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Faut-il vraiment féliciter les forces de l’ordre de leur action contre les GJ ?

(photo Charles Demassieux)

Il est convenu de rendre hommage aux forces de l’ordre. C’est vrai que nos policiers font un dur métier, parfois héroïquement, que le taux de blessés est très fort ainsi que celui de suicides, que la hiérarchie ne reconnaît pas toujours leur valeur et même leur met parfois des bâtons dans les roues.

Il est vrai aussi que certains ont leur vie mise en danger quotidiennement par de petits voyous qui non seulement les insultent, mais mettent le feu à leur véhicule, leur lancent du haut des immeubles des blocs de béton ou des frigidaires, ou leur dressent des embuscades.

Il est vrai également que les sentinelles, par exemple, ont des conditions de vie insupportables pendant leur travail.

MAIS cependant… faut-il vraiment féliciter les forces de l’ordre de leur action contre les Gilets jaunes ?

Saluer  « le professionnalisme de nos forces de l’ordre, qui se donnent à 100 % à leur mission de protection des biens et des personnes, » peut laisser sceptique.

Car qui, ces derniers samedis, mettait en danger les biens et les personnes ?…

Certainement pas les Gilets jaunes !… Mais bien la racaille islamisée casseuse, bien déterminée et venue des banlieues par des lignes de métro qui, chose bizarre, n’avaient pas été fermées…

Les forces de l’ordre ont accompli une fouille impressionnante des Gilets jaunes, allant jusqu’à confisquer d’inoffensifs masques en papier et du sérum physiologique dont on se demande quelles armes ils constituaient pour assaillir les personnes et les biens. Mais les casseurs sont passés, avec leurs armes par destination. Fouille impressionnante à géométrie variable…

Les forces de l’ordre ont accompli, dit-on, une prestation impressionnante samedi dernier : environ 2 000 interpellations dans toute la France, dont la moitié à Paris.

Après leur implacable démonstration de samedi, dont c’est vrai qu’on finissait par se demander si elles en étaient capables après tant de laxisme, on attend que les forces de l’ordre fassent merveille maintenant dans les banlieues au lieu de les laisser prospérer comme zones de non-droit. Et là, nous serons vraiment impressionnés.

On attend avec impatience et curiosité que les forces de l’ordre aillent passer les banlieues au karcher, interrompant les activités des dealers qui squattent les halls d’immeuble et perturbent gravement la vie des riverains.

Ou celles de ceux qui font des rodéos sauvages, ne sachant sans doute pas que la loi les sanctionne jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende selon les circonstances.

Et tant qu’à faire, les forces de l’ordre pourraient dans le même temps mettre un bémol aux activités de propagande éhontée de grands frères islamistes, fermer quelques mosquées salafistes, renvoyer dans leur pays certains prêcheurs violents…

Mais un certain nombre de personnes se demandent tout simplement si les forces de l’ordre en feraient autant contre les racailles que contre les Gilets…

Comme le dit si bien Nicolas Bay : « C’est intéressant de voir que l’État aujourd’hui déploie en une matinée ou une journée ce qu’il n’a jamais été capable de déployer pour remettre de l’ordre dans les cités quand il y a des émeutes ».

http://www.fdesouche.com/1122675-nicolas-bay-sur-le-dispositif-policier-de-la-manif-gilets-jaunes-letat-deploie-en-une-journee-ce-quil-na-jamais-ete-capable-de-deployer-pour-remettre-de-lordre-dans-les-cites

Je sais, les forces de l’ordre obéissent aux ordres… Alors qu’elles ne sont tenues d’obéir qu’aux ordres intelligents. C’est la théorie pénale dite des « baïonnettes intelligentes. »

Mais… n’auraient-elles pas dû aller au contact avec les casseurs plutôt qu’avec les Gilets ?

Samedi, beaucoup de barrières dressées, de gaz lacrymogènes et de tirs de Flash-Ball contre des gens inoffensifs. Une jeune femme aurait perdu son œil gauche, de vieilles personnes ne faisant pas de mal à une mouche et manifestant pour la première fois de leur vie se seraient retrouvées gazées, des familles avec enfants en bas âge en garde à vue tard dans la nuit.

En fait, que de moyens de l’ordre tout simplement gâchés ! Un Paris innocent brûlé, dévasté, interpellé et parfois même fiché S.

Il y a une vraie contradiction à féliciter les forces de l’ordre d’un côté et à encourager les Gilets jaunes de l’autre. Car pour l’instant, ils ne sont pas dans le même camp, même si des policiers avouent avoir le cœur du côté des Gilets jaunes.

J’ai fait un rêve : que les Gilets jaunes et les forces de l’ordre, bras dessus, bras dessous, luttent ensemble contre les racailles, les casseurs, les taxeurs qui asphyxient les braves gens, les politicards pervers qui détruisent la France…

Car enfin, que se serait-il passé si, samedi dernier, les forces de police s’étaient mises du côté des Gilets ? Eh bien, les policiers auraient eu plus de temps et de moyens pour arrêter les casseurs. Il y aurait eu beaucoup moins de dégâts dans Paris.

Parce que, encore une fois, les personnes dangereuses, ce ne sont pas les Gilets, ce sont les casseurs. Les forces de l’ordre se sont donc trompées de cibles.

Et ce qui est absolument scandaleux, c’est qu’il y a eu dès vendredi des interpellations préventives de Gilets. Alors que la loi est claire : il faut pour cela au moins un commencement d’exécution.


http://www.fdesouche.com/1122771-giletsjaunes-nicole-belloubet-ministre-de-la-justice-annonce-des-interpellations-preventives-le-vendredi-puis-le-nie-le-dimanche

Tout cela montre bien que l’ennemi aujourd’hui, pour l’État, ce n’est pas la racaille islamisée dealeuse, désœuvrée car vivant de rapines et de nos allocations et juste bonne à casser, mais ce sont les honnêtes citoyens qui n’ont jamais commis la moindre infraction et triment dur pour une vie de galère.

Le monde à l’envers.

L’État se trompe de priorité. Jusqu’à quand les forces de l’ordre vont-elles obéir à ces ordres-là ? Et faut-il vraiment les en féliciter ?

Sophie Durand