F.S., docteur ès pétologie de l’Université islamique al-Azhar du Caire

Publié le 13 avril 2015 - par
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Un fait divers de haute portée : un diplôme de l’Université al-Azhar, département de prouto-vesso-pétologie (1) 

L’Université Islamique al-Azhar vient de résoudre une question qui taraude tous les pieux musulmans de par le monde. Le Front des salafistes en Égypte lui emboite le pas mais considère qu’il ne s’agit que d’une recherche de principe et qu’il faudrait la faire évoluer …

Bref, al-Azhar vient de décerner un doctorat en charia, le droit islamique, avec mention honorable, au cheikh F.S. pour sa thèse dont le sujet est consacré à ce qui est communément appelé « les gaz salutaires » (al-ghâzât al-hamîdat الغازات الحميدة), ce que nous appelons plus simplement : pets. Ce travail a été entrepris d’un point de vue juridique, confirmant que les textes anciens transmis ont fixé avec une grande précision quelle odeur invalide les ablutions, quelle est la durée (en secondes) au-delà de laquelle ces gaz rendent les ablutions non conformes juridiquement. On sait déjà par exemple que les textes invalident la prière d’un musulman au passage d’un chien ou d’une femme.

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Un pieux musulman fait ses ablutions

Dans sa thèse, le cheikh F.S. a indiqué qu’ « expliquer les versets [coraniques] en faisant abstraction des circonstances historiques et des circonstances de la révélation » a entrainé une confusion dans les esprits et la diffusion d’une compréhension erronée sur « les pets », un terme esquivé dans le passé par de nombreux savants de l’islam. Le cheikh F.S. encourage vivement à revenir à l’emploi de ce mot car c’est lui qui reflète le mieux ce phénomène naturel que sont les pets (dt ضراط).

L’honorable cheikh F.S. considère que certains exégètes ont refusé de faire agir la raison et ont copié les textes religieux hors de leurs contextes et que chacun les a expliqués loin de leur sens réel, à sa guise ou par manque de « possibilités analytiques, conséquences d’un trouble psychologique » dus à la fermeture de la porte de l’interprétation (ijtihâd إجتهاد) de la loi divine (9e-10e siècles).

Ainsi donc, le cheikh a déterminé les catégories de gaz qui invalident les ablutions : « les pets masqués par l’odeur de l’œuf, des oignons, du pastourma, du chou ». Toutes les autres odeurs sont considérées comme faisant partie des gaz salutaires, sauf si le pet dure plus de 4 secondes ou si le son dépasse 30 décibels (le décibel étant l’unité de mesure du son en physique).

Un grand nombre de savants ont manifesté leur satisfaction à la résolution de cette affaire, surtout en lien avec les prières de longue durée comme la prière des tarâwih (pendant les nuits du ramadan). Le Front salafiste s’est refusé à prendre en considération les résultats de cette recherche et a déclaré : « Nous ne refusons pas les résultats mais la recherche reste un principe car les exemples cités n’ont pas abordé les odeurs de la sardine, de l’ail, des fèves. De même, l’étude ne s’est pas prononcée sur les vents chargés d’humidité ou de liquides légers et sur d’autres questions qui ont embarrassé les savants musulmans durant des années ».

Nous rappelons à nos lecteurs que le 1er avril est derrière nous et que nous n’avons nullement l’intention d’anticiper sur le 1er avril 2016. L’information rapportée ici est tout à fait d’un sérieux très islamiquement correct car elle émane d’une université égyptienne considérée comme la référence de l’islam sunnite en matière de charia, le droit islamique. C’est bien grâce à l’Université al-Azhar que la culture des latrines est enseignée et que des diplômes de fin d’études sur ce type de sujet y sont décernés. On comprend bien dès lors pourquoi l’islam est affublé du sigle de RATP (Religion d’Amour, de Tolérance et de Pets).

Les extravagances islamiques

Nous savons que l’islam n’est pas à une cocasserie ou à une absurdité près. Nous avons connu les extravagances et les élucubrations des avis juridiques et de nombreuses situations grotesques que l’islam considère comme divines donc absolues. Nous avons tous entendu parler du jihad de fornication, du mariage de plaisir, de la lapidation de la femme adultère, du rapport sexuel d’adieu, de l’allaitement de l’adulte, du mariage des filles impubères, de la jouissance de l’homme avec des petites filles, même au berceau, de la zoophilie, de la façon de faire ses besoins, de la façon de forniquer… Sans oublier les valeurs thérapeutiques du lait de chamelle, de l’extrait de mouches, du crachat du prophète et la valeur médicinale de l’eau de ses ablutions, etc. etc. …

N’y a-t-il pas des musulmans pour critiquer cette religion  dont les « savants » ne ratent pas un sujet trivial sans l’avoir exploité en lui apportant un vernis religieux pour soumettre leurs ouailles décérébrées ?

Comment l’esprit gaulois s’est saisi du pet pour en rire aux éclats

Pour mieux appréhender les différences entre deux cultures, la culture musulmane et la culture française, il est intéressant de voir ce que le pet a engendré comme commentaires dans notre culture. Cela permet de distinguer, même sur ce sujet, anodin et trivial, deux esprits très différents. La littérature classique française abonde en textes et en pièces de théâtre pour le divertissement du peuple. Qui ne se rappelle les pages croustillantes de Rabelais, maître de la contrepèterie autant que du pet, du jeune Gargantua, le « barytonnant du cul », et de Pantagruel qui voulait surpasser son ami Panurge dans l’art délicat de la vesse ? Voltaire ? Coluche ? Tous ces pétomanes ont pimenté les soirées de nos chers devanciers. Nous réservons aujourd’hui la priorité à l’un des auteurs de la Bibliothèque bleue (2) de Troyes, bibliothèque de colportage où abondent livres religieux, histoires de bandits, danses macabres et textes drolatiques. Le Père Barnabas nous y a comblés d’un pamphlet succulent, pour esprit, oreilles et narines, avec la « Description des six espèces de pets ou Six raisons pour se conserver la santé, prêchées le mardi gras, par le Péteur en chef au village des Vesses, Province des étrons (3), goûtez qu’ils sont bons ».

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Loin de s’embarrasser à mesurer la durée en secondes des pets ou leur l’intensité en décibels, à utiliser un sonomètre et un olfactomètre (d’ailleurs inconnus à l’époque), le Père Barnabas préconise ce remède : « L’unique moyen de conserver la santé était d’avoir toujours le ventre libre, ce qui absolument ne se peut sans le secours du soupirail d’en bas […]. C’est par le trou de ce tonneau à deux colonnes que sortent en divers tons et différentes odeurs, ces exhalations zéphiriques qui nous déchargent et qui soulagent notre intestin : ce sont ces pets et vesses (p. 3) ».

Le bon Père présente à ses paroissiens une étude technique du mécanisme des pets : « Les boyaux étant une fois bien remplis et bien gonflés, ils doivent nécessairement faire les évacuations. La porte étant trop étroite, ils se trouvent alors comprimés, ils s’entrechoquent …, ils se combattent. Il se forme des pores de matières merdiques, des vents sulphureux qui ne respirent que la liberté ». Pour lui, « un seul petit coup de fesse : faites entonner tantôt une trompette, tantôt un clairon, tantôt une flûte ».

Le très jovial et bon enfant Père Barnabas n’arrête pas ses exploits à mi-chemin et il nous délivre ses six espèces de pets :

  • « le pet brutal, en coup de carabine … il peut être comparé à la trompette d’une orgue
  • le pet diminué, même propriété, sauf que son harmonie étant beaucoup moindre, il ressemble plus à un clairon
  • le pet doucereux, celui qui, d’une voix plaintive, semble n’avoir pas assez de force pour sortir de son réduit, je le compare à une flûte
  • le pet bordeur s’écrase la tête contre les portes, attire subitement après lui une bonne et valable quantité de merde liquéfiée … va s’épandre partout : chemises, culottes, jupes, vertugadins (4), chausses, jarretières … et même sur les souliers
  • le pet musical, pet brutal divisé en plusieurs parties égales … il est très aisé d’en faire 12, 15, 20 et plus
  • le pet timide, ni ton si son, ce n’est qu’un souffle, ce n’est qu’une douce haleine qui soulage presque toujours aux dépens d’autrui. On l’appelle vulgairement une vesse ». 

Et le Père Barnabas poursuit son prêche pour nous livrer le fondement de sa réflexion : « Les respirations du cul puantes et réitérées soulagent le ventre » … et « C’est de votre intérêt, reprochez-vous le passé, corrigez-vous à l’avenir, lâchez de gaieté de cœur une trentaine de bons pets par jour. Ne retenez pas captifs ces pauvres malheureux esprits sulphureux. » […], et il conclut : « Enfin, qu’à tout moment du jour, on ait le cul ouvert pour bien péter, le nez pour bien renifler, la bouche pour bien gober, les oreilles pour bien discerner ; c’est là le vrai moyen de conserver la santé »…

Cette simple comparaison permet de comprendre que, dans l’islam, tout comportement humain, même le plus trivial, est monopolisé par la religion qui asservit l’homme dans le moindre geste quotidien. Que, dans la culture française et occidentale, les actions humaines restent dans le cadre humain et ne sont pas soumises aux idéologies de toutes sortes.

Tous contes faits, mieux vaudrait foutre la paix au pet, en rire comme le font les enfants et ne pas le mettre à toutes les sauces. …

Bernard Dick

 

(1) Vessologie : néologisme, non encore admis par l’Académie, extrait de « vesse » : vent qui sort du corps sans bruit (Littré éd. 1994, p 1264) par opposition au pet, bruyant

(2) Père Barnabas, Description des six espèces de pets, Bibliothèque Bleue de colportage, à Troyes, chez Garnier Éditeur (entre 1684 et 1738), Médiathèque de Troyes, B.Bl. 360

(3) étron : matière fécale, consistante et moulée (Littré éd. 1994, p. 431)

(4) Vertugadin, gros et large bourrelet que les femmes avaient coutume de porter au-dessous de leurs corps de robe (Littré éd. 1994, p 1263)

Au 08/04/2015 : nombre d’attaques terroristes islamiques mortelles : 25.527

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Terreur à Garissa (Kenya) 03/04/2015 :

Massacre des étudiants chrétiens

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