Faut-il brûler Marcel Campion pour homophobie ?

Publié le 24 septembre 2018 - par - 26 commentaires - 1 168 vues
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La diatribe anti-Campion, l’homme à la roue, le copain de Johnny et de Sarko, de Yves Mourousi aussi (pas vraiment hétéro), est à son comble du fait de son langage « fleuri » (à la Yann Moix? ou à la Charles Consigny sur ONPC?) à l’encontre de certains qui l’ont expulsé de la place de la Concorde en même temps que le « Marché de Noël ».

Si l’on visionne la vidéo, Marcel Campion s’en prend tout d’abord aux propos du maire de Paris, Anne Hidalgo, qui discriminent ce qu’ils représentent, Campion et le Marché de Noël, en disant qu’ils ne font pas dans la « qualité », selon le maire, ce que récuse Campion en prenant comme exemple ce plug anal géant qui en effet paradait Place Vendôme en 2014 avant de se faire dégonfler, Campion n’y voit pas cette « qualité » tant vantée, qu’on lui reproche de ne pas avoir, dans cet objet dont se servent selon lui les « pervers » ; puis il accuse, en effet, Bruno Julliard (qui vient d’ailleurs de se séparer d’Hidalgo) d’avoir opté, étant « un peu de la jaquette », pour la promotion canapé auprès du prédécesseur d’Hidalgo, Delanoë, et de là d’avoir pu également introduire, si l’on peut dire, un certain lobby « homo » (queer, en réalité, adepte du transgenre) qui sans doute considère le plug anal géant comme un « progrès » bien plus représentatif du Paris d’aujourd’hui que ce que représente un Marcel Campion, tout ce monde forain « sans qualités », ce gros vin rouge qui tache, cette beauferie généralisée, le peuple à sandales quoa, rien à voir avec la belle soirée macronienne, le (c)hic à l’Élysée lors de la fête de la musique avec Kiddy Smile et sa bande, pris à partie d’ailleurs par Charles Consigny sur ONPC parce qu’il s’agit au fond du même problème :

Si, en effet, l’on n’est pas dans la norme actuelle, à savoir le complet renversement des extrêmes, cela ne passe pas, si l’on n’est pas « progressiste » donc LGBT(QI) et no borders (tout en cachant l’origine de ceux qui assaillent les couples gays, et les gens en général), la mise à l’index est de mise, c’est automatique, en attendant l’asile psychiatrique ; autrefois, c’était l’inverse, certes ; mais est-ce mieux aujourd’hui pour autant ? En réalité, c’est pis puisque autrefois, hormis quelques exceptions, l’homosexualité, considérée comme une donnée de naissance et non pas un « choix », était admise, contrairement à ce qui se dit (du moins en Occident), et sans trop de façons : « être de la jaquette » a toujours été l’expression, tolérante de mise, même « pédé », « pédale » d’ailleurs, « pédéraste » un peu moins parce que cela flirtait avec « pédophile » et que c’était donc mal perçu.

Et puis, les idéologues s’en  emparèrent, depuis Jean Genet au fond et son adoubement par Sartre (rien à voir avec  Proust, Gide, Cocteau, Jean Marais), les premiers termes (jaquette, pédale) seront alors déconsidérés parce que sans doute trop « normaux » : quoi de plus énervant, en effet, pour un queer foucaldien ou bourdieusien, de voir un homo ne pas se revendiquer comme tel, ne pas faire la « folle », le « trans » de pacotille, etc.) tandis que les derniers termes, en particulier la pédophilie, ont un potentiel fertile de « liaisons dangereuses », comme il a été théorisé dans les années 70, comme étant le must pour choquer le bourgeois, car même si l’on n’est pas homo, il faut le « devenir ».

Rappelons-nous un certain cinéma français qui véhicula naguère, par exemple, dans « Les nuits fauves » et aussi dans un film, encensé à l’époque, « Nettoyage à sec » (d’Anne Fontaine), le passage à l’homosexualité queer comme obligation, sanction, preuve  « radicale », pour trouver sa vérité, pour se purifier pour expier le fait de vivre de façon “banale”, patron de bar-tabac, de pressing, ce n’ est pas bien, vilain, c’est-à-dire, décodé, c’est « petit-bourgeois ».

Mais plutôt que de le tuer, comme à l’époque triomphante du léninisme classique, d’aucuns veulent le « sauver », le « purifier ». Dans ces conditions, d’aucun(e)s parlent même de l’homosexualité comme un « élément de progrès des civilisations » (Hugo Marsan, in Le Monde du 7/3/97, à propos d’un livre de Henning Bech : When men meet : homosexuality and modernity), tandis qu’un autre, à propos du film de Fontaine cité plus haut, en affirme l’aspect nécessairement “politique au sens plein du terme“ (Jacques Mandelbaum, in Le Monde du 25/9/97).

Il n’est donc guère étonnant d’observer cette obligation, de moins en moins implicite, d’en passer par là pour éviter « l’encroûtement petit-bourgeois », pour s’élever aussi dans la société « métissée » (au sens non pas ethnique mais queer) ce qui implique de poser l’obligation du queer, du trans, au rang de praxis sacrale en exigeant comme préalable, et comme ce fut le cas dans les années 60, que l’on se fasse d’abord « nettoyer à sec », pour « se noircir » en quelque sorte.

Comme si un égalitarisme des plus pernicieux venait se nicher dans les recoins les plus intimes, exigeant la transparence et le tournis des désirs, refusant, à nouveau, la spécificité du fantasme (personnifiant la puissance et son manque comme le phallus), exigeant que son irréalité, y compris au sens irréalisable du terme, soit « dépassée », réitérant dans ce cas cette gestuelle de l’Inquisition qui sommait d’abjurer ce qui était seulement pensé, comme le réitéra, signale Mac Luhan, le léninisme stalinien avec les procès des années trente.

Ainsi la nouvelle police des mœurs (anti-Campion and Co) invente une nouvelle torture de la « roue » celle qui oblige à abjurer ses origines fautives blanches hétéros enracinées dans une histoire ici française par la confession bavarde façon Angot dans laquelle même le plaisir hédoniste est banni au profit d’une plate observation des déclenchements du droit au désir sans fin et de sa morgue.

Lucien Samir Oulahbib

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Notifiez de
Hoplite

La seule chose qui intéresse Campion c’est les millions qu’il ramasse en vendant sur les Champs Elysées

Carole

Il est fort probable que l’on puisse impunément traiter de « pervers » n’importe qui (il serait opportun de vérifier, – éventuellement tester – pour voir les réactions des médias et politiques bien-pensants) à l’exception de certaines communautés, dont les homosexuels ! Les mêmes qui se disent choqués invoqueront alors certainement leur liberté d’expression. Mais le mot de M. Campion est pour Mme HIDALGO l’occasion rêvée de priver les Parisiens de marché de « Noël » !

Sulfur

Vous ne pouvez pas leur lâcher la grappe aux homos, cinq minutes? Marcel Tartempion a dit que, et les commentaires se dechainent! C’est quoi les suiveurs de RL, un ramassis d’aigris homophobes?

Carole

Ce qui me choque, c’est le « deux poids deux mesures » de la liberté d’expression lorsqu’elle est « pesée » par les bien-pensants.

DUFAITREZ

Marcel Campion, Lucien Lampion-Sanspoint ?
Faites un effort !

jerome

vive Marcel !!!!

Sniper83

Campion…Champion !!! au nom de quoi et de qui tout le monde devrait accepter ces déviances sexuelles de dégénérés ??? la liberté d’opinion concerne tout le monde y compris ceux qui détestent les fiottes et autres gouines !!!
Dans la nature chez les animaux il n’y a pas de pédés ni de gouines …non mais merde alors !!! que la bienpensance et le vivre ensembles, vastes foutaises aillent se faire mettre !!!

Pr Sheldon Cooper

En fait si. Dans le règne animal il y a des comportements homosexuels

Jill.

Il y a aussi des poissons volants.

Pr Sheldon Cooper

Tout à fait

Carole

Peut-être, mais les animaux en question n’ont pas un pouvoir de nuisance sur le règne animal… Et il doit s’agir vraisemblablement de comportements occasionnels.

AX2

Ce sont des animaux tarés, et d’ailleurs ce phénomène n’est pas très inquiétant puisqu’ils ne risquent pas de transmettre leurs tares à leur progéniture.

Pr Sheldon Cooper

Ce n’est pas peut être. C’est certain. Après pour les détails il faudrait que je relise Biological Exuberance: Animal Homosexuality and Natural Diversity

Pr Sheldon Cooper

Ce n’est pas peut être. C’est certain. Et cela touche un grand nombre d’espèces

AX2

Logique, ce sont des animaux tarés. Il faudrait peut-être se demander combien de temps survivrait l’homme si tous les animaux étaient homosexuels.

Sulfur

Parce que toi tu es normal peut etre?@sniper 83

patphil

ils s’en prennent à qui ils pensent être faibles en tout cas à tous ceux qui ne pensent pas comme eux!
le goulag c’est pour bientot, juste après l’asile psychiatrique!

De Profundis Macronibus

Marcel Campion n’est jamais qu’un marchand du temple doublé d’une grande gueule comme tant d’autres et il n’est certainement pas plus homophobe que la moyenne des français qui tolèrent sans enthousiasme les moeurs déviantes… Mais les petits marquis de gauche n’aiment pas qu’on pointe leurs petits travers même, et surtout, s’ils les portent en bandoulière, contrairement aux invertis de l’autre bord qui font plutôt dans la discrétion !

chafoin

Je trouve que Mr Campion a raison, et les gauchos/bobos parisiens seraient bien malins de réfléchir au pouvoir que détient un homme comme Mr Campion si jamais il voulait s’en donner la peine, il pourrai bloquer Paris en un coup de téléphoner ! à bon entendeur salut !!!

Pr Sheldon Cooper

On peut débloquer encore plus vite

Marc

Tu débloques tous les jours professeur, plus vite que ton ombre !

De Profundis Macronibus

Vous en êtes la preuve permanente… :-D

pepito

C’est vrai que pour débloquer vous êtes là…

butterworth

faux l homosexualite n etait ni admise dans l antiquite grece et rome et reprimee par les trois religions monotheistes pour l antiquite bi meme chez les celtes comme ailleurs samourais CONFUSION DES GENRES https://fr.wikipedia.org/wiki/Bisexualit%C3%A9_dans_la_Gr%C3%A8ce_antique

Marc

butterworth, lis donc Platon.

Philippe@9.3

Probablement.
Il y a longtemps que les homos ne sont plus brulés en réunion, en attendant la charia…
Les LGBT ‘stigmatisés’ en tchétchénie peuvent déjà le brûler sur les réseaux sociaux, ils sont tellement supérieurs et tolérants…
Il est clair que si ont leur donnait le permis de tuer, ils ne l’utiliseraient, eux… Mais je ne parierais pas mon trou du cul avec eux.