Face au péril islamiste, le rempart de la France d'aujourd'hui c'est la France d'hier !

Le 5 novembre 2011, dans la petite ville de Seligengtadt, près de Francfort, des musulmans ont défilé pour demander l’interdiction du livre intitulé Les crimes du prophète Mahometde Zahid Khan. La manifestation s’est déroulée dans le calme.

Que dire donc de plus ? Rien, sinon que cette manifestation d’hostilité au monde occidental et à ses règles les plus élémentaires n’est pas un acte isolé, bien au contraire ! Elle est un des fils de la toile islamiste qui s’étend méthodiquement sur le monde, encouragée en cela par l’idée généreuse que se font de l’islam les pays non islamiques !

Ainsi, les États-Unis sont disposés à coopérer avec les récents vainqueurs des élections tunisiennes, car il paraît que les islamistes ne sont pas tous identiques, ceux du parti Ennahda (1) étant on ne peut plus convenables ! En Russie, quelque 170 000 musulmans occupent les rues de Moscou pour célébrer l’Aïd el-Kébir, c’est-à-dire la Fête du Sacrifice (2). En Europe, les crimes d’honneur et les mariages forcés sont en constante augmentation. Dans le cadre du G20, les délégations musulmanes refusent l’inspection des équipes cynophiles de la gendarmerie, les musulmans classant le chien parmi les animaux «impurs». En Suisse, des musulmans prient devant le parlement fédéral pour dénoncer le climat d’islamophobie dont ils seraient l’objet. En Angleterre, le député conservateur Mike Freer se voit séquestré et menacé physiquement par des musulmans, ce qui n’est pas sans rappeler le cas du député travailliste Stephen Timms, blessé un an plus tôt de deux coups de couteau par une musulmane de 21 ans. En France, les locaux de Charlie Hebdo sont incendiés suite à la publication d’un dessin jugé offensant pour la communauté musulmane. En France, dans l’église du Saint-Sauveur d’Arras, le Coran trône sur l’autel ! En France, des fillettes de plus en plus jeunes sont affublées du voile islamique, et les djellabas concurrencent désormais les femmes voilées dans l’espace public !

Tous ces exemples obéissent à la même logique, comme si la planète entière était atteinte par la dérive islamiste, et plus encore par la dérive utopique d’une entente avec l’islamisme, entente que nous obtiendrions par le silence et la soumission. C’est oublier cependant que le couple «silence-soumission» peut avoir la force destructrice d’une avalanche – dont il est bon de préciser qu’elle pousse toujours vers le bas ! Car en permettant l’islamisation de nos sociétés, nous rendons l’islamisme fréquentable, ce qui, à terme, nous conduit vers deux extrémismes : celui des islamistes d’abord, et celui de notre propre défense ensuite, tant il est vrai qu’il n’y a de défense véritable que celle qui n’exclut point l’«ultima ratio regum» (3). C’est tragique, certes, mais cela peut-il être autrement dès lors qu’un peuple entend rester maître chez lui ?

Car c’est bien parce que nous ne sommes plus maîtres chez nous, et, pour tout dire, que nous n’osons plus aimer la France comme nous avons su l’aimer dans le passé, que nous allons vers des bourbiers hautement périlleux, faits d’hétéronomie et, par suite, de violence, aucun individu ni aucun peuple ne pouvant supporter «ad vitam aeternam» la loi venue d’un autre. C’est donc en nous éloignant de nous-mêmes que nous rendons possible l’«impossible».

Autant dire que la France d’aujourd’hui a plus que jamais besoin de la France d’hier, non pas celle de Pétain et de Weygand, mais celle de Clemenceau et de de Gaulle, car ce sont des Clemenceau et des de Gaulle qui font les peuples libres.

Maurice Vidal

 (1) Mot signifiant «Mouvement de la Renaissance».

(2) Ce jour-là, les familles musulmanes égorgent un mouton ou un bélier, après l’avoir couché sur le flanc gauche, la tête tourné vers La Mecque. Elles peuvent aussi égorger une vache ou une chèvre, selon le même rite.

(3) «Le dernier argument des rois» (devise qu’avait fait graver Louis XIV sur ses canons).

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