Face aux religions, la liberté ne se négocie pas, elle se prend !

J’aime à lire l’édito de Cyrano « Pourra-t-on vaincre l’offensive islamiste par les seuls moyens démocratiques ? » qui met en évidence le trouble dans l’analyse que font certains de nos amis concernant la compatibilité des valeurs et règles républicaines et la répugnance à, ce qu’ils croient, les « mettre de coté » pour survivre.
La question se résume à la problématique simple :
« Suis-je un authentique démocrate et républicain, suis-je la négation de mes propres valeurs, si je m’oppose par tous moyens à la montée du nazisme dont le leader de la majorité est le respectable Chancelier Adolph Hitler ? Les Nazis étant majoritaires aux élections, ont-ils le droit de confisquer les libertés publiques et d’éliminer, entre autres, les juifs, les tziganes, les homosexuels, et les républicains … ???
Vous connaissez la réponse et vous en connaissez aussi le prix.
A l’évidence, cette équation paralysante et mal comprise, Démocratie = Majorité, est une caricature.
Deux éléments me semblent notoirement relever de l’authentique esprit républicain et laïc :
– L’universalité des Droits Humains,
– Les principes de réciprocité, de respect et de protection des institutions démocratiques,
– L’universalité des Droits Humains :
Les lois doivent être conformes aux droits et non les droits conformes aux lois.
On ne mélange pas les péchés et crimes, croyances religieuses et Constitution républicaine.
L’objet premier des lois est de protéger et matérialiser les droits, l’objet des lois n’est pas de servir les intérêts et particularismes d’un groupe fut-il majoritaire. L’universalité, comme le souligne le révolutionnaire français Mathieu de Montmorency « …les droits de l’homme en société sont éternels… invariables comme la justice, éternels comme la raison ; ils sont de tous les temps et de tous les pays. » et Duport d’ajouter « Tout ce qui est injuste ne peut subsister ».
Les droits humains ne sont ni d’un sexe, ni d’une ethnie, ni d’un groupe, ni d’un pays, ni d’une époque, encore moins d’une religion.
Une loi n’est pas bonne parce que je suis d’accord avec et qu’elle neutralise mes adversaires, mais parce qu’elle est juste et respectueuse, aussi, du droit des minorités, minorités elles-mêmes respectueuses des principes démocratiques.
La religion est aux droits universels de l’être humain ce que le parti unique est à la démocratie : sa négation.
La laïcité est la seule garante des libertés et aspirations individuelles et collectives, y compris religieuses.
– Le principe de réciprocité, de respect et de protection des institutions démocratiques :
Pour les religions, les peuples sont considérés comme des propriétés historiques naturelles qu’il convient de conserver et de conquérir par la force et le clientélisme.
Les humains ne sont pas la propriété des religions, non plus que les enfants ne sont la propriété de leurs parents, non plus que les femmes la propriété des hommes.
La paix sociale est dans la tolérance des philosophies et non dans l’ignorance des atteintes aux libertés sous couvert de religion.
La tolérance de systèmes religieux au sein des sociétés modernes doit être établie sur les principes minima suivants :
· La religion et sa pratique sont un choix individuel, personnel, d’adulte.
· La religion ne peut constituer une obligation individuelle, collective, familiale, culturelle, tribale ou ethnique.
· Le bénéfice des libertés républicaines et des institutions démocratiques qui en découlent, par les Eglises ne s’entend que comme une réciproque de tolérance.
· Une croyance ne peut se dissimuler derrière un concept divin pour menacer ou priver les êtres humains de leurs droits fondamentaux et troubler la sécurité et le bonheur public.
· Il n’existe pas de normalisation du bonheur et des aspirations individuels.
· L’atteinte à l’intégrité physique des individus (excision, circoncision,…) est un crime.
· Les institutions démocratiques doivent être totalement séparées des structures religieuses, et ce en particulier en ce qui concerne les formes majeures du pouvoir politique, administratif et institutionnel, exécutif, législatif et judiciaire.
· Aucune loi ou règlement ne peut confondre péché et crime.
· Des institutions d’Etat et notamment l’armée, la police, la justice et l’enseignement ne peuvent promouvoir ou privilégier aucune religion ou croyance spécifique.
Sans au moins ces simples principes, la religion continuera de constituer une menace pour les droits et libertés démocratiques individuels et collectifs.
Notre attitude et tolérance vis-à-vis des religions doivent être bâties sur la réciprocité.
La société doit, sans naïveté, retourner aux religions leur propre tolérance.
Le droit de pratiquer une religion est inséparable du devoir de tolérance des autres philosophies et va aussi de pair avec le devoir de ne pas l’imposer aux autres.
Il faut cependant ne pas être candides, les religions sont antirépublicaines, anti- démocratiques, plaçant au dessus de l’humanité d’astrales créatures, les religions sont une constante négation des droits de la personne ; les superstitions qu’elles véhiculent portent en elles les germes du totalitarisme, de l’obscurantisme, elles sont le vecteur privilégié du totalitarisme, de la ségrégation et de l’apartheid sexuel.
Il faut démilitariser les religions :
Quant est-il de l’Islam ? Montrant plus d’âpreté à confisquer les pouvoirs temporels que de la dévotion désintéressée, au sommet de cet impérialisme :
– La maison de l’Islam (Dar al Islam), espace géographique et politique qui, pour le malheur des habitants de ces régions, représente l’Islam au pouvoir. Les islamistes ont plein et exclusif pouvoir, ils sont majoritaires et ont donc dans leur esprit le droit de persécution des minorités qui sont par nature des opposants. La loi islamique, fraîche pondue par leur dieu, est la Loi.
– La maison de la guerre (Dar al Harb) représente l’espace ou les musulmans peuvent faire basculer le pouvoir en leur faveur. Par la force il va de soi, tous les coups sont permis puisque pour la bonne cause de la vraie foi et au nom du seul vrai DIEU.
– La maison de la trêve (Dar al Sulh) représente l’espace où les musulmans sont en embuscade. Ils sont numériquement minoritaires mais brutaux, ils ne désespèrent pas de leur immigration et de leur taux de naissance. Il faut citer ici la charte du Hamas, dans son article 17, qui demandent aux femmes d’ «être l’usine à hommes ». De plus l’acculturation partielle de la jeunesse issue de l’immigration fait de cette population fragilisée un terrain propice à gober les totalitarismes religieux transnationaux en leur donnant l’illusion de l’appartenance. Le recrutement de l’autochtone et l’intimidation n’est donc pas sans valeur, c’est une stratégie délibérée. C’est dans ce contexte qu’il faut faire peur aux journalistes, assassiner les écrivains, et promettre le terrorisme aux politiciens et aux artistes. Là où s’installe la peur disparaît la démocratie et les droits de la personne. Cette trêve n’est que temporaire, et surtout tant que le pouvoir local n’est pas gênant pour la politique d’expansion sournoise. C’est dans ces contextes que les islamistes n’ont pas honte d’utiliser les mots, Liberté, liberté d’expression, liberté religieuse, égalité des droits et même les mots Démocratie et Constitution. Cette maison de la trêve inclus toute l’Europe occidentale et les USA. Il faut que ces démocraties soient bien naïves et leurs politiciens bien lâches.
Les lois religieuses au sommet du système politique, législatif et judiciaire sont incompatibles avec les lois civiles respectant les droits universels de l’être humain.
Les deux ne sont pas miscibles. L’absolutisme n’a pas de place dans les républiques démocratiques, l’habillage démocratique du discours théologique n’est qu’une mortelle illusion.
Peur, Obscurantisme, Haine, Absolutisme, Intolérance, Violence.
Les textes et prêches religieux tombent sous le coup des lois de protection civile, incitation à la haine, incitation à la violence domestique, discrimination, ségrégation, mutilations, apartheid… Qu’on ne se leurre pas, le socle, la roche mère de la Démocratie c’est le droit des femmes.
Il n’est pas question que la liberté, la justice, l’égalité, les lois qui en sont l’expression soient occultées ou disparaissent derrière les religions.
Les religions ne sont pas dispensées d’enseigner, de respecter, pratiquer et protéger les droits fondamentaux de la personne humaine.
La fréquence, l’intensité et la férocité des persécutions religieuses sont proportionnelles et en phase avec l’extension de leurs pouvoirs séculiers et, sont aussi proportionnelles et en phase avec l’accroissement de leurs capacités d’extraction des ressources publiques.
Il est de notre devoir de remettre les religions à la place qu’elles n’auraient jamais dû se permettre de quitter, la religion est, peut-être, un choix individuel mais jamais une obligation collective. Notre culture démocratique le demande.
Peut-on continuer à laisser prospérer sous le couvert de la tolérance et de la démocratie des totalitarismes religieux armés et laisser s’installer la peur ?
Peut-on continuer à mollement ignorer les fascistes religieux qui prêchent la haine ? La religion porte en elle l’obscurantisme, le totalitarisme, la guerre et la mort.
La société civile se doit de protéger les citoyens, tous les citoyens, contre l’ordre totalitaire religieux, sachant qu’ « il ne peut y avoir de tolérance pour l’intolérance ».
Les dieux, les religions, les croyances forgent et renforcent l’ignorance et sont, avec la pauvreté, au premier rang des nuisances sociales, elles sont toujours le problème et jamais la solution.
Nul besoin de se justifier, il n’y a rien à négocier, il n’y a rien de négociable,
la Liberté ne se demande pas, elle se prend.
Cordialement.
Jean-Carlo Sitzia

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