Féministes d’hier et d’aujourd’hui

FÉMINISTES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Dans trois précédents articles1, j’ai fait l’éloge des Françaises résistantes ou des Forces Françaises Libres, des tireuses d’élite de l’Armée rouge et des WASP2, durant la Seconde Guerre mondiale, et résumé l’histoire de ces femmes qui surent prendre leur juste place dans le combat commun contre le nazisme et l’impérialisme japonais.

On pourrait se questionner sur la pertinence et l’utilité de ces articles historiques concernant une période éloignée de nous de presque 80 ans, qui plus est pouvant sembler, pour certains, se joindre au mauvais concert des féministes d’aujourd’hui.

Pertinence ? Nos références se situent dans l’inépuisable histoire des patriotes, leur exemple, leur haute idée de l’humanisme et la logique naturelle de leur démarche.

Utilité ? Le pseudo-féminisme de notre époque apporte sa contribution au débat puisqu’il s’oppose totalement à ces histoires exemplaires de femmes d’exception.

Sauf pour un nombre indéterminé de tireuses d’élite soviétiques, ces femmes ont choisi sans aucune contrainte et contre la mode de leur époque de s’engager pour leur Patrie. Une démarche vue comme normale chez nous autres patriotes. Une façon de s’accomplir aussi, sans doute, et c’est bien là le but de la vie. Rien que de très naturel, mais aussi un choix nécessitant volonté, courage et détermination. Pas de réclamations de droits, rien que l’accomplissement du devoir élevant l’individu au service du groupe. Du beau, du noble, de l’élégant, du grand ! C’est là toute la différence, fondamentale, entre les féministes actuelles et ces femmes courageuses qui ont tout laissé pour s’offrir corps et âme à leur Patrie. Factuellement, elles ont démontré leur égalité de possibilités, performances et crédibilité par leur engagement et la parfaite maîtrise de leur rôle. Beaucoup sont mortes dans l’exercice de leur mission et toutes ont mérité sans jamais revendiquer.

Le devoir, le panache, le mérite… voilà des mots qui ne sont plus à la mode. À présent les féministes n’en ont même pas idée, ne serait-ce que parce que ces mots leurs sont étrangers, voire odieux comme disait l’autre. Il est certes plus confortable de faire la vedette devant des caméras complaisantes que de participer à des actions de sabotage dans la France occupée, de passer des heures dans la neige et le froid en guettant les nazis ou de décoller avec un avion dont le cockpit est recouvert d’un voile noir pour simuler le pilotage de nuit aux instruments… Aucun risque, sauf celui du ridicule qui ne tue plus depuis bien longtemps. Encore faudrait-il que les foules aient encore la notion du ridicule, comme celle du Bien et du Mal. Mais aujourd’hui, exhiber ses seins publiquement et inopportunément dans des circonstances requérant souvent la gravité, le respect et la communion de pensée est devenu d’une banalité désolante. Plus facile aussi est l’anathème lancé à l’égard des hommes et sans argumentation étayée, que de compromettre ses propres enfants dans la résistance à l’occupant, assumer le risque de la mort barbare en cas de capture par les nazis ou d’étudier pendant des heures la façon de s’orienter dans les airs.

Fondamentalement, ces revendications féministes actuelles n’expriment rien qui soit consistant, positif, valorisant, élevant l’humain. Si toutefois la femme est l’égale de l’homme et doit en avoir même reconnaissance, particulièrement en termes d’égalité de salaires et autres considérations professionnelles, on se demande ce qui peut motiver l’élévation de la femme par la revendication du droit à la GPA, la PMA, à un enfant sans père, etc.

La possibilité d’une vie de femme épanouie autant dans la vie de couple et de mère de famille nombreuse que dans la réussite professionnelle est pourtant brillamment démontrée par des femmes telles que, par exemple, Amy Coney Barrett, récemment nommée juge à la Cour suprême des USA. 3.

On peut comparer ces pleureuses professionnelles à ceux qui brandissent le racisme pour justifier leur propre médiocrité. Ces deux groupes dont les revendications sont devenues des courants de pensée omniprésents et complaisamment étalés, développés et resservis en permanence par les médias de la bien-pensance participent à déliter la société par la dictature des minorités. Leurs actions font appel non pas à la raison mais à l’émotion, tactique très classique utilisée également pour faire accepter des réalités auxquelles nous n’aurions même pas pensé il y a cinquante ans. Plus ces minorités sont nombreuses et actives, plus la Nation et l’État se dissolvent dans un océan d’individualismes ou d’intérêts associatifs disparates, ne puisant leur semblant de légitimité que dans la contestation et la revendication, sans considération pour l’unité nationale, la concertation civilisée et le bien commun. Il n’y a rien là qui puisse servir l’intérêt général, bien au contraire et tous les citoyens n’ont que du sang et des larmes en perspective s’ils ne réagissent pas à ces incessantes remises en cause de la vie sociale, encouragées par la passivité du personnel politique, voire par sa bienveillante corruption en vue de la mondialisation où peuples et nations ont tout à perdre et rien à gagner.

On ne saurait oublier de citer l’incroyable agression contre notre langue nationale qu’est l’écriture inclusive. Consistant à ignorer qu’une règle de grammaire n’est pas une définition d’échelle sociale, cette forme d’écriture multiplie sans fin les complications de grammaire et de syntaxe. Elle est souvent revendiquée et promue par ceux-là mêmes qui, dans les années quatre-vingt, voulaient que notre belle langue française soit simplifiée ; le français à l’usage des nuls et des paresseux. Faute d’y être arrivés, ils ont réussi à ce que l’Académie française accepte de féminiser certains noms jusque-là uniquement masculins, quitte à tomber à l’occasion dans le ridicule : qui dirait une « sapeuse-pompière » ? Ce sont les mêmes aussi qui ont décrété que le langage « petit nègre » est raciste, alors qu’il fut précisément élaboré par des militaires français pour être rapidement compris et repris dans leurs termes par des Africains n’ayant pas la même construction de langage. Aujourd’hui, on n’a même plus le droit de commercialiser un chocolat connu avec l’expression de son célèbre tirailleur sénégalais. On pourrait leur demander pour quel public ils avaient souhaité la simplification de la langue française, et aussi pourquoi ils s’évertuent maintenant à la saboter avec cette écriture inclusive. Ils ne sont pas à une contradiction près.

En conclusion, on peut considérer que ces néo-féministes communautaristes, aussi ridicules que pathétiques, ne font que constituer une minorité de plus qui rejoint la cohorte des idiots qui, pour exister, ne savent que contester, revendiquer et manifester avec d’autant plus de bruit qu’ils sont, finalement, pas si nombreux.

Daniel Pollett

1 https://ripostelaique.com/les-francaises-dans-la-guerre-et-loccupation-par-michele-cointet.html

https://ripostelaique.com/les-tireuses-delite-de-larmee-rouge-de-liouba-vinogradova-quelles-femmes.html

https://ripostelaique.com/les-ailes-dargent-hommage-aux-femmes-pilotes-heroiques.html

En complément : https://dailygeekshow.com/wasp-femmes-pilotes/

2 Women Airforce Service Pilots

3 https://www.ifamnews.com/fr/un-nouveau-genre-de-f-minisme/

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9 Commentaires

  1. « ceux-là mêmes qui, dans les années quatre-vingt, voulaient que notre belle langue française soit simplifiée »
    Ils n’avaient pas tort. Sur bien des points, la langue française devrait être simplifiée, elle y gagnerait, car davantage de gens à l’étranger choisiraient de l’apprendre. L’anglais – qui a aussi ses difficultés – est plus simple sur bien des points, par exemple au niveau des accords, de la conjugaison… d’où son succès à l’étranger.

  2. Rarement lu un Article de cette Qualité sur le sujet ! Bravo et Merci.

  3. Le féminisme radical et la parité égalitariste sont ma première cible politique sur les forums ( car la lutte contre l’islamo-gauchisme est gagnée d’avance )

    • « car la lutte contre l’islamo-gauchisme est gagnée d’avance »
      On ne demande qu’à le croire.

  4. qui dirait une « sapeuse-pompière » ?
    Ben dans l’armée ça fait longtemps qu’ils ont féminisé les grades, il suffit de lire les J.O. de promotion L.H, OMN, et autres décorations.
    Exemple « Lieutenante-Colonelle » ou « Commandante ». Ça en jette hein !

  5. Tu parles d’une cause noble ! Une patrie qui emprisonnait à tour de bras des citoyens à la moindre occasion! Ces femmes snipers sont des collabos d’un état assassin qui leur dictait de renoncer à leur féminité sur l’autel du parti. Il est vrai qu’il s’agissait de tuer du nazi. Elles sont complices du viol en masse des Allemandes par leurs collègues masculins. Elles ne sont pas mieux que les petites féministes marxistes actuelles, qui, avec leurs armes idéologiques de déconstruction de l’esprit occidental, obéissent servilement à leurs maîtres progressistes.

    • Fallait-il combattre l’envahisseur quitte à se faire récupérer par la dictature ? Fallait-il s’engager contre la dictature ou tout au moins se planquer quitte à faire le jeu des nazis ? Je ne suis pas sûr que les conditions d’un débat serein étaient réunies. Je ne pense pas non plus que les violeurs aient demandé la permission aux tireuses d’élite. Calmez vous !

  6. portons au pinacle ces néoféministes qui vont réclamer l’égalité des droits pour la pma des homos avec greffe d’utérus prise en charge par la sécu

  7. Bel article. Il est effectivement nécessaire de rappeler ces femmes héroïques et « féministes », quand ce mot recouvrait un combat noble pour la dignité et la liberté.
    Un combat sublimé dans le devoir et l’amour de la Patrie.

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