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Face à Valls, Masseret bien plus couillu que Saintignon et Castaner

av masseret zero en stratégie pour les dirigeants socialistes

Respect Jean-Pierre Masseret ! Vous êtes un Homme Libre… Vous venez d’entrer dans « l’histoire politique de France » avec l’image de l’ancien combattant qui résiste à Manuel Valls, à tous les dirigeants du Parti Socialiste, aux pressions de vos colistiers et colistières inexpérimentés, au maire de Verdun, tel Cambronne au soir de la bataille de Waterloo, qui refuse de rendre les armes. A la différence des autres têtes de listes Saintignon et Castaner, vous avez compris que votre retrait n’empêcherait pas l’inéluctable victoire du FN Florian Philipot, mais qu’un retrait pénaliserait l’avenir de la gauche dans la région du Grand Est.

Matignon et Solférino avaient demandé à Jean-Pierre Masseret de se retirer. Peu après 18 heures, limite après laquelle les listes ne pouvaient plus être déposées, il est apparu que seuls 71 colistiers sur 189 avaient fait le choix du retrait et obtempéré aux injonctions de Valls. Leur nombre n’était pas suffisant pour que la liste conduite par Jean-Pierre Masseret soit contrainte de jeter l’éponge.

A 71 ans, il a l’âge de désobéir. Fils d’un mineur du bassin houiller de Commentry, il a grandi à Cusset, dans l’Allier, où il a effectué sa scolarité et où il a vu son père se battre contre les plus forts. Président sortant du conseil régional de Lorraine, élu depuis trente-six ans, Jean-Pierre Masseret a donc résisté à son parti et au Premier ministre. Arrivé en troisième position (16,11 % des suffrages), il a refusé de se retirer au second tour. «Depuis des années, on est dans une stratégie d’évitement, de front républicain, confie l’ancien Ministre des anciens combattants. Et à, chaque élection, le FN progresse. C’est une stratégie de l’échec.»

Jean-Pierre Masseret n’a pas oublié sa difficile conquête de la région Lorraine

De 1986 à 2004, Jean-Pierre Masseret a été élu au conseil régional de Lorraine et a siégé dans l’opposition, relevant dans les dossiers toutes les anomalies susceptibles d’alimenter ses campagnes et de le faire gagner. A force d’opposition dans l’Hémycicle de Metz, il est élu président du conseil régional de Lorraine le 28 mars 2004. La liste PS-PC-Verts dont il est tête de liste au niveau régional a recueilli 48,41% des suffrages.

Jusqu’au bout, il a confirmé le maintien, se refusant à voir un Hémicycle «qui va gérer pendant six ans les intérêts de 5,5 millions d’habitants sans une seule voix de gauche. Je veux être fidèle aux gens qui attendent une gauche qui combat.» A la différence du Nord-Pas-de-Calais et de Paca, la gauche aura bien des élus dans l’assemblée régionale du Grand Est, grâce à la lucidité de Jean-Pierre Masseret.

Si sa combativité est intacte, on imagine l’amertume de cet ex-champion de marathon qui fut secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants sous Jospin, lorsqu’il entend les jeunots du PS Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis, appelant à voter pour le candidat des Républicains.

Droit dans ses bottes, « biberonné » par des anciens de la Résistance lors de ses débuts en politique, défendant « bec et ongle » ses convictions, Jean-Pierre Masseret, avait, lors du référendum du 29 mai 2005, voté contre le traité constitutionnel européen.

Francis GRUZELLE
Carte de Presse 55411

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