Face à Marine, Macron va à la pêche aux voiles

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Après ce premier tour historique, les sujets de querelles s’accumulent : polémiques autour du port du voile sur l’espace public, débats autour de l’identité française, exigences islamiques à l’hôpital, à l’école, dans l’entreprise, dans les cantines des établissements scolaires ou pénitentiaires.

« En islam, tout est politique« , disait l’imam Khomeini. Ces conflits révèlent l’affrontement inéluctable ente le Code civil et le Coran, entre deux normes de notre société, entre deux dogmes. Entre deux histoires, deux traditions, deux récits des origines, deux imaginaires, deux types de héros, de paysages, de rues.

Deux civilisations sur un même territoire.

Le directeur du Centre islamique de Genève, Hani Ramadan, petit-fils du fondateur égyptien de la confrérie islamiste des Frères musulmans et frère aîné de Tarik Ramadan, qui a fait une percée médiatique remarquable, devenant dans l’Hexagone le mentor d’une jeunesse banlieusarde en voie de réislamisation, a rejeté l’idée de réduire l’islam à une simple croyance sans politique ou à un culte sans comportement :

« L’islam est une organisation complète qui englobe tous les aspects de la vie. C’est à la fois un État et une nation, un gouvernement et une communauté, une morale et une force, ou encore le pardon et la justice.

« L’islam est en même temps une culture et une juridiction, une science et une magistrature, une matière et une ressource, ou encore un gain et une richesse. »

Les débats publics français approchaient cette question fondamentale de biais, avec de mauvais arguments : la liberté des femmes, la laïcité, etc. Mais ce n’est pas le cœur du sujet.

Dans son fameux texte, sans cesse repris mais compris partiellement, « Qu’est-ce qu’une nation ? » Ernest Renan récuse la conception allemande fondée sur l’héritage, le sang, la langue, et prône une adhésion personnelle et volontaire, le fameux « plébiscite de tous les jours ». Mais ce plébiscite repose sur la possession en commun d’un riche legs de souvenirs, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »

La France n’a pas reçu l’héritage de La Mecque et de Saladin, mais celui de Descartes et de Pascal.

« Ce riche legs de souvenirs » ne peut s’étendre et se dilater à l’infini dans un délire de toute-puissance.

Lorsque Marchais dénonçait le rigorisme islamiste qui régnait en Afghanistan, les droits des femmes à marcher dans la rue sans voile et des petites filles à aller à l’école, il ignorait que ses arguments seront repris des décennies plus tard par la droite nationale française contre les islamistes en France.

Philippe de Villiers s’inquiète du fait que la banlieue s’islamise. Et le processus gagne le cœur des villes. Même Paris, la ville des surclasses, comme Londres ou New York, fière de n’appartenir qu’au monde entier, commence dans certains quartiers à ne plus ressembler à la France pour se mettre à l’unisson de La Mecque. Un processus qui commence à susciter de plus en plus le regard dubitatif du bobo.

La journaliste Géraldine Smith a publié en 2016 un essai sur une rue de Paris, la rue Jean-Pierre Timbaud, symbole d’un Boboland qui a basculé.

Elle raconte les tribulations et les déconvenues de sa vie de famille entre bobos et barbus.

« Quand nous nous sommes installés, j’étais enthousiasmée par la diversité sociale, religieuse et culturelle de ce quartier qui ressemblait à la France plurielle que j’appelais de mes vœux. »

Elle ne veut rien voir des mutations qui, petit à petit, signalent la transformation du quartier. Le café des hommes, le voile, les interdits religieux. Un jour, un de ses voisins lui fait un aveu qui va la faire réfléchir :

« On intègre tellement l’ambiance de la rue qu’on finit par se convaincre qu’on prend un gilet parce qu’il fait froid, au lieu de s’avouer qu’on n’ose plus se promener les épaules nues. »

Puis elle décrit la liquéfaction de la sociabilité : « Quand un boulanger sert systématiquement les hommes avant les femmes, quand les petits commerces sont remplacés par des librairies islamiques et quand les magasins de mode ne déclinent plus dans leurs vitrines que la gamme très réduite du voile intégral, l’atmosphère de la rue s’en ressent forcément

« De même, quand des petits groupes prosélytes abordent des jeunes du quartier pour leur intimer de se joindre à la prière, non pas une fois par semaine mais tous les jours !

« Les premières victimes de cette évolution ne sont pas les gens qui peuvent déroger à la carte scolaire ou, mieux, déménager. Ce sont ceux qui n’ont pas les moyens de partir, comme ce pizzaiolo qui baisse les rideaux parce qu’on lui enjoint de ne plus vendre que du Coca arabe. »

Car cette salafisation n’est pas neutre. Elle cache un projet politique. Elle prépare des citadelles islamiques. Comme il y eut durant les guerres de Religion des citadelles protestantes. Mais, à la différence de nos aïeux, personne ne veut le reconnaître. Bientôt, on ne retrouvera plus rien de nos cités.

Thierry Michaud-Nérard

Source : Éric Zemmour, Le suicide français,

Philippe de Villiers, Les cloches sonneront-elles encore demain ?

 

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7 Commentaires

  1. dire que les muzz n’ont pas voté pour lui dès le 1er tour, quelle honte, avec tout ce qu’il avait dit, les ingrats !!!

  2. Le premier qui dit que quand Macron rencontre une voilée c’est la rencontre du monde de la voile et de la vapeur est une langue de VIP.

  3. Si j’osais :
    [[Macron va à la pêche aux voiles]]
    et a vapeur !

  4. Macron est un connard. Il ose demander à une femme voilée si elle est féministe et bien entendu elle ne va pas dire non. Et même si elle pense réellement être féministe cela n’a certainement pas la même signification que pour les occidentaux. Ensuite avec son air réjoui il en déduit et il affirme, en prenant comme preuve les dires d’une seule femme, que porter le voile n’est pas un obstacle au féminisme. C’est une honte! Quel machiavélisme, quel manipulateur!

  5. Bonsoir Monsieur! Eh oui! C’est ainsi! Comme il y en a qui vont à la pêche aux moules, d’autres (comme le pantin grotesque qui nous sert de président et son entourage d’immondes crapules, de fripouilles, d’assassins, de bandits, et de traîtres!) qui vont à « la pêche qu voile! » Et voilà pourquoi (sauf miracle et grâce à une multitude de crétins!), en me référant à tout ce que vous dites ici: J’affirme (pour notre plus grand malheur et celui de la France!) que le pantin malfaisant cité ci-dessus avec son troupeau de canailles sera réélu!

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