“Fasciste”, Bolsonaro ? Alors que dire de Macron ?

Publié le 15 février 2021 - par - 5 commentaires - 703 vues
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Ci-dessous le point de vue de Jacques Lamy, un Français résident au Brésil depuis de nombreuses années, au sujet de l’actuel Président brésilien, Jair Bolsonaro.

Un témoignage qui remet à l’endroit bon nombre de perspectives purement idéologiques diffusées par les médias français… 

« (…) Aussi, vous livrerai-je mon point de vue personnel sur Jair Bolsonaro, mon “voisin” en quelque sorte, puisque le Palais du Planalto est à moins de 6 km de là où j’habite. Au Brésil, les distances sont à la dimension du pays : ce qui est à 100 km chez nous se trouve ici à 1 000 km, entrecoupés par une nature et une faune qui savent très bien prouver leur supériorité sur les hommes, qu’elles considèrent comme des intrus.

Contrairement à ses prédécesseurs, Jair Bolsonaro est un homme simple, issu d’une famille modeste et dont le père était un immigrant venu de Vénétie avec sa famille, pour y vivre décemment. Il n’était pas le seul dans ce cas.

Très jeune, il avait acquis le respect de la famille si importante pour les Italiens et le sens de la discipline qu’il cultivera en entrant dans l’Armée avec le grade de capitaine. Il fondera une famille selon ses propres principes. Il aura trois fils qui suivront son exemple et occuperont des postes de député ou sénateurs bien avant que leur père ne soit nommé Président.

J’ai connu la période Lula, Dilma Rousseff et Temer. Si je suis un peu plus conciliant pour ce dernier qui a essayé de redresser la barre, malgré ses implications dans des affaires louches, je suis beaucoup plus dur pour les deux premiers qui ont propagé la corruption à tous les niveaux dans le pays afin de propager un idéal socialo-communiste du type castriste ou guévariste dans tout le sous-continent américain.

Avec un Chavez au Venezuela qui se considérait comme le successeur de Bolivar quand Cuba commença à décliner, la Bolivie de Morales, l’Equateur, le Chili de Allende et l’Argentine de Kirchner sans oublier les Tupamaros de l’Uruguay et la poudrière du Paraguay, il ne fait aucun doute que le Brésil allait sombrer dans l’anarchie et la loi du talion.

Pendant ce temps-là, les “populistes” du Parti des Travailleurs (PT) formaient des camarillas patentées pour annihiler toute opposition, comme dans tous les pays dictatoriaux, en pratiquant le chantage, l’influence, l’infiltration et même le crime : les exemples ne manquent pas et certains de ces crimes sont encore en cours d’instruction. L’attentat contre Bolsonaro lors de la campagne électorale en est un exemple. Mais tout ceci n’a pas empêché Lula de s’enrichir en prêchant la bonne parole au Peuple. Du jour au lendemain, son fils, agent d’entretien au zoo de Brasilia, devenait le propriétaire du Groupe JBS, la première société mondiale pour le marché de la viande et des volailles avec le Brésil et les Etats-Unis pour point central. Je passerai sur les affaires Petrobras, Andrade, etc., où les scandales se sont multipliés, au point que HSBC s’est trouvée reprise au Brésil par Bradesco.

Jair Bolsonaro a été élu avec un peu plus de 50% des voix, par les Brésiliens qui étaient opposés aux abus du PT, et le “Jaune-vert” a remplacé le “Rouge”. Mais, pour réaliser tout ce qui n’avait jamais été entrepris auparavant, il a choisi de s’entourer de gens comme lui, disciplinés et techniciens, au lieu de politiques, ce qui explique que certains parlementaires ou hauts-fonctionnaires qui n’avaient jamais rien fait d’autre que de siéger dans une Assemblée, lui en aient beaucoup voulu d’entraver ainsi leur plan de carrière…

De plus, la Constitution brésilienne n’accorde pas à son Président autant de pouvoirs que la Constitution française. Élu pour quatre ans, il peut être destitué à tout moment (comme Dilma Rousseff), et désavoué par les Gouverneurs de chaque Etat, lesquels sont libres d’appliquer ou non chez eux les ordres reçus de Brasilia : ils sont élus au suffrage universel direct, au même titre que le Vereador (conseiller municipal) qui constitue un véritable contre-pouvoir au maire d’une commune.

Tous les matins, à 9h, avant d’entrer dans le Palais du Planalto, Bolsonaro prend son “bain de foule”, répondant aux questions des gens massés autour de lui. Mais les journalistes sont mis à l’écart… derrière une barrière ! Le Président a, entre autres, mis un terme au monopole du quotidien de gauche O Globo, ce qui explique le côté revanchard des médias envers lui.

Mais, on le voit souvent accompagné par quelques amis – dont un Noir, ami d’enfance qui est devenu député et qui le suit partout -, attablé dans un petit bar, en train de prendre une bière et un sandwich, en short et en chemisette, discuter avec tout le monde. Évidemment, ce n’est pas le cérémonial de l’Elysée et il ne faut pas changer de trottoir pour le rencontrer. D’ailleurs, au Brésil, tout le monde se tutoie, et même le Président n’échappe pas à la règle.

Ce que je constate, dans son calendrier, c’est son activité quotidienne et le succès qu’il remporte dans des régions qui lui étaient opposées comme le Nord-Est. Cette vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=EJ5kxS3LJeI&t=3s

n’en est qu’un exemple.

Partout, il va inaugurer des usines, des stations d’épuration, des conduites d’irrigation pour les terres arides, des écoles pour les endroits les plus reculés, des postes de secours, etc. Tandis que, par vengeance, ses prédécesseurs créent des incendies de forêts qui éliminent au passage les indigènes – lesquels ont accepté l’accès à tout ce à quoi les autres citoyens brésiliens ont droit – sous prétexte d’atteinte à leur culture et à la protection de l’environnement – un sujet qui tient à cœur à un Emmanuel Macron qui voit dans le Patrimoine mondial un prétexte rentable pour exploiter les richesses d’un pays qui ne lui appartient pas. Heureusement, l’Armée brésilienne, parfaitement entraînée à ce type de terrain, veille et est prête à intervenir si besoin est.

Pour conclure, le Brésil n’est plus un copié-collé des Etats-Unis, malgré certaines ressemblances. Le fait que le pays pourrait vivre en complète autonomie avec les ressources dont il dispose (même sans le Mercosul), doit fâcher quelques mondialistes comme George Soros dont on connaît les ambitions et la haine envers un Donald Trump, un Vladimir Poutine, ou encore un Viktor Orban. Rappelons que l’Open Society Foundations subventionne nombre d’ONG d’extrême gauche, tout comme nombre de grands banquiers financèrent la Révolution Russe de 1917.

Jair Bolsonaro est un modèle d’alternative qui, contrairement à la politique actuelle française, entretient de bons rapports avec tous les pays, et cette politique lui réussit. Sa femme Michelle, beaucoup plus discrète qu’une Brigitte Macron  – dont le rôle reste encore à définir -, fait un immense travail social, tout comme le fit en son temps Sarah Kubitschek, que mon regretté beau-père a bien connue lorsqu’il travaillait pour la Présidence.

Michelle Bolsonaro parle le langage des sourds-muets, passe ses journées à visiter, recueillir les doléances et élaborer des projets pour l’enfance, les handicapés et les personnes âgées. Elle est très courageuse, ce qui rehausse le prestige de Jair.

Les médias ont beaucoup critiqué les fils Bolsonaro et ont essayé de déstabiliser leur père en les attaquant pour corruption… La vérité, c’est que, suite à une rencontre occasionnelle, ils n’ont fait que “répercuter” la corruption d’un tiers. Parmi tous les gens que je rencontre dans la rue ou par mails, je ne suis pas assuré que les “amis de mes amis” ne soient pas corrompus. De là à me transmettre le virus et dire que je suis moi-même corrompu, il y a un grand “sot” en derrière… Si on généralisait cet “amalgame” dans la vie courante, il serait grand temps de nous retirer du monde et de passer à la trappe. (…)

Vous interpréterez ce témoignage comme bon vous semble. Mais rien ne vaut un jugement personnel in-situ. »

Jacques Lamy

NB : Les liens internet sont d’Henri Dubost

 

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Eghard

Bravo, cher Jacques, pour cette synthèse tout à faite réaliste et percutante pour qui ne voit le Brésil qu’au travers des médias (De grand chemin comme les qualifient un certain blog!) inféodés au politiquement correct, Pour y être une grande partie de l’année je partage totalement le fait que le Nordeste a “viré sa cuti” et maintenant est totalement acquis au Président Bolsonaro. Et pourquoi me direz-vous ? Simplement car il travaille, fait des routes, des écoles, des centres de traitement des eaux… ce qui est autrement plus utile que les discours creux non suivis d’actes comme lors des deux mandats précédents.
Un seul bémol sur ce Président…. Il ne sait pas se taire, est “franc du collier”, dit ce qu’il pense …”prato cheio” pour l’opposition !

Renard

Moi-même franco-brésilien né à Rio de Janeiro je dis bravo à monsieur Lamy vous avez bien résumé ce que c’est notre Brésil. J’aimerais bien voir un jour un Jair BOLSONARO à l’Elysée aussi

Pierre Lavelle

Bravo Jacques. Moi aussi j’habite au Brésil et je partage complètement ton message.

Eric Pecaud

A poui ils nous ont rabâcher qu’il était le nazi.. Mdr on voit bien que notre pays résonne à gauche encore

Félicitations pour ce beau témoignage, cher Jacques, sur ce magnifique pays qu’ est le Brésil de retour à la prospérité et au bien commun pour tous les Brésiliens grâce au Président Jair BOLSONARO.
Mon Ami Jacques LAMY, dont je ne peux être que fier à tous égards, est un homme intègre appréciant avec objectivité et réflexion ce qu’ il voit; à vrai dire, à la suite de nombreuses années de cybercorrespondance, rien ne semble lui échapper; il est vrai qu’ il bénéficie d’ une très longue expérience professionnelle particulièrement éclectique dans de très nombreux domaines et à un très haut niveau.
FCC Cercle Légitimiste de France fcdc@bbox.fr

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