Femme de gauche, je me suis senti à l'aise dans le rassemblement du 18 juin

Après l’avalanche d’horreurs déversées sur RL, et le battage médiatique sur l’apéro « provoc de l’ extrême droite », je vous avoue que je suis venue avec l’angoisse au ventre. Une copine de la Goutte d’Or m’accompagnait.
Ancienne du PC votant à gauche depuis toujours, (parfois nul, certes), classée comme baba cool par les uns, ingérable par d’autres, et planeuse invétérée par le reste, je ne peux pas encaisser le fait d’être classée à l’extrême droite. Cette copine habitant le 18 ème depuis des années, même si elle en a ras le bol de l’attitude d’occupant de la part des Islamistes, n’a vraiment rien d’une facho réac.
Or, qu’avons-nous vu en arrivant : Pierre Cassen cool comme pas deux, Pascal Hilout hilare, armé d’un saucisson vengeur, Christine Tasin, tout sourire, un Gaulois, une Bretonne, des costards cravates détendus, des touristes croyant à une dégustation de produits du terroir (un peu interloqués tout de même quand ils ont vu que le gros rouge n’était « que » du jus de raisin) .
Des gens souriants, pas de cris, ni d’invectives, ni de bousculades.
Nous avons vu des Japonais, roulant valises, deux femmes portant hidjeb cherchant l’entrée du métro, relax Max sans s’émouvoir le moins du monde de toute cette foule et des CRS….
Les discours ont été nets sans circonvolutions pseudo intello sirupeuses, avec en plus l’humour de Pierre Cassen. Nous avons eu le sentiment d’une ferme remise des pendules à l’heure à savoir : nous ne voulons pas dans ce pays de la dictature des religieux intégristes, mais nous ne sommes pas anti croyants. Nous ne voulons pas que les femmes quelle que soit leur origine, soient considérées comme des humains de seconde zone, voire comme du gibier, nous sommes des citoyennes libres de penser, de vivre. Point final.
Cordialement
Monique Vigneau

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