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Femme, « balance ton voile » et sois fière de ton sexe

« Le jour où les femmes seront aussi fières de leur sexe que les hommes, l’égalité sera totale ! »

Ce sont les paroles fortes d’Abnousse Shalmani dans un récent entretien débridé dans l’hebdomadaire Le Point. Cette femme d’origine iranienne qui s’insurge contre le féminisme victimaire a publié en 2014 Khomeiny, Sade et moi.

Tout a commencé à Téhéran où, dès l’âge de six ans, elle traverse nue, la cour de récréation de son école.
Elle s’oppose déjà à la loi des ayatollahs par son refus de porter le voile et de couvrir son corps.

Puis à Paris, en exil avec sa famille, passionnée de livres, elle découvre la littérature libertine et Sade.
Loin de l’Iran où les barbus obscurantistes n’accordent aucune liberté à la femme, elle crie sa colère de voir que, dans la France laïque, des femmes choisissent de porter le voile contre lequel elle luttait dans son pays.

Où de nombreuses femmes sont violentées et soumises par l’idéologie coranique sexiste.
http://ripostelaique.com/si-tu-en-as-marre-detre-voilee-labouree-ou-violentee-balance-ton-muzz.html

Dans ce passionnant entretien au Point, Abnousse Shalmani dézingue aussi l’écriture inclusive. Le dernier rejeton séparatiste de l’illusion féministe de plus en plus victimaire et puritaine.
http://www.lepoint.fr/societe/abnousse-shalmani-avec-l-ecriture-inclusive-on-prend-les-femmes-pour-des-connes-18-10-2017-2165517_23.php

Car ce pseudo-féminisme entend voir partout des signes de comportements inappropriés. Pour imposer à la femme, à tout propos, une prise de conscience de son harcèlement. Pour culpabiliser l’homme de ne pas être indifférent à la femme.

Morceaux choisis :

« Avec l’écriture inclusive, on prend les femmes pour des connes ! »

Car, dit-elle, « d’autres langues, comme le persan ou le turc, n’ont ni masculin ni féminin et cela ne rend pas ces sociétés spécialement égalitaires.
Je ne veux pas d’un traitement de faveur, je ne veux pas de places réservées, je veux l’égalité, la possibilité d’avoir accès, comme les hommes, à tous les métiers, tous les mérites, tous les possibles.
En résumé : que les femmes soient égales aux hommes dans le droit et on s’occupe du reste.
J’ai toujours vu les femmes comme puissantes et capables. L’autocritique, c’est le début de la victoire. Remettre en cause nos « réflexes » de femmes, c’est avancer plus vite.
Je n’ai pas besoin de me dire écrivaine pour être femme et écrivain. J’ai besoin de savoir que Colette existe ».

« Beaucoup trop de féministes ont occulté ce que nous devons aux culs des femmes ! »

« Je me dis que, pour apprendre aux femmes à dire « non », il faut leur apprendre à dire « oui ». Le sexe n’est ni sale, ni dangereux, ni malsain. Le viol, si.
Le jour où les femmes seront aussi fières de leur sexe que les hommes, l’égalité sera totale !
Le féminisme est redevenu puritain. Couvrir le corps des femmes, le cacher, le sacraliser : c’est ainsi que les femmes ont été infériorisées et victimisées. Le corps des femmes, c’est le lieu de la honte et de la tentation, il faut donc le couvrir, le préserver. »

« Celles qui ont osé la liberté du corps ont participé à la désacralisation des femmes et nous ont donné nos droits d’aujourd’hui ! »

« A chaque fois que, dans l’Histoire, les femmes ont « montré leur cul », elles ont gagné en droit.
Car sacraliser les femmes, c’est considérer qu’elles ont besoin de protection parce qu’elles sont fragiles. C’est les maintenir dans un statut de mineur, de victime.
Les femmes qui ont osé le cul sont celles qui ont osé le « je », qui ont osé aller à contre-courant de la morale, osé l’indépendance. Sans la liberté du corps, la liberté est impossible.
la démolition des préjugés ne va pas sans l’accès libre (et enthousiaste) à la sexualité, tout comme il est impossible d’être un libre penseur sans être un libre baiseur.
Il faut relire la littérature libertine. »

Pour ce témoignage, à contre-courant, contre l’ignorance, pour la démolition des préjugés obscurantistes et moralisateurs, contre les impostures des pseudo-féministes qui les couvrent.

Pour la libération coranique de la femme musulmane, pour la libération sexuelle de toutes les femmes.

Merci Abnousse Shalmani.

Alain Lussay