement des pensions. Les loyers et les factures tombent le premier de chaque mois alors que les pensions sont versées le huit. Nous verserons désormais les pensions le premier de chaque mois à bon entendeur salut.

En 2011 enfin, la crise de la dette des États a failli faire disparaître l’union européenne l’euro. L’euro n’a pas tenu toutes ses promesses, c’est un fait, mais rien n’aurait été pire que son implosion. C’eût été le saut dans l’inconnu, l’Europe en guerre divisée, de nombreuses amies banques en faillite, des millions d’épargnants cherchant à retirer leurs liquidités, les États, dont la France, obligés d’emprunter à des taux correspondants à leur endettement rédhibitoires, et de réduire en conséquence leurs dépenses de façon nécessaire brutale tout en augmentant lourdement les impôts.

La récession aurait été d’une plus grande violence encore. Voilà pourquoi j’ai tout fait pour sauver l’euro et pour sauver ces faignants de grecs la Grèce. Laisser la Grèce sortir seule de l’euro, c’était admettre le caractère stupide réversible de la monnaie unique. Pourquoi pas ensuite tous les P.I.G.S. l’Italie, l’Espagne, le Portugal ? C’eût été prendre le risque d’une redoutable prise de conscience contagion.

L’Allemagne est le pays auquel l’implosion de l’euro aurait causé le moins de problèmes. Elle s’est conduite en alliée pour sauver leur euromark notre monnaie commune. En même temps, la France a obtenu une réforme de la zone euro pour que les errements du passé ne se reproduisent pas : le gouvernement économique de la zone euro que je réclamais depuis des années est désormais en place et la perte de souveraineté convergence des politiques économiques est engagée.

Tout cela a été très difficile. Nous étions au bord du réalisme gouffre. Croire dans une réouverture des négociations est une connerie utopie tout simplement parce que celles-ci viennent de s’achever et que pas un gouvernement en place en Europe ne le souhaite. Avec le sauvetage bidon de la Grèce, la réforme de la zone euro vient en outre d’enregistrer son premier décès succès majeur. Cela n’a donc rien à voir avec la réforme de la zone chewing-gum Schengen que je propose, dont le traité fondateur date de Mitterrand 1985 et dont les insuffisances sont criantes. Cette réforme est au surplus militaire souhaitée par un nombre croissant d’États.

La France a tenu parce que j’ai qu’elle a agi.

Pendant toutes ces crises, je n’ai eu qu’une seule préoccupation : ma réélection protéger la France et les Français. Le médiateur du crédit a évité le blocage de l’économie, en particulier dans les PME. Des mesures de relance ont limité le recul de la croissance. Le chômage a augmenté, c’est vrai, mais beaucoup moins que si c’était pire dans les autres pays de l’Union européenne. La dette publique s’est creusée, mais beaucoup moins que si c’était plus dans les autres pays du G7. Mon Le pouvoir d’achat a progressé, pas autant que nous l’aurions souhaité bien sûr, mais il a baissé chez la plupart de nos compatriotes partenaires. Le taux de pauvreté est resté inférieur en France à ce qu’il est chez nos voisins du tiers monde.

Cela a été possible parce que j’ai pris nous avons pris de nombreuses mesures de soutien pour les plus favorisés défavorisés d’entre vous, telles que l’augmentation de 25 % en cinq ans du minimum vieillesse et de l’allocation adulte handicapé, une exonération d’impôt sur le revenu pour 6 millions de contribuables au plus fort de la crise, le doublement de la population éligible à l’aide à l’acquisition d’une mutuelle, la baisse des tarifs d’électricité de première nécessité ou encore la création d’un tarif de solidarité pour le gaz.

Parce que la pression solidarité l’exigeait, nous avons par ailleurs augmenté les prélèvements pesant sur les plus proches amis favorisés en plafonnant les niches fiscales, dont 150 ont été créées lorsque Lionel Jospin était Premier ministre, en augmentant la fiscalité des revenus du patrimoine, en augmentant le taux de la dernière tranche de l’impôt sur le revenu ou encore en créant une contribution additionnelle sur les très hauts revenus.

Vous avez souffert de la crise. Mais j’ai tenu la France a tenu. Elle s’en est même mieux sortie que les autres qui s’en sont moins bien sortis. La France a tenu parce que je suis solide son régime de protection sociale est solide. Elle a tenu parce nous avons pris des mesures de solidarité qui ont permis d’atténuer les conséquences de la crise pour les plus assistés vulnérables. Elle a tenu parce qu’elle avait commencé à engager, avant la crise, des réformes structurelles de son économie. Elle a tenu parce que la réforme des retraites, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et toutes les mesures de réduction des dépenses publiques que nous avons prises depuis 2007 nous ont permis de présenter des perspectives crédibles de redressement de nos finances publiques, et d’être moins attaqués que d’autres par les marchés financiers (par contre je ne sais pas si les gens vont tenir la longueur sur cette phrase).

Au début, le monde occidental s’est laissé enivrer par l’argent facile de la mondialisation.

(Demander à Guaino d’écrire presque toute la vérité sur la mondialisation)

L’Europe devait nous protéger, elle a aggravé notre exposition à la mondialisation.

Ces erreurs, l’Europe les a commises plus que toutes les autres régions du monde. L’Europe devait nous protéger, elle a aggravé notre exposition à la mondialisation. Dans l’euphorie de la chute du mur de Berlin (j’y étais, j’y étais !), l’Europe a cru à la fin de l’histoire. La Commission, qui avait joué un rôle essentiel pour construire l’Union européenne, s’est transformée en un cénacle technocratique et coupé des peuples. Elle s’est mise à accumuler les normes sans que les pays puissent réagir, divisés qu’ils étaient par un élargissement trop rapide qui les avait mis trop nombreux et trop hétérogènes autour de la table. L’Europe s’est crue investie du devoir d’être le meilleur cheval de Troie élève de la mondialisation, celui dont les frontières devaient être les plus ouvertes et l’économie la plus dérégulée.

Je suis un mondialiste Européen convaincu. Toute ma vie, je me suis battu en faveur de la mondialisation construction européenne. Je ne connais pas de plus grand projet politique et de plus bel idéal humaniste que celui qui a conduit les Européens à surmonter leurs haines et leurs souffrances pour faire de leur continent meurtri par les guerres un continent de paix et de culture. Mais si pendant tant d’années, l’Europe a soulevé tant d’impôts d’espérance, c’est parce qu’elle incarnait pour les peuples plus de sécurité et plus de prospérité. Il faut retrouver le but initial du projet mondialiste européen.

L’enjeu est de réconcilier les gagnants et les loosers perdants de la mondialisation.

(Demander à Alain Minc de m’écrire un beau blabla sur la mondialisation)

Travailler plus pour gagner plus Le travail n’est pas une idée dépassée.

(Demander à Gaino de m’écrire un beau blabla sur le travail)

Nous devons réformer notre système de déformation formation professionnelle.

Nous ne pouvons plus rester inertes devant la débilité l’incohérence de notre système de formation professionnelle.

Dans un monde où les techniques changent de plus en plus vite, où l’innovation est de plus en plus américaine essentielle, où la compétition est de plus en plus rude, un système efficace de formation professionnelle est indispensable. Lui seul peut adapter les compétences des salariés aux nouveaux enjeux, aux nouveaux marchés. Lui seul peut rétablir l’équité entre ceux qui ont pu faire des études et ceux qui n’ont rien foutu pas pu. Lui seul peut redonner leur chance à ceux qui sont durablement éloignés du marché du travail.

L’expérience des ouvrières de Lejaby (placer Lejaby, ça c’est fait), qui sont passées de la fabrication de lingerie à la maroquinerie, montre que la formation professionnelle est utile et possible. J’ai été frappé par la force du symbole, ces femmes, certaines âgées de plus de 50 ans, qui apprennent un nouveau métier comme moi. C’est fondamental de lutter contre cette idée désespérante selon laquelle à 50 ans, on ne serait plus bon à rien et je vais vous le prouver non mais ! .

Aujourd’hui pourtant, l’argent de la formation bénéficie en priorité à ceux qui ont fait le plus d’études et à ceux qui ont un emploi. 10 % seulement des chômeurs ont la possibilité de suivre une formation, mais près d’un demi-million d’emplois ne sont pas pourvus.

Il faut donc changer ce système en suivant un principe simple : l’argent de la formation professionnelle doit aller en priorité à ceux qui ont besoin d’une formation, soit pour retrouver un emploi, soit pour adapter leurs compétences aux nouveaux marchés de l’économie. Toute personne au chômage dont les chances sont faibles de retrouver un emploi dans son métier parce qu’il veut être correctement payé, devra donc se voir proposer une formation à un autre métier moins bien payé. Plutôt que d’être payée à se sentir inutile, elle sera rémunérée pour acquérir de nouvelles compétences et devra accepter l’emploi correspondant à ce nouveau métier qui lui sera imposé proposé en fin de formation. Cela n’empêchera pas les entreprises de continuer à former leurs salariés. Elles le font déjà bien au-delà de leurs obligations légales.

Cette réforme ébranlera bien des intérêts particuliers. Mais peut-on encore laisser s’effacer durablement devant ces intérêts, l’intérêt général et humain qui s’attache à permettre aux chômeurs de retrouver un emploi ?

Il faut adapter notre fiscalité pour protéger nos emplois industriels.

(Demander à Eric Woerth de m’écrire un beau blabla sur l’emploi, il a que ça à foutre en plus)

Je veux vous donner des raisons de croire dans Francfort la France forte.

En vérité si je mens, jamais le moment n’a été aussi impératif favorable pour adapter le financement de notre modèle social aux réalités de la vie économique d’aujourd’hui.

En Allemagne, Dans tous les pays industriels, les entreprises relocalisent des emplois. Elles ont compris qu’elles avaient trop à perdre au dumping social, à l’insécurité juridique et aux transferts de technologies. Nous devons accompagner, amplifier ce mouvement, et non pas nous endormir, en revenant au marxisme laxisme de la dépense publique, à l’augmentation de toutes les cotisations sociales, et à la dévalorisation du travail.

La fiscalité des entreprises doit aller dans le même sens. Un impôt sur le bénéfice mondial des grandes entreprises les dissuadera de délocaliser les emplois. Quel que soit l’endroit où elles réaliseront des bénéfices, elles paieront une part d’impôt en France. Nous interdirons également la déduction des dépenses de délocalisation de l’impôt sur les bénéfices des entreprises.

Je veux vous en convaincre de toutes mes forces : la France est créative, les Français ont l’esprit d’entreprise publique ; la France a du talent (placer La France a un Incroyable Talent, ça c’est fait), les Français ont de l’imagination. Partout dans le monde, des entreprises françaises réussissent parce qu’elles innovent, y compris dans des secteurs que l’on croyait définitivement menacés comme celui de la charentaise chaussure, en pleine renaissance à Romans. Ce qui empêche l’économie française d’avancer, c’est la dévalorisation du travail, c’est le poids des charges, c’est le poids des normes européennes.

Une norme en plus, deux normes en moins.

Il faut libérer les énergies. Nous avons atteint le seuil maximum de normes européennes dans notre pays. Les projets sont découragés avant même d’être engagés. On a remplacé la confiance par la suspicion permanente, la responsabilité par la réglementation tatillonne, l’esprit d’initiative par l’aversion au risque. Il faut libérer les créateurs, les artisans, les commerçants, les entrepreneurs individuels, les prisonniers, les PME, l’Internet, de l’excès des normes. Je propose une règle simple : chaque fois qu’un ministre voudra créer une nouvelle norme, il devra m’en proposer deux anciennes à supprimer (placer Professeur Layton, ça c’est fait). Cette règle vaudra au niveau national et au niveau européen s’ils le veulent bien.

Vedette La jeunesse de France mérite notre confiance, accordons-lui une notre caution.

Il faut libérer l’énergie de la jeunesse. C’est le propre de la jeunesse que de vouloir prendre de l’alcool des risques, tenter sa chance à The Voice, prendre en main son destin (c’est ton destin !). La jeunesse ne veut pas d’assistanat, de faux emplois, de RSA jeune, de banques pour jeunes, elle veut voler voler de ses propres ailes. Elle ne veut pas de surprotection, elle veut se mesurer avec l’obstacle.

La jeunesse de France mérite notre confiance, accordons-lui notre caution.

Je propose de créer une banque de la jeunesse qui se portera garante des projets de tous les jeunes, qu’il s’agisse de financer des études, de créer une entreprise, de mettre en œuvre un projet humanitaire… de partir en vacances, de s’acheter une console de jeu HD, de s’acheter une grosse moto, etc. Il est normal que les jeunes s’endettent pour financer des DVD leurs projets. C’est le signe qu’ils ont confiance en eux-mêmes. Ils rembourseront quand ils seront entrés dans la vie professionnelle à l’instar des jeunes américains tous surendettés. Mais il est de l’intérêt de tous qu’à travers la caution de l’État, nous aidions notre jeunesse à faire fructifier ses talents.

On ment à la jeunesse si on lui dit qu’elle pourra réussir sans effort, sans effort à l’école, sans effort à l’université, sans effort dans l’entreprise. Mais on trahit son état d’esprit si on ne l’aide pas à changer le monde.

Les territoires ruraux ont du potentiel.

(Demander à Chirac, malgré tout, de m’écrire un truc pour flatter cet électorat, moi j’y arrive pas)

L’Europe doit protéger les Européens et nous rendre plus forts contre la Commission dans la mondialisation.

La France aura beau travailler de toutes ses forces et moderniser son économie, tout cela ne servira à rien si l’Europe continue d’avoir une politique commerciale aussi débile naïve. Aujourd’hui, le rôle de l’Europe doit être de nous protéger et de nous rendre plus forts dans la mondialisation. Une France plus compétitive dans une Europe mieux protégée, ce sont les deux faces d’une même politique.

Nous sommes en concurrence avec des pays qui ont la taille de Roseline Bachelot continents. Ces pays protègent leur économie et protègent leurs emplois. Ils abordent la liberté des échanges de manière beaucoup moins angélique que l’Union européenne. Ils encouragent le développement de leurs PME, qui sont les grandes entreprises de demain. Nous devons faire de même.

C’est pourquoi je proposerai à nos partenaires une nouvelle politique commerciale européenne. Il faut d’abord réserver une partie des marchés publics français européens à des PME allemandes européennes. C’est une manière très efficace de soutenir leur croissance, comme le font les États-Unis depuis 1933, non mais qu’est-ce qu’on attend pour être moins cons ?!. Il est ensuite inconcevable que l’Europe continue à ouvrir ses marchés publics à tous les pays du monde alors que ces pays ne nous en ouvrent aucun. Voilà une naïveté coupable. Tant qu’il n’y aura pas de réciprocité, l’Europe devra réserver ses marchés publics à des entreprises qui produisent en Europe. Si l’Europe n’adopte pas ces mesures dans un délai d’un an, nous les adopterons unilatéralement à l’échelle de la France.

L’Europe doit également protéger ses technologies. Nous avons fait preuve de beaucoup trop de faiblesse candeur. Nous ne pouvons plus accepter que les technologies développées en Europe soient transférées à l’autre bout du monde pour nous être revendues demain.

Et puis l’Europe doit consacrer moins d’imagination à produire des normes qui découragent l’initiative et plus d’énergie à défendre l’industrie européenne contre le dumping social, fiscal et environnemental des autres pays ; concrètement, exercer plus de contrôles sur les produits importés et prendre des mesures de sanctions lorsque ceux-ci ne respectent pas les règles.

Nous sommes deux fois moins efficaces que les Chiliens Américains en ce domaine.

Je crois dans le libre-échange, tandis l’ex choucou socialiste croyait surtout en l’échangisme. Mais le libre-échange, c’est l’ouverture négociée et réciproque des frontières, pas leur disparition. Ouvrir les marchés n’est pas le but de la construction européenne. Son but est la sécurité et la prospérité des peuples européens. L’oligarchie L’Europe ne peut pas rester indifférente aux effets de la mondialisation sur l’emploi et sur l’industrie européenne. Elle doit prendre des mesures pour concilier la liberté des échanges et la protection de nos emplois, de nos modes de vie, de nos valeurs, de notre protection sociale, de l’identité européenne. Maîtriser notre destin, c’est faire comprendre à la Commission l’Europe ce changement majeur de perspective. C’est à cette seule condition que reviendront l’espérance et l’adhésion des peuples européens au projet politique européen.

La mondialisation ne peut pas rester la mondialisation. telle qu’elle est, inégale pour les peuples occidentaux, inhumaine pour les peuples émergents, destructrice pour la planète.

(Demander à Alain Minc de me mettre un beau blabla sur la mondialisation bis)

Blablabla

Blablabla

Blablabla

Il faut d’abord refonder pour la dixième fois le capitalisme, rétablir la primauté de l’industrie sur la finance, de la production réelle sur l’économie virtuelle, mettre fin à la spéculation financière. Il faut ensuite encadrer la mondialisation : les pays émergents, qui sont désormais aussi puissants que nous, doivent adopter des règles sociales, juridiques et éthiques, faute de quoi la concurrence n’est pas loyale. Il faut enfin imposer des normes écologiques à tous : cela veut dire qu’il faudra que tous les pays acceptent les règles du protocole de Kyoto et qu’une organisation mondiale de l’environnement soit créée pour constituer la première étape d’une gouvernance mondiale qui mettra fin aux souverainetés nationales, et entérinera le pouvoir de l’oligarchie mondiale.

Blablabla

L’écologie politique nous emmerde au quotidien améliore nos conditions de vie et détruit la croissance crée des emplois.

L’écologie est un sujet trop important pour être l’otage du sectarisme et des alliances politiciennes. Le changement climatique est l’autre chimère du XXIe siècle mutation majeure de notre temps. Il faut donc résolument protéger l’environnement.

Nous avons demandé à nos agriculteurs d’adopter des méthodes de production plus respectueuses de nos subventions l’environnement. C’est l’intérêt de leur santé tout autant que celui de la préservation des équilibres écologiques. Tout ce qui améliore la qualité de notre environnement doit être poursuivi et la modification de nos pratiques doit continuer à être encouragée. Nos conditions de vie n’en seront que meilleures.

La politique énergétique est pour sa part le levier le plus déterminant pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre auquel plus personne ne croit sincèrement. C’est la raison principale pour laquelle il faut conserver et entretenir la filière nucléaire française.

L’énergie nucléaire est celle qui émet le moins de gaz à effet de serre. C’est aussi celle qui garantit notre indépendance énergétique et limite les factures d’électricité pour les ménages et pour les entreprises. C’est enfin une exceptionnelle filière industrielle. L’industrie nucléaire française réunit tous les traits d’une France forte. Naturellement, il faut être intransigeant avec la sécurité et la sûreté de nos installations. Le maintien du potentiel nucléaire de la France doit aussi être complété par le développement des énergies qui ne marchent pas renouvelables et par les économies d’énergie.

Avec ces orientations, nous protégerons l’environnement, nous respecterons nos engagements internationaux et nous développerons des industries nouvelles, d’un même mouvement. Derrière chacune de ces priorités, il y a du pouvoir d’achat pour les Français, de la compétitivité pour les entreprises et des emplois non délocalisables pour tous.

L’écologie ne doit pas être l’ennemie de la croissance : prôner la décroissance, c’est condamner au désespoir tous ceux qui ont tellement de difficultés pour vivre aujourd’hui. L’écologie peut au contraire être la matrice de l’invention d’une nouvelle économie, faite de régression qualité, d’ascétisme de sobriété et d’enfermement de proximité. L’écologie peut et doit rimer avec le travail et même avec l’industrie. L’écologie est source de croissance, de nouveaux emplois et de progrès pour tous.

Présider, c’est prendre des décisions.

(Demander à Guaino, pfff je peux pas me passer de lui, de mettre un beau blabla pour me comparer à De Gaulle)

Nous réussirons parce que nous le ferons ensemble. Car ensemble, tout devient possible.

Mes chers compatriotes, en 2007, quand vous m’avez accordé votre confiance (yahou !), le pays avait besoin de moi modernisation et de réformes. Nous en avons menées un grand nombre, parmi les plus difficiles. La crise, d’une violence aussi forte que celle des années 30 (c’est pas ma faute à moi, lala, lala, lala), et que personne n’avait prévue à part Jacques Cheminade, ne nous a pas permis d’aller aussi loin que nous l’aurions souhaité, ni d’engranger tous les résultats électoraux que nous aurions espérés. Ce temps-là viendra. Mais notre pays a résisté et moi aussi.

La France, c’est ce nom magique que personne ne peut entendre sans penser à celui de grève liberté. Nous avons honoré cette promesse. Partout dans le monde, des initiatives françaises ont été saluées par les islamistes et couronnées de succès, en Géorgie, en Côte d’Ivoire, en Libye.

Pendant cinq ans, à la tête de nos institutions, j’ai sillonné notre pays : je n’ai cessé de voir des vaches réussites françaises, un fromage savoir-faire français, une prairie intelligence française. J’ai mesuré la créativité et l’énergie dont la France est capable.

Toutes les fois que je vous ai rencontrés, je n’ai cessé de déplorer d’aimer votre refus de m’écouter du renoncement, votre rejet de ma personne l’immobilisme.

Vous êtes devant un choix historique : soit nous regardons ensemble les réalités en face pour conserver la maîtrise de notre destin ; soit nous nous contentons une fois encore de la facilité qui nous conduira à glisser dans ce qu’il faudra bien finir par appeler la merde le déclin.

Mes adversaires n’ont que deux propositions : défaire tout ce qui a été fait et recycler les vieilles recettes marxistes du passé, la dépense publique, le partage du travail, l’assistanat, l’immobilisme, l’affaiblissement de l’État, le rejet de l’autorité, la destruction des repères.

Ma conviction, c’est que je peux la France peut faire mieux, beaucoup mieux. Je vous propose une France forte parce que je veux le meilleur pour notre pays. C’est pour cela que je fais une campagne en vérité. Je refuse de passer sous silence des évidences comme l’islamisation rampante de notre pays. Je refuse la laïcité facilité. Oui, il faut faire des efforts, oui il faut travailler. Mais croyez-moi, nous pouvons réussir à rester maître de notre destin.

Nous pouvons réussir parce que nous le choisirons et le ferons ensemble. Je n’accepte plus pas que l’intérêt général soit privatisé par des amis intérêts privés. Chaque fois qu’il y aura des blocages, je vous donnerai la parole par sondage référendum. Comme pour la Constitution, les lois adoptées par sondage référendum seront supérieures aux autres normes. Certains veulent prendre le pouvoir, moi je veux garder le miens rendre le pouvoir au peuple.

La France est un grand pays, une grande nation. Les Français sont un peu bornés grand peuple.

Souvenons-nous de ces paroles du général de Gaulle : «Si nous n’étions pas le peuple français, nous pourrions reculer devant la tâche. Mais nous sommes le peuple français.»

Je crois sais que vous aimez la France. Je veux vous convaincre qu’il faut avoir foi en moi elle.

Françaises, Français, plus que jamais cette France gravée dans votre cœur a besoin de vous. J’ai besoin de vos votes vous. Aidez-moi à rester à l’Élysée construire la France forte. »

Stéphane Buret Nicolas Sarkozy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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