La municipalité communiste de Fontenay-sous-Bois à ses éducateurs : jeûner ou bosser, il faut choisir !

Publié le 5 septembre 2011 - par - 1 831 vues
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Devant le renoncement quasi-général de la classe politique française à limiter la progression de l’islam en France, la gestion laïque de la municipalité de Fontenay-sous-Bois, derrière son maire communiste Jean-François Voguet, mérite d’être évoquée. Avec des hommes comme lui ou de la trempe d’un André Gérin, grand artisan de la loi interdisant la burqa, il est possible dorénavant d’espérer un sursaut laïque du PCF. Pour l’avenir de notre jeunesse, il est rassurant de constater qu’il siège au Sénat, à la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication.

Félicitons l’initiative de la municipalité fontenaysienne, qui a eu l’immense mérite d’interdire aux animateurs de ses centres de vacances de pratiquer le jeûne du ramadan dans le cadre de leur fonction d’animateur. Cet acte républicain n’aurait pas connu la publicité qu’il mérite, sans le dépit exprimé par un communiqué (1) du CCIF (collectif contre l’islamophobie en France), ce groupuscule qui rêve de rétablir le délit de blasphème en France. A défaut de pouvoir passer à la question les responsables de la municipalité, ces traqueurs les menacent de poursuites judiciaires, se disant scandalisés car certains « animateurs, surpris de pratiquer leur culte, ont été contraints de rompre leur jeûne, sous peine de licenciement sur le champ » (1).

Il est bien sûr inconcevable que des animateurs, à qui l’on confie de jeunes enfants et adolescents puissent, dans le cadre de leurs fonctions, pratiquer le jeûne du ramadan. Pour deux raisons, une qui relève de la sécurité, et l’autre de la laïcité.

L’encadrement de la jeunesse nécessite une bonne possession de ses moyens physiques et intellectuels afin d’apporter à celle-ci tout le contenu pédagogique et éducatif qu’elle est en mesure d’espérer en participant à un centre de vacances. De même que pour assurer la sécurité nécessaire à ces rassemblements de jeunes, la vigilance des éducateurs doit être de mise. Évidemment la non absorption de nourriture et de boisson ne permet pas d’être en état d’exercer pleinement sa vigilance. De la même façon, il n’est pas concevable que des encadrants puissent être en état d’ébriété ou cuver leur alcool de la nuit précédente, non pas pour des raisons morales, mais tout simplement parce qu’ils seraient alors inaptes à assurer la sécurité de la jeunesse dont ils ont la responsabilité, plongés dans une somnolence inefficace.

L’esprit laïque ne peut pas plus concevoir une expression religieuse dans un rassemblement public relevant d’une collectivité territoriale ou étatique ; ce qui est valable pour les établissements scolaires des communes doit l’être pour les centres de vacances, qui ont pour point commun d’accueillir des enfants de toutes origines, religions et conditions sociales. La neutralité des enseignants s’impose comme doit également s’imposer la neutralité des animateurs de ces centres de vacances.

La plupart des parents confiant leurs enfants au personnel d’un centre de vacances, ne conçoivent pas qu’un animateur adresse un message politique ou un message religieux dans ce cadre. Les parents ne laissent pas à des encadrants adultes leur descendance pour que celle-ci soit soumise à une propagande. Et la pratique du jeûne du ramadan dans un centre de vacances ne peut être qu’ostensible. En effet lorsque plusieurs musulmans se retrouvent ensemble, nombreux sont ceux qui ne peuvent s’empêcher de faire part aux autres qu’ils pratiquent le jeûne, ne fût-ce que pour faire pression sur leurs coreligionnaires.

Et dans le cas de musulmans qui souhaiteraient rester discrets, à partir du moment, où ils sont obligés, de par la nature des colonies de vacances, de côtoyer en permanence les colons, il sera inévitable que ces derniers constateront que leurs moniteurs ne mangent ni ne boivent de la journée. Ils s’informeront alors de cette bizarrerie, découvrant ainsi si ce n’est déjà fait, la pratique du jeûne, et donc par là ils seront soumis au message religieux qui lui est afférent.

Pour la même raison laïque, il n’est d’ailleurs pas plus concevable que les encadrantes d’un centre de vacances soient des enfoulardées (2).

Cette logique laïque n’est manifestement pas perçue, ou tout au moins pas acceptée par les mahométans du CCIF. Il est évident que cela dessert leur stratégie d’implantation et de visibilité sur l’étendue du territoire français. Soit de façon pernicieuse, soit en raison d’une incompréhension de l’esprit laïque français, ils invoquent, pour menacer l’équipe municipale de Fontenay-sous-Bois, l’article 31 de la loi de 1905 (3) stipulant que « sont punis de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe et d’un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l’une de ces deux peines seulement ceux qui, […] soit en lui faisant craindre de perdre son emploi […], l’auront déterminé […] à s’abstenir d’exercer un culte […]»

Ils oublient simplement de rappeler que cette loi de 1905 répond à un principe énoncé dans l’article 1 : le libre exercice des cultes peut connaître des restrictions à son application, car l’intérêt de l’ordre public doit primer. Suivent d’ailleurs un grand nombre de restrictions énumérées dans la loi. A notre grand désappointement contemporain, les créateurs de la loi de 1905 n’ont pas pu réfléchir à tous les cas de figures, et ils étaient loin d’imaginer, par exemple, l’intrusion massive ultérieure de ces foulards islamiques sur la voie publique française. Aussi n’ont-ils pas pu dresser une liste exhaustive de toutes les restrictions à apporter à une totale liberté des cultes.

Apparaît alors pleinement l’insuffisance de la loi de 1905 pour trancher des litiges culturels comme celui du foulard dans la rue (2). Espérons que nous ne ferons pas le même constat, concernant cette volonté d’imprimer le sceau de l’islam au cœur de nos centres de vacances. Souhaitons que les juges, à l’occasion des futurs procès qui opposeront des prosélytes religieux à des laïques, ne perdent pas de vue que la liberté de la pratique religieuse peut-être restreinte au nom de l’intérêt commun. De la même façon, l ‘État laïque impose donc des lois s’appliquant uniformément à tous, qui peuvent parfois contredire les préceptes de certaines communautés en interdisant certaines pratiques.

Afin de faire pression sur les édiles fontenaysiens, le communiqué du CCIF est repris par de nombreux sites de l’islamosphère, avec la consigne d’avoir des explications de leur part en demandant le secrétariat du Maire au 01 49 74 74 74. Aussi, en réaction à cette manifestation anti républicaine islamique, il est nécessaire que nous, militants laïques, marquions notre soutien à l’initiative laïque de cette municipalité, et quelle que soit notre sensibilité politique, en étant très nombreux à téléphoner à la mairie de Fontenay-sous-Bois, afin que Jean-François Voguet sente qu’il dispose d’un vaste soutien populaire.

 

Jean Pavée

 

 

(1) http://oumma.com/Fontenay-sous-bois-94-La-mairie

(2) http://ripostelaique.com/argumentaire-pour-en-finir-avec-le-voile-en-france.html

(3)http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006070169&dateTexte=20110904

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