Faut-il diaboliser les opposants du pouvoir « démocratique » en place ?

Publié le 28 septembre 2019 - par - 512 vues
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Démos = peuple ; Cratie ou Kratos = pouvoir… Démocratie = Pouvoir par le peuple et pour le peuple.
Quelle démocratie peut-on espérer pour ce nouveau monde en gestation et/ou en embuscade ?…

Au fond, les hommes sont-ils faits pour vivre ensemble ? Peuvent-ils s’entendre dans une démocratie qu’ils « idéalisent » par pure nostalgie d’un passé révolu ou en évolution ? La démocratie idéalisée, probablement utopique, à laquelle ils aspirent ou rêvent, serait un sésame, un passe-muraille, un concept qui permettrait aux gens de cohabiter à égalité de droits dans la cité ?

Et, pourtant, son utilité, sa raison d’exister devait servir à légitimer un pouvoir « apaisé » dans la cité !…
Dans l’histoire récente, sous l’aile bienveillante d’une démocratie « légitimée », des hommes, de bonne mais aussi de mauvaise volonté, ont pu s’affronter politiquement, intellectuellement et philosophiquement dans la cité, puis dans les hémicycles du pouvoir.

Or dans la cité il fallait un chef, un guide intellectuel voire idéologue pour incarner le pouvoir de gouverner. Dans une dictature, ce chef concentre tous les pouvoirs sur lui afin de se maintenir de façon autoritaire dans un régime dominé par l’arbitraire, j’ajouterai par l’ignorance, l’incapacité, l’irresponsabilité, l’inconscience.
Ex : Dictature macronienne mise en exergue sur cette vidéo par un étudiant de Sciences Po-Paris

Dans une démocratie, pour respecter un équilibre consensuel, il fallait désigner parallèlement un chef de l’opposition. Si ce n’était pas le cas, alors indéniablement, inéluctablement, inévitablement même dans la cité la mieux dirigée, une partie du peuple s’en sentira toujours exclue et le fera savoir haut et fort, en protestant de maintes manières.

Par exemple : En endossant un gilet jaune pour arpenter les rues des grandes villes et crier à l’injustice ; en réagissant sur les réseaux sociaux par des propos audacieux alertant leurs élus repus ; encore mieux, en soutenant la réinfosphère qui incite à lire les meilleures prises de positions politiques sur les sites de Riposte Laïque et de Résistance Républicaine, jamais cités par ailleurs. Puisque nous sommes mortels, nous mourrons fatalement un jour, certes, mais l’entretien de notre culture factuelle sur ces sites fera que nous ne mourrons jamais idiots.

Ainsi, j’avais mis longtemps à comprendre (avec Pierre) que se syndiquer c’est se faire manipuler, ce qui revient à engraisser des planqués, des Mickeys, des enkystés. Ces idiots utiles du système industrio-professionnel étaient censés le surveiller de très près pour mieux protéger nos statuts et conditions de travail. Que nenni, la politisation et l’idéologisation de ces instances syndicales les aura noyées dans le mensonge de l’inefficacité pour masquer à jamais leur médiocrité aux yeux de leurs obligés.

Or, dans un idéal démocratique, on se doit de préserver un espace de délibération publique donc ouvert au peuple. Dans ce cadre, le pluralisme des débats ne doit en aucun cas être confisqué par les gardiens autoproclamés du politiquement correct. Sinon adieu la démocratie, et bonjour le totalitarisme qui conduit à la dictature de régimes autocrates et/ou progressistes, ce qui revient au même. Ne l’avons-nous pas subi depuis l’ère mitterrandienne ?
Mais ce sera toujours en cas de rupture grave des intérêts et des valeurs de chacun que le pays se fragmentera en parties irréconciliables avec des affrontements inévitables… inéluctables… insécables. Le sort du peuple dépendrait alors de la détermination à dessein de ceux qui ont dévoyé le pouvoir pour le conserver à tout prix !

Dussent-ils recourir à la force policière ou armée !… Dans leur idéologie, le sort de l’homme commun n’est qu’une variable d’ajustement.

Au sens anthropologique, une communauté peut-elle se réunir autour d’un seul destin en commun ? Tels : la Nation française, la République, l’État, l’avenir de leurs liberté, égalité, fraternité, laïcité. L’avenir nous démontre tout le contraire, qu’avoir un destin en commun, n’est pas le souhait partagé par tous.

L’opposition en Démocratie devenant alors une nécessité existentielle pour exprimer en bloc une vision sociétale avec toutes ses options celles : préservant l’avenir de la famille, des enfants, de la culture, du mode d’éducation et d’expression et pérennisant l’ensemble.

Seule dans ce cadre, cette opposition est porteuse d’un avenir de rechange, et de mon point de vue, par les porteurs des idées du conservatisme rénové, généralement attaché aux valeurs du/de leur/ passé.

Or, dans le monde entier, on assiste à un clivage passionnel, quasi binaire entre progressistes et conservateurs appelés Républicains et Démocrates aux USA, Conservateurs et Travaillistes en GB ; Gauche et Droite en France. Ce clivage et les tensions politico-sociétales résultantes deviennent un enjeu majeur sur le choix de sociétés pour demain. Nous faudra-t-il attendre le prochain affrontement soit par les urnes soit par une insurrection civile, prétendument galopante ?…

Depuis le siècle des Lumières, il nous faut choisir entre l’imaginaire du bon contribuable, conservateur, attaché à l’enracinement de son passé, de son pays, et celui du malveillant progressiste qui transgresse les valeurs par pure idéologie ; qui promeut l’immigration dans son obsédante mobilité ; qui fomente dans la modernité l’esprit du cosmopolitisme, du racialisme, du communautarisme, du multiculturalisme !

Or, choisir une société structurée, bien organisée, c’est tenter de faire cohabiter deux pôles opposés et pourtant existentiels qui maintiennent l’équilibre du monde au sens physique, tel les hémisphères Nord-Sud.
Par souci d’équilibre, un bon débat vise alors à accepter une harmonie entre les contraires dans le respect des opposants. Une conflictualité des contraires est somme toute constructive entre ces deux imaginaires dans la cité, mais est-elle encore possible pour maintenir l’équilibre du monde lorsque les opposants sont niés, écartés, bâillonnés, ostracisés, vilipendés, ridiculisés, diabolisés, guillotinés ?…

Pour comprendre, il suffira, par exemple, d’imaginer une société uniquement conservatrice ou uniquement progressiste. Retenez dans ce brouhaha la hauteur des débats fastidieux et stériles sur la liberté d’expression qui s’ensuivraient, et la verticalité des verbiages insipides ressemblant plus à du bla-bla qu’à un débat !… Ce passage se veut un clin d’œil à la verticalité des débats dans nos salles d’audiences, lorsque les juges tiennent un/une patriote qui récuse le politiquement admis et revendique sa liberté d’expression, son attachement à la laïcité et non pas « Allah lasse-cité ». Et pourtant elle tourne !… disait Galilée lors de son procès en sorcellerie sous l’inquisition espagnole d’une église inculte et totalitaire.

La voie du bon sens devrait s’orienter vers la refonte de l’action politique, celle qui ne bâillonnerait pas la parole publique, celle qui n’étoufferait pas la liberté d’expression, celle qui ne dévoierait pas la liberté de conscience ni d’opinion, celle qui n’empêcherait pas l’action laïque et publique.

En d’autres termes, celle qui dissout l’hémicycle pour redonner la parole au peuple par référendum en exemple. Bravo pour votre courage (feu) M. Chirac, même si vous avez dû vous confronter à une cohabitation jospinienne tellement détestable et insupportable que le FN, avec J.-M. Le Pen, est resté second au second tour des présidentielles de 2002.

Sortir de l’utopie ou de la mythologie progressiste, c’est faire œuvre de salut public, dirais-je. C’est renouer avec le débat politique qui ne disqualifie pas à l’avance ceux qui confessent leur scepticisme devant le mur d’intolérance au conservatisme des adeptes diversitaires du progressisme. Scepticisme d’avenir souvent discriminé, ou hué par ces porte-drapeaux de la modernité et de l’écologie.
La contradiction dans la cité permet de maintenir les principes actifs existentiels d’une société, dans un équilibre disons réciproque. Dépolitiser, aseptiser la société reviendrait à niveler ses pôles contradictoires.

Or, peut-on avec Alain Finkielkraut, concevoir avec bon sens la politique, uniquement comme un face à face entre l’humanité et ses ennemis ?

Éviter la conversion de l’adversaire en ennemi juré aiderait sans doute à restaurer la démocratie afin d’apaiser le débat dans la cité. Mais quant à nous, sommes-nous toujours convaincants à souhait pour faire avancer nos idées ? À les défendre ? À les faire respecter en toute neutralité, excluant toute conflictualité, ou sentimentalité passionnelle ?… Balayons devant notre porte et préparons-nous à défendre notre avenir et celui de notre descendance, même si les grands de ce monde Macro, Merkel, etc… n’ont pas fait d’enfants et se fichent de leur avenir.

Et même si les conflits passionnels sont légion et souvent polémiques, c’est seulement lorsqu’ils seront délivrés de l’imaginaire de la guerre civile, (pourtant latente, grondante, mordante, persévérante…) que les hommes pourront alors exprimer avec amour le sens de l’œuvre nationale qui manque tant à la vie de la cité.
Patrick Granville (Réflexions normandes)

==> En prime, récit d’une info relevée sur le Net et qui pourrait se dupliquer dans d’autres situations connexes :

Paris : Une vieille femme juive meurt, son appartement est squatté par son auxiliaire de vie.
Paris 12 septembre 2019 – Claudine Douillet.

Sommes-nous encore dans un État de droit?
Il m’a fallu une nuit pour digérer un récit fait hier par une amie au-dessus de tout soupçon (à laquelle je demande de me pardonner ce partage fait sans son accord), et qui se déroule ici et maintenant, au cœur de la capitale :
Une de ses voisines, juive, veuve et sans enfants, était aidée par une auxiliaire de vie algérienne. Il y a environ 2 ans, elle surprend cette dernière en train de jeter les médicaments de la vieille dame dans la poubelle : « comme elle veut plus les prendre, je les jette ».
Quelques semaines plus tard, au mois de février, rentrant de son travail, elle rencontre 2 brancardiers transportant le cadavre de sa voisine, sous le regard indifférent de l’auxiliaire de vie :  » elle est morte de déshydratation », en plein hiver !!!
Mon amie s’enquiert aussitôt de retrouver sa famille afin d’assurer les obsèques et la succession de la vieille dame. Non sans difficultés, elle apprend que sa voisine a un frère vivant en Israël et une nièce vivant en Australie.
Elle parvient à joindre la nièce qui découvre, à son arrivée à Paris, que l’auxiliaire de vie a installé un de ses « amis » déjà condamné pour trafic de drogues dans l’appartement de sa tante.
Entre-temps, l’employée zélée avait vidé les comptes en banque de sa patronne et pillé tout l’appartement avec la complicité de la gardienne d’immeuble, qui par un heureux hasard, a demandé à partir en retraite.
Commence alors une âpre négociation entre la nièce et la criminelle :  » tu n’as qu’à vendre l’appartement, tu me reverses 13 % et je dégage mon ami dealer »… Une plainte est enfin déposée auprès des services de police pour maltraitance sur personne vulnérable, suspicion d’assassinat, de vols, d’occupation sans titre ni droit d’un appartement, de chantage… sans aucun résultat… S’ensuit une 2e plainte auprès du tribunal, restée lettre morte à ce jour !
Une vieille femme juive est morte à Paris, sans la moindre assistance des services sociaux compétents, sans la moindre enquête de police ni audition des témoins, sans qu’aucun magistrat ne se saisisse de cette plainte.
Son appartement est toujours squatté et ses criminels, libres et insouciants. Ses ayant-droits réclament justice.
Et moi en tant que citoyenne, française et juive, je crie mon désarroi, j’en appelle à tous ceux qui ne veulent plus vivre dans un monde déshumanisé, sans pitié, je réclame justice pour Madame G.

Récit de Paula Bénichou
http://www1.alliancefr.com/actualites/paris-une-vieille-femme-juive-meurt-son-appartement-est-squatte-par-son-auxiliaire-de-vie-6080548?

Commentaires :
Cette information, vérifiée, a été diffusée par un site familier au-dessus de tout soupçon.
Ce cas décrit par la journaliste Paula Benichou pourrait bien se reproduire en maintes occasions, pas seulement chez des personnes juives vivantes seules ou abandonnées, mais également chez beaucoup d’autres personnes âgées. Ces dernières ne seraient plus en sécurité du fait de leur grand âge et de leur naïveté auprès des personnes chargées de les aider à prolonger leur vie par une assistance à domicile. La vieillesse est un naufrage qui survient avec la disparition naturelle de nos connexions neuronales, à l’image d’un ordinateur sans ressource mémoire.

Ces assistantes ou auxiliaires de vie sont recrutées, exploitées et sous-payées par certaines associations complices, qui rappellent celles qui coordonnent les passeurs et les migrants pour œuvrer au Grand Remplacement qui nous attend. On achève bien les chevaux ! Or, il n’y a aucun contrôle ni de l’État, ni de la région, ni des départements pour surveiller le travail de ces associations à domicile, a priori subventionnées par le département du lieu de résidence de la personne âgée.

Ces associations ne sont pas neutres politiquement et privilégient un recrutement pro-migrants ou surtout étrangers (Afrique, Maghreb, Roumanie…) dont la main d’œuvre est assurément bon marché, pour leur laisser une belle marge de profits.
J’alerte, en pensant que l’État ne devrait pas se dédire de ses responsabilités et devrait contrôler ce qui est fait avec l’argent, pris sur nos impôts, des subventions à ces associations.

Patrick Granville

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