Face au FN, Valls et Sarkozy font un concours de ridicule

Ri7Marine MarianneLe Front National étant crédité de 30% des intentions de vote aux départementales, un vent de panique se propage, faisant perdre la tête à toute la classe politique, au point que certains hauts responsables sortent des énormités aussi absurdes qu’indignes de leur fonction. Pour François Hollande le FN est “ la  contestation des fondements de la République”. Mais  qui  sont les  véritables  ennemis de la  République ? Les 30% de citoyens qui votent FN ou les islamistes de plus en plus nombreux qui estiment que la loi coranique prévaut sur la loi républicaine ? Soyons sérieux.
Pour Nicolas Sarkozy, voter FN c’est voter PS. Il oublie que c’est grâce à ses consignes de vote anti FN que le PS a pu gagner de justesse la législative partielle du Doubs. Et si François Hollande a été élu, c’est avant tout  grâce aux voix de ses “amis” centristes et certainement pas suite aux consignes de vote de Marine Le Pen qui avait renvoyé dos à dos les deux candidats.
Par conséquent évoquer le FNPS est aussi ridicule qu’hypocrite.
Quant à Manuel Valls il décroche le pompon en déclarant que “ le FN n’aime ni la France ni la démocratie”. Au hit parade de la mauvaise foi, notre premier ministre est champion toutes catégories. A croire qu’il détient le monopole du patriotisme.
Il s’égare et devrait se ressaisir au lieu d’insulter des millions d’électeurs.
Rappelons que si la France a accueilli cet immigré espagnol à bras ouvert et l’a fait premier ministre, cela ne lui donne pas le droit de contester le patriotisme de millions de citoyens, dont les ancêtres ont versé leur sang au fil des siècles pour construire notre France millénaire. Un peu de décence ! Ce n’est pas Marine Le Pen qui a bradé la nationalité française et notre identité, notre histoire, notre culture. Ce n’est pas Marine Le Pen qui a abandonné nos symboles républicains en laissant siffler la Marseillaise et brûler le drapeau français. Ce n’est pas Marine Le Pen qui lézarde la cohésion nationale en capitulant devant toutes les exigences communautaristes. Aimer la France c’est d’abord défendre  son héritage culturel.
Et  rappelons que si  François Hollande a  fêté sa victoire à la Bastille en 2012, devant des centaines de drapeaux étrangers, image qui a sidéré le monde entier et illustré l’échec flagrant de l’intégration, c’est devant une marée de drapeaux tricolores que Marine Le Pen prononce chacun de ses discours. Par conséquent monsieur Valls est vraiment mal placé pour donner  des  leçons de patriotisme à la présidente du FN. Pas plus que des leçons de démocratie d’ailleurs. Car si notre premier ministre estime qu’il est normal que le premier parti de France n’ait que 2 députés sur 577 et 2 sénateurs sur 348 au Parlement, Marine Le Pen entend quant à elle, redonner au peuple la maîtrise de son destin en généralisant le référendum populaire. C’est ça la vraie démocratie.
Si la classe politique est aux abois après des décennies de pouvoir sans partage, c’est parce qu’elle a failli gravement à sa mission qui était de protéger les Français et de préparer l’avenir des générations futures. Au lieu de quoi nos dirigeants ont dilapidé l’héritage des Trente Glorieuses et abandonné des millions de citoyens à leur détresse quotidienne, en appliquant une inique politique de préférence étrangère. Quand un sans papiers est mieux soigné que des Français ou qu’un étranger a droit à 780 euros de retraite mensuelle sans jamais avoir travaillé ni cotisé en France, tout est dit.
Ce que demandent les Français c’est d’être protégés de la mondialisation sauvage qui détruit les emplois et de l’immigration extra européenne de masse qui menace leur identité. Et s’ils préfèrent Marine à Mélenchon, ce n’est pas un hasard, c’est parce qu’elle est la seule à défendre leur patrimoine culturel et à s’inquiéter de la fracture identitaire. Diaboliser  Marine Le Pen et la traiter en ennemie de la République et de la démocratie, c’est non seulement mentir au peuple français, mais c’est aussi  renier son courage et son patriotisme. C’est tout simplement lamentable.
Jacques Guillemain

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