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Face à la déferlante RN qui s'annonce, ils refont le coup du front républicain

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La Macronie s’affole. Selon les dernières projections pour les municipales, ce sont  137 villes de plus de 10 000 habitants qui pourraient tomber dans l’escarcelle du Rassemblement National.
« Ca va être apocalyptique », prédit un ministre. « Paris, c’est foutu. Bordeaux, on va se faire éclater », ajoute un Marcheur.
Se résignant à sa débâcle électorale les 15 et  22 mars 2020, l’état-major LREM  va tenter de sauver les meubles en misant  une fois de plus sur un front républicain pour barrer le RN.
Partout où ce sera possible, le candidat LREM se désistera en faveur du concurrent le mieux placé pour battre la droite identitaire et patriote, qu’il soit de droite ou de gauche.
Car tout le monde l’a compris, le front républicain n’est qu’une alliance de l’anti-France, composée de partis immigrationnistes de droite et de gauche, et destinée à battre le seul parti  qui défende l’identité et l’héritage culturel du peuple français.
D’ailleurs, quand Macron prétend combattre le communautarisme, il met dans le même sac  l’islamisme et le RN. Pour Aurélien Taché, il faut combattre les idéologies de repli et de rejet que diffusent  le nationalisme et l’islamisme !
« Il faut tenir la promesse d’unir les Français, sinon, on jette des millions de personnes dans les bras de Marine Le Pen ou des Frères musulmans » !
Voilà où en est la France de 2020, soumise depuis 40 ans à la dictature du politiquement correct. Marine Le Pen, dont le patriotisme ne saurait être mis en doute, est jugée aussi dangereuse que les Frères musulmans, dont le projet est de détruire la civilisation occidentale et d’imposer la charia en Europe !
Il fut un temps où une fibre patriotique un peu chancelante pouvait mener devant un peloton d’exécution. Mais de nos jours, c’est un patriotisme un peu trop affirmé qui peut être jugé raciste, xénophobe et islamophobe, au point de conduire l’intéressé devant les juges gardiens du temple de la pensée unique. La roue tourne.

En région Paca, dans les Hauts-de-France, en Occitanie, dans le Grand-Est et en Île-de-France, le RN devrait faire ses meilleurs scores, certaines villes dépassant allègrement les 50 % d’intention de vote. (JDD)
Dans cette perspective de désastre électoral, Macron et ses ministres se tiennent prudemment à l’écart de la campagne, ne voulant pas être trop associés  à ce qui  s’annonce comme une claque monumentale.
C’est d’ailleurs pour limiter la casse que Macron a décidé d’écarter les villes de moins de 9 000 habitants du décompte national, là où LREM  est la moins représentée. Une magouille de plus, comme Macron en a le secret, afin de ne pas ternir son image.
Évidemment, l’Élysée s’empressera de minimiser la défaite, insistant sur le caractère local des élections.
Pourtant, Macron étant de plus en plus haï, plusieurs voix commencent à douter de sa réélection en 2022.
Et certains, chez LREM, se disent que les démêlés judiciaires de Marine Le Pen sur le dossier des assistants parlementaires pourraient mener à une inéligibilité providentielle…
Mais dans ce cas, qui nous dit que Marion ne reprendrait pas le flambeau, pour mener la droite identitaire et patriote à la victoire ?
Jacques Guillemain