Face à l’info : les décryptages Zemmour de la semaine

Publié le 2 mars 2020 - par - 7 commentaires

Écologie, identité, macronisme et justice, débats houleux ou plus policés, élus, membres du gouvernement, magistrats et intellectuels, la semaine de Zemmour dans le Face-à-Face, de Face à l’info sur CNews, a été dense. Revoyons ensemble les thèmes abordés.

Lundi 24 février 2020

Spécialiste des questions sociales et sanitaires, Emmanuelle Wargon est aujourd’hui secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire. Sa soirée face à Zemmour était axée sur le nucléaire et les énergies vertes, plus particulièrement l’éolien.

Le face-à-face a commencé sur le nucléaire, faisant écho à la fermeture du premier réacteur de la plus ancienne centrale nucléaire française, à Fessenheim, le week-end précédent. Le deuxième réacteur doit être fermé le 30 juin 2020, alors que nombre de Français, dont Emmanuel Macron lui-même, ont un regard positif sur le nucléaire comme « production non intermittente la moins polluante au monde ».
Aujourd’hui, 72 % de l’électricité utilisée en France provient du nucléaire, « trop » selon Wargon, qui a fait remarquer que le nucléaire avait été pensé voilà quarante ans, et qu’il était maintenant nécessaire de penser la suite, l’objectif étant d’arriver à 50 % en 2035 en fermant 14 réacteurs d’ici là. Par la suite, plusieurs scénarii sont envisagés par le gouvernement, soit pour supprimer totalement le nucléaire, soit pour le maintenir à 50 %. Cette réduction a plusieurs buts : d’abord ne pas dépendre d’une seule technologie, donc de ses inconvénients, puis réduire les déchets, bien que la question soit déjà « très bien traitée ». Le troisième problème du nucléaire concerne l’eau, qui pourrait venir à manquer, car la moitié des prélèvements d’eau en France sert à refroidir les réacteurs nucléaires. Zemmour a pour sa part fustigé la fermeture de Fessenheim, centrale performante, qui produisait des emplois et faisait vivre une région. En effet, si les employés d’EDF ont une sécurité de l’emploi, les emplois induits, comme les commerçants, sont dans une situation plus complexe, avec une perspective d’activité à seulement 2021, avec un technocentre construit sur cette zone, peut-être en partenariat avec les Allemands qui pour le moment ne le souhaitent pas. Concernant le rêve gouvernemental d’un nucléaire à 50 %, voire à 0 %, il semble être une aberration car le nucléaire est l’énergie « la plus propre et la moins chère ».
Le problème principal de la centrale de Fessenheim était qu’étant ancienne, elle arrivait au bout de ses capacités. Sous Hollande, sa fermeture avait été prévue après l’ouverture de Flamanville, centrale basée sur le nouveau nucléaire et les réacteurs EPR, qui devait ouvrir voilà trois ans. Mais la fermeture progressive du nucléaire et le discours de haine ambiant sur ce secteur empêche de créer de nouvelles centrales, à cause de la longueur du processus et de la baisse des compétences. À terme, cela représente la mort du nucléaire « filière d’excellence de l’industrie française » en France, laissant ainsi le terrain à la Russie et à la Chine, moins prudents, pour une France toujours plus dépendante.

Wargon ayant clos son exposé sur la stratégie gouvernementale, qui veut arriver, en 2035, à 50 % de nucléaire et 50 % de « autres », c’est-à-dire éolien, solaire, hydroélectricité et gaz, Zemmour a analysé l’éolien. Il a comparé les dépenses liées au nucléaire (72 à 80 milliards depuis 40 ans) à celle de l’éolien, qui a demandé autant de dépenses depuis 2000. Wargon a cependant nuancé ses chiffres, dus au lancement des technologies, tant éoliennes que solaires. Ces technologies commencent à avoir des prix qui permettent la compétition avec le nucléaire.
Mais pour Zemmour, l’économie n’est pas le seul problème de cette énergie. Mauvaise pour des paysages « qui sont parmi les plus beaux du monde », et sont défigurés, mauvaise pour les oiseaux qui viennent mourir sur les pales, mauvaise pour les hommes qui ne cessent de se battre contre l’établissement d’éoliennes près de chez eux – 70 % des projets éoliens sont devant les juges, mauvaise pour les sols français dans lesquels les éoliennes doivent être enterrées, mauvaise pour l’écosystème marin pour les éoliennes de mer, l’énergie éolienne produit de l’électricité (qu’on ne sait pas stocker) que quand il y a du vent. Wargon a reconnu le problème existant sur les paysages dans certains espaces de saturation et la nécessité de mieux encadrer l’éolien, afin d’améliorer la manière d’en faire. Pour Zemmour, la seule solution est malgré tout de « tout arrêter » et de ne plus utiliser cette « chimère idéologique », ce « diktat d’une classe bobo parisienne » qui, pour avoir bonne conscience, envoie ces fausses solutions et vrais désastres à la campagne, démontrant ainsi toute l’incohérence du « ministère de la Transition écologique et solidaire ».

Christine Kelly, présentatrice de Face à l’Info, a achevé le débat sur la repolitisation des jeunes via l’écologie, dont Wargon s’est réjouie, tout en confiant sa frustration face à des jeunes qui en restaient au militantisme, dans des associations et des collectifs, au lieu de s’engager individuellement en politique. Selon Zemmour, cette repolitisation est cependant voulue et préparée via une « propagande » dans les livres scolaires. Cette propagande amène à voter pour des « pastèques », qui font de l’écologie le cheval de Troie du communisme, comme on le voit avec Greta Thunberg qui rejette la faute environnementale sur l’homme blanc et le capitalisme. Les jeunes militants écologistes ont oublié que l’énergie et le pétrole ont fait le monde qu’ils ont aujourd’hui, leur téléphone et leur T-shirt.

Pour aller plus loin
Le coût des éoliennes n’est pas seulement économique, mais aussi, pour étonnant que cela puisse être, environnemental. Les éoliennes sont faites de métaux rares, récupérés via une exploitation polluante et violente de la croûte terrestre, principalement sur le territoire chinois. La fabrication même d’une éolienne porte déjà une lourde dette environnementale. Les matériaux doivent ensuite être transportés depuis la Chine, ce qui ajoute encore à cette dette, pour arriver en France.

Mardi 25 février 2020

Jack Lang était invité sur Face à l’info, face à Zemmour, peu de temps après la parution de son manifeste La langue arabe, trésor de la France. Ministre de l’Éducation nationale et de la Culture sous Mitterrand, de l’Éducation nationale sous Chirac et aujourd’hui président de l’Institut du monde arabe, il a récemment écrit « un plaidoyer pour l’enseignement de cette langue magnifique dans l’école de la République, et contre le séparatisme ».

Au début de ce Face à face, Jack Lang a défini son manifeste comme « ni une évidence, puisque beaucoup l’ignorent, ni une provocation ». Il s’agit pour lui de réhabiliter la langue arabe comme richesse présente sur le sol français, au-delà des polémiques. Selon lui, l’Occident est lié à la langue et la culture arabe depuis des siècles. Ainsi, lorsque François 1er impose l’usage du français dans l’ordonnance de Villers-Cotterêts, il impose également l’enseignement du grec ancien, de l’hébreu et de l’arabe comme langues de culture, de savoir et de science. Si Zemmour l’a rejoint sur la beauté des sonorités de la langue, il a signalé que François 1er avait commis de nombreuses erreurs dans son alliance avec Soliman 1er et que la langue arabe est la langue de l’ennemi, la langue de l’hérésie. Selon lui, la langue arabe est fondamentalement opposée à la science car l’islam est opposé à la science. Si l’islam laisse traduire les textes scientifiques et médicaux, il refuse la traduction de textes philosophiques qui s’opposeraient à l’islam. Lang rejette l’alliance entre langue arabe et islam, rappelant que ce sont les chrétiens arabes qui ont développé l’imprimerie et traduit les textes philosophiques grecs et que « chimie », « algèbre », « algorithme », sont des mots arabes.

Alors q’il accusait Zemmour « d’obscurantisme », l’empêchant ainsi de finir son exposé, Christine Kelly a axé le débat sur un autre sujet, à savoir le rejet de la culture et de la langue arabes. Lang rappelle que la colonne de l’enseignement est la langue française, mais qu’il est aussi « un militant du plurilinguisme ». L’enseignement doit selon lui tourner le dos à la domination de l’anglais pour une revalorisation de l’allemand, de l’italien, de l’arabe. L’arabe doit selon lui être enseigné en école publique pour ne pas l’être dans l’idéologie des cercles religieux. Mais en 2019, 11 candidats à l’agrégation et au Capes – publics et privés – d’arabe ont été reçus, ce qui rend l’entreprise difficile. Ce manque, qui touche aussi les grandes langues européennes, a été reconnu par Lang. Par ailleurs, certains parents musulmans refusent l’enseignement de l’arabe dans les écoles publiques, écoles « d’infidèles ». À ces mots, la colère de Lang s’est à nouveau manifestée, mais Zemmour a pu reprendre la parole, soulignant le travail fait depuis 30 ans par les Frères musulmans pour islamiser les territoires, traitant Lang « d’idiot utile des Frères musulmans ». Zemmour rappelle également que « la République c’est l’assimilation », vérité prouvée au XIXe siècle par l’interdiction des langues régionales et immigrées. Il alerte sur la « défrancisation », les banlieues arabisées qui reposent sur l’islam et l’arabe. Lang a refusé cette vision, s’appuyant sur l’Institut du monde arabe, où il voit un désir d’apprendre l’arabe, désir qui se retrouve dans les universités et les grandes écoles, prouvant ainsi un manque existant dans le secondaire.

Si Zemmour reconnaît le désir des Français d’apprendre l’arabe, il refuse de comprendre cette langue comme un « trésor de la France ». L’arabe est et reste pour lui une langue étrangère, mais c’est aussi une langue du terrorisme, et il accuse cet oubli de Lang, qui affirme que les terroristes parlent mal l’arabe et connaissent mal le Coran. Le génie français est selon Lang d’avoir su « entremêler les cultures », et d’avoir fait de sa langue un « creuset ». Selon Zemmour, si cette langue emprunte aux autres, elle traite ce qu’elle y prend avec son « génie », ne se contente pas de brasser. Le génie prend et retraite. Le français a par ailleurs eu une influence majeure. Lang interrompait cet exposé en l’accusant d’être fait « d’évidences ».

Zemmour signale que l’Institut du monde arabe fut financé en partie par les pays du Golfe. Si Lang a réfuté cette accusation en affirmant que ce financement était de l’histoire ancienne, l’Institut du monde arabe a reçu 5 millions d’euros de la part de l’Arabie saoudite en 2017, sachant qu’il en reçoit 12 de la part du Quai d’Orsay. Selon Zemmour, l’une des fautes de Lang est d’oublier que « la langue est une arme de conquête » et que l’islam est l’« arme majeure de conquête de l’islam ».

Pour aller plus loin
L’Arabie saoudite est la plus grande puissance sunnite – courant majeur de l’islam – du monde, et propage le wahabisme, ou salafisme, l’école sunnite la plus rigoriste qui souhaite retourner à l’islam des premières générations. On y trouve la Ligue islamique mondiale, qui diffuse le wahabisme/salafisme en entretenant mosquées et centres islamistes à travers le monde.

Mercredi 26 février 2020

Mounir Mahjoubi a exercé cinq mandats en trois ans : d’abord président du Conseil national du numérique sous Hollande en 2016, il démissionne pour rejoindre En Marche en 2017. Sous Macron, il est sommé secrétaire d’État chargé du numérique, puis secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et du ministre de l’Action et des Comptes publics. Également député du seizième arrondissement, il démissionne le 27 mars 2019 pour se préparer aux élections municipales de Paris, et retrouve son siège en avril comme député du dix-neuvième arrondissement.

Le thème de son débat avec Zemmour était l’analyse du macronisme. Mahjoubi a glorifié dans ce groupe un regard positif sur l’avenir et une volonté de transformer le système, mais a reconnu que cette vision s’était heurtée à la réalité et qu’il était nécessaire de prendre les contestations en compte afin de réconcilier les Français, et porter un système nouveau, d’Européens fiers de l’être, d’une Europe à l’agriculture et à l’économie fortes. Le mot d’ordre de la macronie est d’avancer ensemble, et donc de réfléchir à la construction de cet ensemble dans les écoles et dans les rues. Cependant, pour Zemmour, la macronie n’est pas l’anti-système, mais justement la fin du système, un système de mondialisation, de gens de nulle part.

Elle n’est pas fondée sur un parti mais sur une personne, Macron, libéral qui incarne la société des individus et ne fait « que des discours » sans qu’il y ait d’actions derrière. Si la macronie a pu briser le système politique bi-partisan en fin de vie, elle incarne en réalité le « vrai système », le système économique. Le problème de Macron est selon lui qu’il a voulu mener les réformes de Schröder et de Thatcher dans un monde qui n’avait plus les mêmes enjeux, puisque les deux grands enjeux actuels sont le Grand Remplacement et le grand réchauffement, avec, en enjeu secondaire, le grand déclassement. On ne vit plus ensemble mais à côté, parce qu’une civilisation étrangère s’est installée en France. L’accumulation de violence donne l’impression aux conseillers politiques d’être dans un pays en guerre mais le logiciel individualiste de Macron l’empêche de comprendre ce qui se passe vraiment, de comprendre que l’islam n’est pas le christianisme des Arabes. S’il le comprend intellectuellement, il ne sait pas y répondre.

Le séparatisme en France est d’ailleurs connu par Mahjoubi, député du 19e arrondissement, qui explique que sa circonscription est faite de gens qui se sentent français « mais pas de la même manière que nous ». Ces espaces sont faits de familles qui, à un moment, à cause d’un échec de l’école, se sont construites entre elles, au sein de leur quartier. Le discours macronien est donc de convoquer l’histoire et les valeurs pour aller vers la fraternité. La remigration est, selon Mahjoubi, impossible car ces familles sont françaises. Cet argument est remis en cause par Éric Zemmour qui rappelle que la France a une histoire millénaire et qu’on n’y prend pas ce qu’on veut, qu’on n’invente pas l’identité française, qu’on ne rejoint pas des valeurs mais un peuple, une histoire, qu’il ne suffit pas d’avoir une carte d’identité française pour être français. D’ailleurs, sous la IIIe République, la remigration était une réalité puisque deux tiers des immigrés italiens ont été renvoyés pour non-assimilation. La situation est aujourd’hui critique, avec 270 000 entrées légales d’immigration, « 270 000 de trop », 100 000 à 170 000 de réfugiés, qui ne seront pas expulsés, sans compter que le Maroc et le Mali envoient leur « pègre », leurs délinquants, sous couvert de mineurs isolés mis à l’action sociale.

Pour aller plus loin
En France, le vivre-ensemble semble faire de moins en moins l’unanimité, et le rejet de certaines religions se fait tangible. Ainsi, en 2013, selon un sondage paru dans Le Monde, 74 % des Français considéraient que la façon dont l’islam est pratiqué en France n’était pas compatible avec les valeurs de la société française – 59 % chez le PS. Pour la religion catholique, 11 % des Français partageaient cette conviction. Par ailleurs, 74 % des Français considéraient que l’islam tel que pratiqué en France n’était pas tolérant. 34 % des Français avaient cet avis concernant la religion juive.

Jeudi

Magistrat honoraire, président de l’institut de la parole, juge d’instruction, et avocat général à la cour d’assises de Paris pendant vingt ans, Philippe Bilger est venu discuter avec Zemmour du lien entre la justice et la société.

Alors que le procès Fillon vient de commencer, les procès de la droite, contre Balkany, Sarkozy et Fillon par exemple, montrent selon Bilger l’efficacité de la justice. Fillon a selon lui choisi de bons défenseurs mais qui n’ont peut-être pas assez « l’instinct du tueur ». Pour Zemmour, ces procès témoignent d’acharnement de la justice mais à des niveaux différents. Ainsi, on a mis Balkany en prison alors qu’on aurait pu lui imposer une peine pécuniaire. Ici, la peine de prison prononcée contre Balkany s’accorde mal avec le discours anti-prison ambiant. Concernant le procès Fillon, il est entouré de zones d’ombre puisque le PNF a ordonné l’enquête puis a dit qu’il ne la classerait pas sans suite, ce qu’il ne pouvait pas faire sans aval de l’autorité politique. Cette affaire était en réalité un putsch judiciaire, l’élimination d’un candidat et le choix d’un juge qui n’avait rien d’anodin. Le procès Fillon marque la première attaque judiciaire d’un candidat en pleine campagne depuis la IIIe République. Pour Bilger, le juge d’instruction a plutôt été choisi par un extrémisme professionnel quand le PNF était effectivement mû par une idéologie.

Après cette entrée en matière, le débat s’est penché sur l’impartialité des juges et des magistrats, dont Bilger pense qu’ils doivent être conscients de leurs « dépendances intimes ». La justice protège les individus et devrait protéger « aussi » la société. Mais aujourd’hui, le magistrat a trop souvent une conception narcissique de lui-même et oublie que « au lieu de demander en permanence à la société des récompenses, le magistrat doit se demander ce qu’il peut faire pour la société ».

Zemmour explique que depuis 1960, le juge se considère comme défenseur de l’individu et dynamiteur de la société, au moins certains juges qui jugent au nom de leur idéologie, qui défend la « société des individus ». Cette situation est en partie due à l’influence de Georges Soros sur la composition de la CEDH, qui a une influence gigantesque sur les juges français. L’intelligence commande aux magistrats de mêler l’humanité authentique à la sévérité nécessaire. Or, depuis Mitterrand, tous les ministres de la Justice ont fait la politique de la gauche, y compris ceux de droite, en mettant l’éducation avant la répression et en ne faisant pas de différence entre les délinquants français et étrangers, ce qui rend difficile la remigration des délinquants étrangers. Tout le monde fait « du Taubira en douce ». On cherche ainsi des peines alternatives à la prison et on n’en construit pas. Pourtant, la situation commande des mesures fortes : la délinquance et les crimes explosent, avec une augmentation de plus de 50 % des crimes de sang en 5 ans, 200 attaques gratuites – sans vol – par jour, et une attaque toutes les 244 secondes.

Bilger reconnaît que la réforme de Nicole Belloubet est catastrophique, qu’elle est bien une seconde Taubira, avec une vision désastreuse sur les mineurs et les prisons, et que la droite oublie que Macron est un intellectuel de gauche sur ces sujets régaliens. Zemmour maintient cependant que Nicole Belloubet et Taubira sont loin d’être les seules ministres de la Justice de gauche, puisque Rachida Dati était gangrenée dans son action pour avoir voulu mêler la droite (par exemple avec la mesure des peines planchers) et les magistrats. Les mesures de droite ont été sapées par l’interdiction de condamner à la prison en dessous de deux ans. Conséquence, 100 000 peines sont non exécutées par an par manque de place, plaie reconnue par Bilger. Les suppressions de la double peine et de l’expulsion des délinquants sous Sarkozy sont également des mesures de gauche.

Les magistrats doivent aujourd’hui statuer au nom du peuple français sans le faire passer par des filtres, mais bien souvent le font en fonction, soit des lois, car les politiques votent n’importe lesquelles, soit en fonction d’une idéologie, d’arrêts de la CEDH coupée de la volonté et de la protection du peuple. Bilger rappelle pour finir les contraintes et difficultés des magistrats, qui doivent appréhender et interpréter une loi qui n’est pas statique. Il demande que soient mesurées les contraintes et l’écartèlement entre les lois et le réel et il considère dramatique que ce métier soit dégradé.

Pour aller plus loin
En France, seuls 8 % des jeunes des centres éducatifs renforcés sont d’origine française, et 60 à 70 % des détenus français sont musulmans. Cette proportion montre l’échec de l’intégration des minorités, mais aussi la nécessité de mesures gouvernementales déjà proposées et souvent conspuées, telles la déchéance de nationalité ou le renvoi de certains criminels, comme les agresseurs sexuels, dans leur pays d’origine. Certains pays occidentaux prennent d’ailleurs des décisions de cet acabit, telle la Floride qui a déchu les prisonniers de leurs droits civiques. C’est ainsi que 25 % de la population afro-américaine a été déchue du droit de vote.

Adelaïde Paiguille

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Notifiez de
saurer

Pour résumer, une grande majorité de Patriotes le souhaite ! E. Zemmour Président ! …

Natou

Je ne comprends pas que nous soyons si peu à commenter ce décryptage est top .
Merci à l’auteur .
Moi pour ma part je regarde tous les soirs et suis abonnée au blog d’Eric Zemmour je reçois de facto toutes les News et articles .

joseph d arimathie

notre MOUMOUNE national demandait a ZEMMOUR de lui donner les adresses de mosquees salafistes en france : il suffit de taper ANNUAIRE DES MOSQUEES sur un moteur de recherches … il y en a 150 qui , en plus , font ouvertement leur promotion ! ……

POLYEUCTE

Inutile ! On a Tous déjà vu en direct….

Jill

Zemmour est à ce que je qualifierais de chronique sociétale ce que Tyson fût à la boxe ;il est imbattable. Certains, comme Jack Lang et
l’arabe s’en prennent vraiment plein la gueule.
Zemmour choisit ses victimes et bosse le sujet prévu, car il est expert en tout ;vraiment étonnant.

patphil

il faut lui faire fermer sa bouche, voire le mettre en prison à ce gars qui ne cesse de dire des vérités évidentes

Anneclo

Heureusement qu’il y a encore des personnes comme lui qui dit tout haut ce que beaucoup pensent
Tout bas .c’est un vrai régal que de regarder son émission même s’il est quelquefois trop entier dans ses
Paroles

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