Féministe, je serai présente au Jour de Colère

Publié le 22 janvier 2014 - par - 1 060 vues
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Le Jour de Colère vient à la suite des Manifs contre la réforme du mariage, et de la grande tâche de réflexion des Français sur la Constitution européenne : à ces deux moments, les Français se sont mobilisés non pas pour des revendications particulières mais par souci de l’intérêt général.

Le Jour de Colère est à mes yeux le Jour de Volonté : le jour où les Français et les Françaises montreront leur Volonté de ne pas laisser passer ce qui heurte leur conscience, de ne pas laisser frapper les plus faibles, car « l’être humain ne vit pas que de pain ».

Je ne serais pas venue si le Jour de Colère avait désigné des ennemis à abattre, car je n’ai pas d’ennemis, mais ce qu’il désigne ce sont des problèmes, devant lesquels le sentiment de colère est juste une première réaction émotive.  Je ne serais pas venue s’il y avait eu de la part des organisateurs initiaux de la Manif pour tous des propos contre la personne des gays et lesbiennes, mais il n’y en a pas eu. Je ne serais pas venue, si des auteurs désignant comme ennemis de l’humanité les « sionistes » avaient figurés sur le site « jourdecolère.com », mais ils n’y sont pas.

Entre ce premier sentiment de colère et des projets plus précis, il y a un élément essentiel qui est la Volonté : la Volonté personnelle de chacun et chacune,  la démonstration de cette Volonté par une présence massive dans la rue.

Montrer notre Volonté est une étape essentielle en raison de la nature des problèmes et dangers actuels. Pour faciliter la « marchandisation » de tout et ainsi maximiser les profits pour les plus forts, il faut commettre un certain nombre de destructions. Par exemple détruire les liens familiaux c’est-à-dire les liens d’amour gratuit. Or aujourd’hui, les personnes les plus puissantes sont en mesure de faire sauter les verrous que nos institutions démocratiques sont censées opposer à ces destructions. Pourquoi ? Parce que chacun cède à la peur pour ses intérêts immédiats, à la peur des représailles.

Contre la menace des représailles, on peut organiser une solidarité envers les personnes visées. Contre la tentation de ne penser qu’à ses intérêts immédiats, il n’y d’autre remède qu’une forme ou une autre de foi, en dieu ou en l’humanité, une conviction que « celui qui ne pense qu’à sa vie la perdra … ». Il faut la Volonté de ne pas céder. Quelques uns diront «  de porter sa croix ».

La marchandisation de tout s’est concrétisée depuis des années par les violences provoquées par la politique de collaboration avec les pouvoirs islamiques, par l’acceptation de la diffusion en France de l’idéologie islamique. En face de l’appât des pétrodollars, peu importe le retraité modeste molesté par des jeunes avides de montrer que « l’islam domine et n’est pas dominé », ou une Sohane brûlée vive ou quelques mômes juifs trucidés par un jeune homme disant « la guerre est tromperie » … Mais, l’islam est un sujet encore plus complexe que le texte de la Constitution européenne et nombre de Français sont tétanisés par la crainte, en protestant contre des violences, d’en susciter d’autres.

C’est devant une autre concrétisation du règne marchand : le projet de mariage homo dans sa version Hollande/Taubira, que les Français se sont levés en masse. Ici le danger est plus évident : l’ouverture d’un marché aux enfants et aux ventres de femmes. Etant féministe, j’y suis viscéralement opposée. Donc je serai au Jour de Colère.

Elisseievna

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