Face aux fous d’Allah, la lâcheté occidentale m’épouvante

Publié le 17 septembre 2012 - par - 1 933 vues
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Le déferlement de manifestations violentes à travers le monde musulman et, aux dernières nouvelles, en Australie et à Londres (de la part du bouffon Anjem Choudhary et de ses copains, toujours prêts pour un peu de pub) est terrifiant en soi. Le fait que ces défilés de monstres aux yeux fous vociférant leur haine de l’Occident et des incroyants aient été apparemment provoqués par la découverte sur Youtube d’extraits d’un obscur film amateur anti-Islam leur donne un aspect sombrement comique: On croirait presque à une satire absurdiste du monde musulman!

Pourtant, ce ne sont pas ces fous sanguinaires qui provoquent en moi la peur et l’indignation m’ayant poussés à rédiger ce billet. Selon le pays, ils représentent soit une mentalité majoritaire poussée à son paroxysme logique (Egypte, Pakistan, deux pays dans lesquels les châtiments barbares préconisés par la charia sont approuvés*), soit une minorité influente cherchant à pousser l’islamisation à son apogée et à réduire la majorité au silence obéissant (Tunisie, Indonésie, Turquie, Liban). Leur comportement est, somme toute, prévisible et ils ne sont que les bras armés d’organisations suprémacistes islamiques telles que les Frères Musulmans ou l’Organisation de la Conférence Islamique, dont le but est de convaincre l’Occident de taire, voire criminaliser la nécessaire critique de l’Islam, sous peine de voir de futures démonstrations de ce genre.

C’est là où interviennent ceux qui m’indignent et me terrifient : Les occidentaux qui, en condamnant à la fois la sauvagerie des hordes islamistes et le geste des auteurs de la vidéo, les mettent implicitement sur un même pied d’égalité et rendent implicitement ces derniers responsables des violences. Les politiciens qui s’empressent de désavouer la vidéo et de rassurer les musulmans sur le respect qu’ils ont pour leur religion, au lieu de se contenter de défendre la liberté d’expression sans réserve ni avis personnel sur la vidéo en question. Les journalistes qui utilisent le mot « islamophobe » sans esprit critique, sans s’interroger sur ses origines et le parti pris qu’il suggère. Les agents fédéraux américains, qui interrogent actuellement Nakoula Basseley Nakoula au sujet de ses liens avec la vidéo et de la possible violation de sa liberté conditionnelle suite à de précédentes condamnations pour petits délits. Ne nous y trompons pas, si Nakoula rentre en prison, ce sera en tant qu’agneau sacrifié pour apaiser les foules assoiffées de sang. Jamais le monde n’aura vu de capitulation aussi abjecte devant la barbarie depuis les Accords de Munich.

Je conclus sur une note d’espoir en opposant à l’image horrifiante de la dépouille de l’ambassadeur Stevens paradée par ses assassins, celle de citoyens libyens exprimant clairement leur rejet de la violence, leur honte pour leur pays et leur solidarité avec les victimes : http://www.theatlanticwire.com/politics/2012/09/does-not-represent-us-moving-photos-pro-american-rallies-libya/56803/

Qu’ils représentent la population musulmane globale mieux que les barbares ou pas (et l’optimiste que je suis tend vers une réponse positive), ils nous rappellent que le bien persiste à subsister même là où semble régner le mal. Mais si les élites occidentales poursuivent leurs concessions à la charia, si les peuples occidentaux manquent à leur devoir de leur rappeler leurs obligations et si les vrais modérés et réformistes musulmans ne parviennent pas à convaincre leurs peuples de libérer leurs esprits et défendre farouchement leur propre humanité, ces braves libyens ne compteront pour rien dans l’Histoire du monde.

Thomas Ricard

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