Faut-il sauver le soldat Napoléon ?


Peu d’hommes pourront se targuer d’avoir vraiment influé sur le cours des choses. Napoléon si.
Il en aura fait du chemin le petit lieutenant d’artillerie depuis sa Corse natale. Arrivé en France avec un français approximatif, il grimpera tous les échelons avant de prendre le pouvoir et de se sacrer empereur, renouant alors avec une tradition vieille de mille ans, osant ce qui n’avait jamais plus été depuis Charlemagne.
On assiste alors à une série de réformes. Napoléon est boulimique : il instaure la numérotation des rues, crée le baccalauréat après avoir promulgué le Code civil. L’Arc de Triomphe, c’est lui, le ramassage des ordures aussi. Puis viennent la création des lycées, les fameuses universités napoléoniennes et les départements. La Légion d’honneur ? C’est encore lui. L’historien et directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz, en parlait merveilleusement dimanche soir dans un brillant entretien au média en ligne Livre Noir :

Sur le plan militaire, Napoléon est un lion, il se battra tantôt sur terre et tantôt sur mer, il osera tout, le bluff, le panache, gagnant des batailles en large infériorité numérique. Il bataillera en Égypte, combattra les Anglais, les Russes, les royalistes, les Ottomans ; il guerroiera partout en Europe ; et, quand il se repose, il écrit pour nous laisser des citations plus grandiloquentes les unes que les autres, que l’on se surprend à utiliser de temps en temps encore aujourd’hui comme :
« Ce n’est pas possible, cela n’est pas français ».
Napoléon, c’est aussi la méritocratie par excellence.

https://twitter.com/HorseMarshal/status/1370810533327278081?s=20

Mais voilà, aujourd’hui l’Empereur est en danger.
Il doit maintenant affronter deux ennemis de taille : d’un côté ceux qu’on ne présente plus, les gauchistes crasseux à cheveux bleus et sarouels multicolores qui suffoquent face à la moindre contradiction. De l’autre, les indécrottables boomers soixante-huitards pour qui il est « interdit d’interdire » et qui pourtant nous interdisent tout, éructant à la moindre occasion leur catéchisme habituel. Pour eux, Napoléon n’est rien de plus qu’un misogyne indigne d’être célébré.

Que l’on soit un fan inconditionnel de l’Empereur ou non, il est donc urgent de renouer avec l’Histoire de France, avec sa grandeur, avec ses victoires, ses défaites, ses vestiges, ses hommes et ses femmes qui ont soutenu cette France sur leurs épaules pour la façonner, la polir et ce dans l’unique but de nous la transmettre.
Célébrons ensemble la mémoire de l’Empereur et découvrons ces quelques petites anecdotes qui ont fait que la France est la France.

Oscar Lesage

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