Extrême droite : c’est celui qui le dit qui y est

… mais celle composée de ceux qui la désignent comme telle ! Il ne se passe pas une journée sans que les chaînes de télévision n’évoquent une progression de l’extrême droite ou du populisme dans tel ou tel pays. C’est la marche sur Rome et la victoire du fascisme qui sont sous-entendues, ainsi que les camps de concentration et d’extermination d’Hitler. Cela ressemble à l’image de « l’homme au couteau entre les dents » agitée autrefois par les bourgeois face à la puissance montante du bolchevisme. Il s’agit de provoquer dans les esprits la peur d’un avenir qui ne serait en fait que le recommencement de l’apocalypse de l’entre-deux-guerres et, bien sûr, de la Seconde Guerre mondiale. Cette démarche, d’ailleurs,,n’est même pas consciente, c’est-à-dire même pas résultant d’une stratégie élaborée et bien réfléchie. Elle s’impose comme une évidence pour les protagonistes de la bien-pensance qui en sont les auteurs. Ceux-ci ne se rendent même pas compte qu’elle les a totalement conditionnés au même titre que les musulmans sont totalement conditionnés par l’islam par exemple. C’est le chien de Pavlov intellectualisé, en quelque sorte.

Aussi, tout ce qui n’agit pas, ne pense pas comme la bien-pensance qui est, en fait, une sorte de religion qui ne se voit même pas comme telle, est considéré comme l’ennemi, mieux encore, comme la poubelle de l’humanité, son rebut, sa honte, son dégoût qui, sans qu’aucune réalisation concrète ne se soit déjà produite, pousse au vomissement. Cette appréhension négative de l’autre n’est pas, en fait, à ranger dans ce qu’il convient de nommer une idéologie d’extrême droite, c’est tout simplement une volonté viscérale et couarde d’élimination, couarde parce qu’elle ne s’exprime pas directement, mais par analogie, par sous-entendus et qu’elle désirerait tant pouvoir – même pas écarter ! – mais anéantir tous ceux qui saisissent avec leurs tripes la réalité quotidienne.

Je me souviens de cette chanson d’un Belge : « Ça plane pour moi, ouh, ouh, ouh, ouh … ». Or, c’est parce qu’aujourd’hui, ça ne plane plus pour la bien-pensance que les peuples lui font comprendre qu’il faut désormais redescendre sur terre, qu’ils ont mal. Là-haut, dans les nimbes de l’irréalité, il faisait bon vivre dans son petit enfermement fait de poncifs imbéciles. Alors voilà, elle devient aigrie la bien-pensance ! C’est fini le bon temps, et quand on est aigri, on a un besoin fou de taper, de taper sur  ceux qui, à petits pas, à force de persévérance, vont parvenir bientôt à mettre un terme à cette dictature de velours, cette dictature faux-jeton qui n’a même pas donc la conscience de se concevoir comme telle et qui – honte suprême ! – a la malhonnêteté de se déclarer fille de la démocratie. La Merkel n’a-t-elle pas dit un jour que les manifestants étaient de « grandes gueules saoules » ?  Là, justement, est l’extrême droite ; là est le nazisme en cotillon. La bien-pensance ne rêve finalement que de l’élimination de ceux qui refusent d’entrer dans ses rangs ; elle ne rêve que de « solution finale ». Nous qui voulons vivre comme nous l’entendons, qui voulons nous « préserver », comme l’a dit mardi Alain Finkielkraut, nous sommes ses juifs !!!

Or, Dieu merci, il est une chose qui vaut encore son pesant d’or : l’expression populaire. Elle ne fait que se manifester avec sa modestie… populaire. Et ça Macron, vois-tu, c’est du vrai progressisme, pas celui que tu affiches, que tu agites comme un chiffon crasseux parce que, tout bonnement, tu as la trouille. Ce mot, tu l’as simplement volé au peuple juste pour te protéger, juste pour tenter de nous faire oublier que ta seule politique est celle du fric et des riches tout en ouvrant les portes de notre pays à nous – et pas seulement à toi – à l’envahisseur musulman. Vouloir se préserver, c’est vouloir vivre tels que nous sommes et pas tels que l’envahisseur aspire à nous l’imposer. C’est refuser la mort. Et ça, ça n’a rien à voir avec l’extrême droite. L’extrême droite, c’est celle de la dictature. L’extrême droite, c’est donc bien la bien-pensance qui condamne toute autre vision que la sienne, c’est celle de la 17e Chambre ; c’est sa suffisance, sa certitude, sa condescendance. De l’air ! vite de l’air ! Ça pue trop la bien-pensance dans notre maison qui, demain, ne sera plus qu’une ruine si nous n’avons pas conscience que nous n’avons absolument rien à nous reprocher. L’extrême droite, ce n’est nous, ce sont eux !

Philippe Arnon

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17 Commentaires

  1. Hitler vendit son projet d’Homme nouveau germanique. Pour lui, il commit invasions militaires, déportations, massacres. Il apporta à son pays défaite, ruine et occupation. Merkel et Macron vendent leur projet d’Homme nouveau universel. Pour lui ils admettent l’invasion et l’assistanat. Ils apportent à leur pays et à l’Europe : insurrections, islamisation, assassinats, en attendant la submersion finale démographique, et politique. Tel est à travers les époques, la permanence du Progressisme !

    • Les Francs-Macrons, c’est eux qui tirent les ficelles:
      « La construction d’un homme nouveau […] le fondement de notre démarche maçonnique » (« Le sacré peut-il participer à la construction d’un homme nouveau? » http://www.ledifice.net/3079-3.html).

  2. Populiste fait partie de « peuple ». Je suis et revendique être populaire, peuple, populiste.
    Ceux qui n’aiment pas le peuple, le populaire, le populisme auront un jour du chanvre autour du cou ou encore une lame.

  3. S’assumer de Droite, partisan de la Tradition et de la Liberté me semble plus clair. Dès lors Extrême Droite désigne les militants les plus affirmés de la Tradition et de la Liberté. Assumons cette catégorie. Et Hitler ? où est-il casé ? Il fut le 1er des remplacistes ! Merkel, Macron l’imitent en remplaçants allemands par musulmans (ou africains), et juifs par européens ! L’Homme nouveau a changé, mais leurs régimes sont toujours remplacistes ! Qu’on se le dise.

  4. Nous entrons dans un « trauma » voisin de celui des Allemands.
    « L’Histoire aux heures sombres » devient leitmotiv, le Vivrensemble, un paravent !
    Peuple à Droite ? Opposition Adroite !
    Résurgence imbécile face à un Ennemi réel !

  5. Malraux, 1948, postface des « conquérants »
    les techniques discursives du stalinisme, c’est d’abord de déshonorer l’adversaire, rendre impossible la discussion, attaquer surtout sur le plan moral, il faut que l’adversaire soit un scélérat.
    le son unique de cette propagande c’est l’indignation, la fin qui justifie les moyens…
    fachiste, populiste, extrême droite, réac etc. et ça marche encore!

    • « Ibn Khaldun en donne une raison qui vaut non seulement pour la conquête arabe, mais pour toutes les configurations comparables dans l’histoire. Ces conquêtes, dit-il, réclament des guerriers résolus, mais aussi et surtout – des peuples désarmés, prêts à se soumettre. En somme, les conquêtes exigent des conquis avant même de réclamer des conquérants. Ces conquis sont nombreux, productifs, soumis à l’impôt par un État protecteur qui les désarme et prend en charge leur sécurité en échange de l’exp

    • ….loitation pacifique de leur travail et de leurs compétences, mais qui les place – et se place – par là même en position vulnérable » (Martinez-gros, Gabriel: « Et le Proche-Orient devint arabe », in: L’Histoire: Les Collections: « Le proche-orient de Sumer à Daesh », 69, octobre 2015, Paris, S. 25).

  6. Hier, dans le Var, Mme LePen était allée protester aux côtés des habitants contre le placement forcé de 72 migrants illégaux, dans ce village de 400 habitants.
    La médiacrassie n’a pas retenu cet acte de solidarité, ni l’indignation des élus locaux et des habitants. Non:! Les journaleux islamogauchistes n’ont parlé que de la dizaine de fachos de gôche venus d’ailleurs sur ordre, brailler leur haine de la France et de la démocratie municipale.
    « M Lepen huée »! Oublié le coup de force de Collomb.

    • Ce que j’ai vu est « deux personnes » qui revenaient à la charge et qui étaient refoulées par le service d’ordre de Marine.

  7. Le club des guignols malfaisants ,le facteur stalinien l’insoumis à la grande gueule (mais sans c…..es face à l’autre malfaisant zupiter) et la représentante des derniers descendants des criminels fachos de gauche toujours prêts à protéger et pactiser avec les racailles pour des raisons électoralistes (et carriéristes).

  8. Les mots ont un sens, les trotskistes comme les francs-maçons aiment prendre un mot noble (ex. La lumière, l’espérance) pour lui donner un autre sens, qui souvent est l’inverse du sens initial de ce mot, avec le mot « antifa » nous avons le plus bel exemple de ce contre-sens, puisque par leur hyperviolence et leur refus de laisser les opposant s’exprimer, ils agissent comme une meute fasciste ou de commissaires politiques voire pour être dans l’air du temps comme ces gardiens de la vertu saoudiens

  9. Si refuser de se faire egorger ,refuser de se faire éjecter de chez soi c’esr être Extrême droaaaaaate,le macron et sa clique avéc leurs gardes du corps et maisons gardées 24hsur 24 eux sont vraiment d’extremeextremedroaaaaaate!

  10. « Il s’agit de provoquer dans les esprits la peur d’un avenir qui ne serait en fait que le recommencement de l’apocalypse de l’entre-deux-guerres et, bien sûr, de la Seconde Guerre mondiale. »
    Cette démarche est bien consciente et programmée. Référez vous aux programmes TV sur différentes chaînes en période électorale traitant de Hitler et Mussolini. Technique de manipulation pour effrayer l’électorat et qui fonctionne à chaque fois et qui est bien le fruit d’une stratégie élaborée.

  11. Extrême-droite, droite extrême, ultra-droite… on s’y perd ! Et quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup comme dit la pochtron de Lille. En gros, tout ce qui n’est pas de gauche, quoi !

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