Faut-il classer Le Monde de la gauche caviar dans la catégorie journalisme ?

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À la gauche de l’extrême gauche du Monde (ojim.fr), faut-il classer Abel Mestre dans la catégorie journaliste ? Abel Mestre constitue à lui seul un fourre-tout de l’extrême extrême gauche, allant du stalinisme à l’anarchisme en passant par le trotskisme expérimental et l’action de rue. Plus qu’un journaliste, Abel Mestre est avant tout un militant qui s’est créé une niche écologique au Monde en fantasmant autour de l’extrême droite qui constitue pour lui à la fois une rente et une forme de fascination. Plus récemment, il a été responsable de la rubrique football puis du suivi de la gauche de la gauche, un domaine où il est plus à l’aise.

« Journaliste », spécialiste de la dénonciation de l’extrême droite au journal Le Monde. Avec Caroline Monnot auteur d’un blog du Monde spécialisé sur l’extrême droite, Droites extrêmes, depuis novembre 2009. Il signe ses articles Abel Mestre, puis Abel Mattioli Mestre enfin utilise le pseudonyme de Jean Ackerman.

En avril 2015 il quitte le service politique du Monde. Début 2018 Abel Mestre réintègre le service politique du journal où il semble suivre l’extrême gauche et la France Insoumise. À ce titre, il met en exergue les déclarations du père de la ministre Marlène Schiappa, militant trotskyste grand teint qui donne des leçons de marxisme à sa fille. Il tente un difficile équilibre entre extrême-gauche et gauche de gouvernement.

En mai 2020, Abel Mestre s’attaque à Michel Onfray qui a l’outrecuidance de refuser le clivage droite-gauche en fondant une revue Front Populaire destinée à recueillir les opinions des souverainistes des deux rives. Autant dire que ce déviationnisme est intolérable pour Mestre et sa collègue Lucie Soullier qui s’emploient à flétrir l’initiative en pointant la présences de personnalités d’extrême droite au nombre des abonnés et des collaborateurs (que les auteurs confondent allègrement) de la nouvelle revue.

Par la suite, Laurent Joffrin leur emboîte le pas, dans un éditorial aux accents d’excommunication. Pour la scrupuleuse vigie du Monde, le souverainisme sera de gauche, ou ne sera pas. Fin octobre 2021, il remet à la mode le fantôme de l’antifascisme de carton-pâte en publiant un papier sur l’antifascisme, un renouveau par la jeunesse où il utilise ses connections militantes avec l’extrême gauche de l’extrême gauche.

Militant à l’UNEF à l’université Paris II Assas. Durant ces années d’action directe, il eut maille à partir avec des mouvements d’étudiants de droite très implantés à Paris II.
 En parallèle, membre du groupe informel « De l’utopie concrète » initié par Roland Castro, se réunissant dans la perspective des élections européennes du printemps 2004. (Urbanisme septembre-octobre 2003). Roland Castro, architecte (et membre du Conseil national du parti communiste français) était à l’initiative en 2000 avec le député européen du PCF et ancien président de SOS Racisme, Fodé Sylla, du Mouvement pour la civilisation Urbaine voulant transcender les clivages politiques (L’Humanité Hebdo, 26/02/2000). Abel Mestre est l’un des membres fondateurs en 2002 du Mouvement de l’utopie concrète (MUC), un parti politique dont le président était Roland Castro. Abel Mestre est le responsable de la Commission laïcité (magazine TOC octobre-novembre 2003). Le programme : le droit de vote des étrangers aux élections locales, la régularisation des sans-papiers, l’arrêt de la chasse aux mômes dans les écoles, la reconnaissance du vote blanc, un service civique obligatoire garçon-fille (…)

« Le problème actuel de la France est l’explosion du sentiment d’appartenance. (…) Notre programme : Révolution fraternelle pour une République métissée. (…) La fin de la discrimination des Noirs et des Arabes. (…) La vocation de l’Europe va s’appeler le gouvernement du monde un jour. (…) La Turquie doit être dans l’Europe, c’est bien qu’un pays musulman soit dans l’Europe. (…) Tout ce qui est sur le plan climatique, il faut s’orienter vers la gouvernance mondiale. Nous sommes sommés à une gouvernance mondiale sur les questions liées à l’environnement. (…) Je suis pour une régularisation et systématique de tous les sans-papiers. Je suis pour une Europe avec des frontières poreuses. Très proche du Réseau d’étude, de formation et de lutte contre l’extrême-droite et la xénophobie (REFLEXes), revue puis site internet d’ultra-gauche dont le travail consiste à analyser et dénoncer les militants qualifiés d’extrême droite.

Cet ancien maoïste dans les années 1970 fut membre du Conseil national du parti communiste au début des années 2000. C’est en partie sur la question de la promotion de la pédophilie que le groupe Vive la révolution, dirigé par Roland Castro, s’est auto-dissous en 1971. Roland Castro est l’un des signataires de l’appel face au fascisme lancé en 1990 par le mouvement Ras l’front : « Le combat antiraciste ne sera pas gagné par la recherche d’on ne sait quel consensus bourbeux avec une droite déjà largement contaminée. (…) Il le sera par la mobilisation de ceux et de celles qui, par-delà différences et clivages, sont résolus à stopper le FN à tout prix, par tous les moyens, à tous les niveaux, et de manière permanente. La bataille doit être livrée devant les tribunaux, dans les médias et dans la rue. »

Moralité : Abel Mestre permet de mesurer l’abîme qui sépare le journalisme de la pensée.

Comment l’extrême droite a infiltré les médias (lemonde.fr) Notre monde se divise en deux : les pour et les contre, le camp du bien et les méchants réactionnaires, irréconciliables. Tout homme vraiment libre doit portant avoir un pied dans le camp adverse. Ce souhait, c’est Alexandre Devecchio, rédacteur en chef adjoint des pages débats du Figaro, qui l’a formulé, mercredi 29 juin, dans la chronique : En toute subjectivité, sur France Inter. Son vœu a été largement exaucé : toute la saison dernière, l’éditorialiste conservateur a posé son pied (droit) dans ce camp adverse que représente, pour lui et le média qui l’emploie, la radio publique.

Au-delà de sa personne, l’année qui s’achève a montré que, dans le monde manichéen qu’Alexandre Devecchio décrit, les méchants réactionnaires ont cessé d’être des parias sur les antennes de radio et les chaînes de télévision. Éric Zemmour, pilier des plateaux de télévision depuis 2003 puis candidat à l’élection présidentielle et une génération de voix conservatrices ont pris leurs quartiers dans des médias audiovisuels, d’autant plus accueillants que le contexte électoral les soumettait aux règles renforcées du pluralisme.

Résultat : 91 députés d’extrême droite, dont 89 du Rassemblement national (RN), viennent de faire leur entrée à l’Assemblée nationale. Les visages des réactionnaires sont familiers. Eugénie Bastié du Figaro, Gabrielle Cluzel et Marc Baudriller du site ultraconservateur Boulevard Voltaire, et l’essayiste nationaliste Mathieu Bock-Côté, la journaliste de l’hebdomadaire Valeurs actuelles Charlotte d’Ornellas et les directeur et directeur adjoint de la rédaction, Geoffroy Lejeune et Tugdual Denis…

Toutes et tous ont contribué à populariser les thèses et la rhétorique de l’extrême droite auprès des téléspectateurs de CNews, BFM TV, France Télévisions, ainsi que des auditeurs d’Europe 1, de France Inter, RTL, Radio Classique. Les réseaux sociaux ont aussi leur part de responsabilité en permettant aux débats de prospérer. Ils ont contribué à lever certains tabous et contaminé certains médias traditionnels. Le débat public a pu porter sur la place des musulmans dans la République ou la théorie raciste du Grand Remplacement.

Alain Finkielkraut fut l’un des premiers soutiens du mouvement des Gilets jaunes. Il a été la cible des injures de l’antisémitisme rampant en raison de ses positions sur le conflit israélo-palestinien.

Académicien français, idéologue conservateur « identitaire » de grande importance, Alain Finkielkraut fut le premier intellectuel de « référence » et d’influence à soutenir le mouvement des Gilets Jaunes. « Cette révolte des gens d’ici (somewhere) contre les gens de nulle part et de partout (anywhere) m’a ravi. »

L’analyse des divisions politico-sociales dans le monde occidental, avec la remise en cause de la division droite/ gauche, a pris un tour nouveau avec les gagnants et les perdants de la mondialisation.

On note l’importance des essais de Christopher Lasch (La révolte des élites, 1995), de Christophe Guilluy (La France périphérique, 2015), et l’analyse la plus parlante en termes de progressisme de David Goodhart opposant Anywhere et Somewhere, La nouvelle fracture mondiale (The road to somewhere, 2017), traduit en français en 2019. Écrit entre 2016 et 2017, à la lumière du vote sur le Brexit (2016), l’essai renvoie à l’élection de Donald Trump (2016) et fait référence, dans son introduction française, à la révolte des Gilets jaunes en France (2018), autant d’événements relevant pour David Goodhart de la même logique.

La mentalité des Anywhere, ceux de n’importe où, est celle d’un individualisme progressiste. Ils sont opposés à l’identité de groupe, à la tradition et aux pactes nationaux (Église, patrie, famille). Les Anywhere sont les gagnants de l’immigration, de la multiplication des droits humains et de l’intégration européenne contre les revendications nationales. Alain Finkielkraut salue les Gilets jaunes, « un mouvement fraternel » et se réjouit de l’apparition sur la scène publique de « cette France majoritairement blanche qui n’est pas raciste pour un sou » (Le Figaro). Sans jamais revenir sur la pertinence, le bien-fondé, de cet emballement initial, Finkielkraut exprimera des réserves sur l’infiltration du mouvement par l’extrême gauche (le Figaro).

Et de s’interroger sur la dérive antisémite de l’extrême gauche infiltrée dans les « Gilets jaunes » avec ce « Macron/Rothschild » venant des tréfonds de l’antisémitisme d’extrême gauche en France et en Europe.

Et Finkielkraut d’insister sur le retour d’un antisémitisme d’extrême gauche « blanc » qui sont les idiots utiles de l’antisémitisme virulent, militant et criminel des islamistes et des djihadistes, conforme au drame national de la déconstruction idéologique et politique de la France et des pactes nationaux (Église, patrie, famille). Voilà pourquoi la France est devenue la victime habituelle des violences antisémites ! Et en même temps, étrange silence de la communauté académique : c’est la nouvelle trahison des clercs !

Thierry Michaud-Nérard

Source : Comment l’extrême droite a infiltré les médias (lemonde.fr) et Éric Feferberg/AFP

Avec Éric Zemmour : Nous devons reprendre le contrôle de notre pays !

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4 Commentaires

  1. le monde, libé, même paris match et surtout la presse quotidienne de province sont à ettre dans le mêm panier, ils ne survivent que grace aux subsides gouvernementaux, les lecteurs ont abandonné ces journaleux depuis longtemps

  2. Tout ce qui est moins de droite que Riposte LAÏQUE doit être considéré comme humaniste et donc SATANIQUE.

  3. et comment l’extrême gauche est omniprésente dans tous les medias depuis plus de 40 ans et nous pourrit la vie, ce torchon collabo le MONDE en premier ? à quand un observatoire de l’extrême gauche collabo ?

  4. Certainement pas, ce n’est qu’idéologie, mensonges de propagande et escroquerie …

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