Faire mémoriser le coran aux enfants : un crime

En octobre 2009, Jean-François Copé, président du groupe parlementaire UMP à l’Assemblée Nationale, critiquait l’exclusivité de l’enseignement de l’arabe laissée aux mosquées et aux caves. Il n’a pas abordé, cependant, le problème de l’endoctrinement des jeunes à travers cet enseignement ni la mémorisation du Coran par les enfants. L’auteur de l’article ci-après se penche sur l’effroyable gâchis et le crime commis à l’encontre des enfants musulmans. (NDT)

FAIRE MEMORISER LE CORAN AUX ENFANTS : UN CRIME

Les musulmans prêtent une grande attention à la mémorisation du Coran par leurs enfants. Les écoles spécialisées se répandent largement, pas uniquement dans les pays islamiques mais partout dans le monde où se trouve une communauté musulmane. Par exemple, en Arabie Saoudite, les statistiques citent treize principales associations pour faire mémoriser le Coran, disséminées dans toutes les régions du royaume.
Le nombre de cercles d’apprentissage et de cercles pour femmes qui y sont rattachées est de 24.450. On compte 503.413 élèves garçons et filles. Les mêmes statistiques précisent que 6.380 collégiens et collégiennes ont mémorisé le Coran entre 2003 et 2004. Dans la même période, le nombre de collégiens et collégiennes qui ont mémorisé 5 parties ou plus du Coran est de 105.103. Quant au nombre d’instituteurs travaillant dans ces cercles et dans les écoles appartenant aux associations de mémorisation, toutes régions confondues du royaume, est de 20.919 enseignants et enseignantes, 1.647 conseillers et conseillères, 4.126 employés et employées. Cela sans compter d’autres associations de mémorisation du Coran dans les prisons qui sont au nombre de 270, fréquentés par 8.310 prisonniers. Il y a aussi les cercles de défense civile dont le nombre est de 118 avec 2.082 élèves. Selon les statistiques du ministère de l’Education et de l’Enseignement en 2003-2004, le nombre d’écoles publiques et privées spécialisées dans la mémorisation du Coran est de 722 écoles de garçons et 769 écoles de filles avec 38.166 collégiens et 89.971 collégiennes (1).

Ainsi, écoles et cercles sont répandus dans toutes les villes arabes et musulmanes jusqu’aux plus petits villages car, en réalité, le cercle de mémorisation n’a pas besoin d’un grand édifice comme les bâtiments scolaires que nous connaissons ; un coin de mosquée est suffisant. Même un coin de rue ou de trottoir ; en plus, beaucoup de musulmans font mémoriser le Coran à leurs enfants à leur domicile.
Il est communément reconnu que la mémorisation d’environ 5.000 mots d’une langue permet à l’individu de lire, de s’exprimer et d’écrire dans cette langue. Quand l’homme apprend une nouvelle langue, il mémorise habituellement les mots dont il a besoin dans la vie quotidienne ou dans son milieu de travail plus facilement que les mots qu’il utilise rarement ; en d’autres termes l’homme peut plus facilement mémoriser un texte dont il comprend le sens que mémoriser un texte dont il ne comprend pas les mots. Or personne ne peut nier cette vérité que le Coran est un livre dont les mots sont difficiles à comprendre, même pour la majorité des intellectuels arabes ou les arabophones. Nous devons imaginer l’effort déployé par le jeune enfant musulman ou plutôt l’importance de la pression qu’il subit pour mémoriser un livre dont le nombre des mots avoisine les 80.000 s’il ne comprend pas grand chose.
Il faut aussi imaginer l’importance de la pression et la souffrance subies par les enfants musulmans non arabes quand on leur mémoriser ce livre écrit dans une langue dont ils ne connaissent même pas une parole.
Réalisez combien il est difficile à un enfant de 7 à 10 ans de mémoriser un bavardage stupide tel que celui-ci :
« Par ceux qu’on envoie en rafales. et qui soufflent en tempête ! Et qui dispersent largement. Par ceux qui séparent nettement, et lancent un rappel en guise d’excuse ou d’avertissement ! ! Ce qui vous est promis est inéluctable. (Les envoyés 1-7 – al-Mursalate)
ou « Par ceux qui arrachent violemment ! Et par ceux qui recueillent avec douceur !
Et par ceux qui voguent librement, puis s’élancent à toute vitesse, et règlent les affaires ! Le jour où tremblera ». (Les anges qui arrachent les âmes 1-6 – al-Naziate)
ou « Par ceux qui sont rangés en rangs. Par ceux qui poussent avec force. Par ceux qui récitent, en rappel : « Votre Dieu est en vérité unique» ». (Les rangés 1-4 – as-Saffat)
ou « Par les coursiers qui halètent, qui font jaillir des étincelles, qui attaquent au matin et font ainsi voler la poussière, et pénètrent au centre de la troupe ennemie. L’homme est, certes, ingrat envers son Seigneur ». (Les coursiers 1-6 – al-Adiyate)
ou « Par l’aube ! et par les dix nuits ! Par le pair et l’impair ! Et par la nuit quand elle s’écoule ! N’est-ce pas là un serment, pour un doué d’intelligence ? ». (L’aube 1-5 – al-Fajr)
Etc … etc … (2)
Mais, si ceux qui font mémoriser le Coran aux jeunes enfants leur expliquent le sens des mots pour leur faciliter cette mémorisation, comment s’y prennent-ils pour leur expliquer le sens de ce verset : « Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance. Craignez Dieu et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants ! » (La vache 223 – Al-Baqara) ? Allaient-ils leur dire vraiment que ce verset signifie que vous pouvez forniquer vos épouses debout, assis, par devant ou par derrière … ! ?. Que répondrait l’instituteur si l’enfant l’interroge sur le sens de ce verset : « […] Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voies contre elles, car Dieu est, certes, Haut et Grand ! » (Les femmes 34 – al-Nisa’) ? Après avoir écouté les explications du maître sur ce verset, va-t-il mieux comprendre les cris de sa mère quand son père la frappe et la cause pour laquelle son père frappe sa mère : peur de sa désobéissance parce qu’elle n’a pas obtempéré pour aller au lit ?
Comment peuvent-ils expliquer à un enfant qui n’a connu de la vie que la nourriture et le jeu un nombre important de versets qui traitent de la fornication, des vagins, de la menstruation, des nymphes du paradis (les houris de la djanna) qui redeviennent vierges après été pénétrées par les musulmans pieux qui pourront ainsi jouir du plaisir de les déflorer plusieurs fois ? !
Mais ce qui est encore pire et plus dangereux sur le mental du jeune enfant innocent c’est la façon dont le maître va s’y prendre pour lui expliquer le sens des versets qui l’incitent à combattre et à tuer celui qui ne croit pas comme lui : « Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et son Messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés » (Le repentir 29 – Al-Tawbah) ? Le musulman a-t-il alors le droit de réprimander son fils qui vient de mémoriser ce verset et qui va à la cuisine saisir un couteau et se lancer, avec la bénédiction de Dieu et de son Prophète, chez les voisins pour menacer un autre enfant qu’il considérait comme son camarade avant la mémorisation de ce verset maudit, et qui est devenu, avec l’aide de Dieu, un infidèle qui doit croire en Dieu et en son Prophète, un ennemi qui mérite d’être combattu, ou bien humilié par le paiement de la dîme ou bien mis à mort ?
Certainement, ce qui est rassurant, c’est que les enfants ne comprennent pas ce qu’ils mémorisent, ou que peut-être, s’ils ont compris le sens, ils l’oublient rapidement. Mais le problème c’est que l’apprentissage en bas âge est, en vérité, comme la sculpture dans la pierre. Le terrorisme qu’observe le monde actuellement n’est que le fruit de ces enseignements dans l’enfance. Ajoutez à cela que le retard dont souffre le monde musulman n’est que le résultat des longues heures gaspillées par les musulmans dans les pages de livres qui ne contiennent que niaiserie et dédain de l’esprit de l’homme.

Ces sommes faramineuses dépensées par les gouvernements et les organisations islamiques pour faire mémoriser le Coran aux enfants et aux adultes et ce nombre effrayant de gens embrigadés pour exécuter cette besogne nous démontrent les causes du retard de la nation islamique et de son isolement parmi toutes les nations du monde.
Ne serait-il pas préférable que les états islamiques et, à leur tête, l’Arabie Saoudite consacrent ces énergies humaines et ces sommes colossales à des laboratoires médicaux et scientifiques et à des cercles d’études intellectuelles et sociales ?
Les musulmans se vantent entre eux quand un de leurs enfants termine la mémorisation du Coran comme s’il avait terminé des études universitaires. Ils feraient mieux de s’autoflageller pour ce crime qu’ils ont commis envers ces enfants. Ce qu’ils ont fait en réalité et en premier lieu, c’est de les avoir privés d’une enfance comme doit la vivre tout enfant. Deuxièmement, ils ont ajouté à cela un bourrage de crâne par des enseignements dont il est difficile de se débarrasser à l’âge adulte. Troisièmement, ils auraient pu consacrer cette capacité de mémorisation que possèdent les petits à l’enseignement d’une des langues du monde qui leur permettrait des contacts avec d’autres humains ou à d’autres connaissances qui les prépareraient à devenir des étudiants brillants qui réussissent.
Bassâm Darwish (*)
(*) Ecrivain et critique syrien, rédacteur en chef du site laïque arabe www.annaqed.com (le Critique).
Traduit de l’arabe par Bernard Dick
(1) Statistique d’après : http://saaid.net/quran/42.htm
(2) Ces textes en arabe comportent des rimes et des assonances linguistiques que cette traduction française traditionnelle ne peut mettre en évidence. Les arabophones peuvent se reporter au texte coranique.
Crédit photos : www.annaqed.com

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