Femme djihadiste : passeport pour la potence

Publié le 7 mai 2018 - par - 35 commentaires - 2 059 vues
Share

Mélina Bou Ghadir entrant dans l’enceinte du tribunal à Baghdad

Le lundi 19 février 2018, les autorités irakiennes ont donné l’ordre d’expulser la djihadiste « française » de 27 ans, Mélina Bou Ghadir, vers « son pays », la France après l’avoir condamnée à 7 mois de prison pour « entrée illégale en Irak ». Elle a été libérée après avoir passé déjà 7 mois en prison depuis son arrestation le 8 juillet 2017 lors de la reprise de Mossoul et sa mise en détention préventive. Ce jugement clément contraste avec les jugements d’accusés appartenant à l’Etat Islamique (EI). Une « Allemande » d’origine marocaine a été condamnée à mort en janvier 2018. Une autre djihadiste, « française », Jamila Bou tot’ou, a été condamnée à perpétuité le 17 avril 2018 selon The baghdadpost.com alors qu’elle avait prétendu avoir été trompée par son mari sur ses réelles intentions. Une ressortissante turque a écopé de la peine capitale par le même tribunal le 18 avril 2018. Toutes ont été condamnées sur la base de l’article 4 de la loi antiterroriste irakienne : « Toute personne qui commet, planifie, finance des actes de terrorisme, incite ou apporte son aide à des actes terroristes sera punie d’une peine allant de 15 ans de prison à la peine capitale. » Selon le site irakien al-Sumaria.tv, au 24 avril 2018, 256 personnes sont revenues d’elles-mêmes en France après avoir combattu dans les rangs de l’EI, échappant ainsi à la justice irakienne. Où sont-elles ?

Un bourbier choisi en toute connaissance

Les autorités judiciaires irakiennes s’étaient senties flouées par Mélina Bou Ghadir et ont fait appel. Elles ont ouvert le dossier à nouveau et ont considéré que l’accusée n’était pas venue en Irak par une entrée illégale simple : elle savait que son mari allait intégrer l’organisation Daech et elle l’a suivi. Le Conseil suprême des juges a estimé que ce cas justifiait un second jugement mais cette fois le chef d’accusation, fondé sur la loi antiterroriste, de : « soutien logistique et aide à une organisation terroriste ».

Le Conseil suprême  (Photo Al-Hayât)

La séance s’est déroulée le 2 mai 2018. Mère de quatre enfants, Mélina Bou Ghadir est entrée dans le tribunal avec son petit dernier dans les bras. Ses trois autres enfants ont été livrés par l’Irak à la France et « rapatriés » en décembre 2017, sous la supervision des services sociaux. Pour la France, ces djihadistes en culotte courte sont un cadeau empoisonné, peut-être des bombes humaines à retardement.

Face au tribunal, elle a répondu aux questions du président tantôt en français, tantôt en arabe. Elle serait entrée en Irak en octobre 2015, venant de Turquie puis de Syrie où elle aurait séjourné 4 jours. Son passeport français lui aurait été confisqué par l’Etat Islamique. Au tribunal, elle a minimisé son activité et celle de son mari dans l’organisation islamique : « J’étais mère au foyer et mon mari cuisinier ». Il « est parti chercher de l’eau, il n’est pas revenu et je ne sais rien de lui ». Elle ignore où il se trouve. Il est considéré comme mort.

Face à la complication de l’affaire, sa famille a pris un avocat irakien pour l’assister dans ce second procès. Il a réclamé le renvoi de la séance pour prendre connaissance du dossier. La séance a été fixée au 3 juin.

Quelles sont les règles juridiques internationales ?

En raison de la souveraineté de chaque Etat, un Français qui commet dans un pays étranger un acte considéré comme une infraction sera arrêté, jugé et, le cas échéant, emprisonné dans ce pays. Par exemple Bertrand Cantat a été jugé en Lituanie, Sabrina Kouider et Ouissâm Médouni à Londres parce que leurs crimes ont été commis en Lituanie et en Angleterre. Concernant les djihadistes « français » en Irak, la France ne peut que laisser la justice irakienne traiter ces dossiers parce que ces crimes se sont déroulés sur le sol irakien. Même si le pays concerné applique la peine de mort. Le principe de souveraineté des Etats interdit toute immixtion des consulats dans le fonctionnement de la justice d’un pays.

Quid sur les cas des détenus (hommes et femmes) dans les prisons syriennes ? Il est vrai que le gouvernement français refuse de traiter avec les services syriens, du moins officiellement.

Le cas de Mélina Bou Ghadir n’est pas unique 

Des centaines de femmes de 20 à 50 ans ont été arrêtées à Mossoul et à Tel Afar, second bastion de l’EI en Irak. On estime que 509 étrangères dont 300 Turques sont détenues en Irak avec 813 enfants.

Quels sont les rôles des femmes djihadistes ?

Dès le début de l’apparition du djihad, en Irak d’abord puis en Syrie, des jeunes femmes, tunisiennes puis européennes, se sont engouffrées dans le djihad de fornication sur les exhortations d’imams, surtout salafistes, afin d’apporter un « soutien » sexuel aux vaillants guerriers d’Allah et accéder ainsi au paradis. Avec Daech puis avec l’Etat Islamique qui l’a remplacé, les femmes ont été livrées, contraintes ou de leur plein gré, aux combattants, en tant qu’épouses ou concubines dès qu’elles ont posé le pied dans le territoire de l’organisation. Le but de l’EI est d’assurer une autre forme de djihad, le djihad de reproduction, afin d’assurer la pérennité d’une nouvelle population, jeune, élevée et endoctrinée selon l’idéologie djihadiste pour servir la cause de la oumma. Les petits lionceaux représentent le futur. Ils sont embrigadés dès leur plus jeune âge pour servir les objectifs les plus abjects de l’EI : bombes humaines contre les mécréants, exécutions des ennemis de l’islam par égorgement, exécutions par bombes etc.

Mais, hors du lit « conjugal » et hormis l’élevage des enfants de la collectivité, les femmes assurent une partie de l’intendance. Elles sont là pour apporter leur savoir-faire, quand elles ne peuvent pas porter les armes, pour la cuisine, la lessive, la couture etc. Les fondamentalistes les maintiennent en vase clos pour les besoins des hommes, la cause du djihad et la continuité du califat. 

De quoi vivent les familles djihadistes ?

Tous les djihadistes, sans exception, vivent ou ont vécu de revenus issus des vols en Irak et en Syrie : vols de récoltes, vols de pétrole (vendu à l’Europe), démantèlements et ventes d’usines (en Syrie), trafic d’antiquités, vol d’or et spoliation de devises dans les banques (à Mossoul), rançons des kidnappings, vente des captives des razzias sur les marchés aux esclaves, rackets des entreprises et des ateliers qui tournent encore et qui sont forcés de donner des participations occultes (pisciculture en Irak) etc. Par ailleurs, les familles de djihadistes se sont accaparées les biens, les maisons et les terres d’Irakiens et de Syriens qui ont été tués ou chassés. Ceux qui ont échappé à la mort sont devenus des réfugiés dans la région ou en Europe. Mélina Bou Ghadir peut-elle se targuer dans ces conditions de n’avoir été que « mère au foyer » ou son mari simplement « cuisinier » de Daech puis de l’EI ? Ils ont pillé le pays qui les juge.

Quand une armée est mise en déroute, on ne distingue pas parmi les prisonniers ceux qui ont porté les armes de ceux qui assurent les arrières, les préposés aux munitions, les soldats de l’intendance : pour l’EI, tous leurs civils sont des soldats d’Allah. Ces soldats ont attaqué la France et la France a décidé de les combattre. Les ressortissants français qui sont allés combattre sous la bannière noire de l’EI sont des ennemis de la France et des traîtres à la France.

Ainsi, que la femme ait porté une arme ou une louche pour remuer un ragoût ou qu’elle ait torché le derrière de son dernier-né, elle est bel et bien djihadiste. Elle participe, à sa façon et à son poste, à l’œuvre destructrice et criminelle du djihad et du terrorisme. Même si elle n’a tué personne, son époux et les autres combattants djihadistes ont pu le faire. C’est une procuration de fait.

Toutes ces femmes, éblouies peut-être pas l’exotisme, par un héroïsme fantasmé, par les promesses fallacieuses d’un au-delà merveilleux et qui ont succombé à des propos mielleux de religieux salafistes, Frères Musulmans et autres de la mouvance radicale, ou simplement en suivant les appels aux meurtres des mécréants qui pullulent dans les sourates du Coran, ces femmes étaient, hélas, responsables de leurs décisions et de leurs actes. Elles ont couru des risques énormes, pour elles et pour leurs enfants, tandis que leurs manipulateurs restent bien au chaud dans leurs pantoufles et à l’abri de la potence. Qu’elles aient été aveugles ou volontaires clairvoyantes, elles vont payer très cher leur choix. Et les sociétés qui se chargeront de leurs progénitures, peut-être irrécupérables, paieront, elles aussi, très cher ce dramatique fardeau qu’elles acceptent par humanisme.

Bernard Dick

Au 05/05/2018 : nombre d’attaques terroristes islamiques mortelles :

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
Yohann le debattant

Faudrait penser à nourrir les braves requins de la mer rouge. Je dis ça, je dis rien…

John silver

Faut les laisser revenir comme ça y aura plein d’attentats et alors peut-être que les français se réveilleront .
Pff même pas en faîte trops.sont lobotomises passif et sans c…..es…
Bobos islamocollabos vous irresponsable …

cilisiounist

08/05/2018 Vidéo – L’islam réconcilié façon Soral rappelle aux Kouffars qu’il ne faut pas célébrer « Jeanne d’Arc » en France islamisée
INCIDENT À MONTPELLIER LORS DE L’HOMMAGE À SAINTE JEANNE D’ARC
https://www.facebook.com/LigueDuMidi/videos/1966818210026032/

JACOU

Ces femmes ne devaient pas vivre dans des casernes mais sûrement dans des maisons spoliées par l’EI.

https://www.christianophobie.fr/breves/mossoul-le-marquage-des-maisons-chretiennes-par-les-islamistes

Stratediplo

Quant à des enfants nés clandestinement, où que ce soit, sans certificat de naissance établi par un registre civil reconnu par l’état-civil français, aucune loi française ne permet leur enregistrement putatif sur simple déclaration, et il faudrait un trafic d’influence politique (corruption) particulièrement lourd pour leur obtenir le passe-droit que des Français légitimes n’obtiennent pas. Revoir à ce sujet mes synthèses sur http://www.stratediplo.blogspot.com/2017/11/ces-mercenaires-francais-rappeles-du.html et encore http://www.stratediplo.blogspot.com/2017/11/ces-moudjahidines-du-nikah-francaises.html

Stratediplo

Peu importe que ces gens aient personnellement égorgé ou seulement cuisiné, ils sont coupables de « participation à un groupement formé […] en vue de la préparation […] de l’un des crimes définis par les articles 211-1, 212-1 et 212-2 » du code pénal, à savoir des crimes contre l’humanité bien pires que le mercenariat ou la trahison de leur pays, et passibles, d’après l’article 212-3, de la réclusion criminelle à perpétuité. Et peu importe que le pays de leurs exploits ne les juge que pour infraction migratoire, la France s’est dotée par l’article 113-6 de compétence internationale pour juger ces crimes… lire la suite

Asterie85

Qu elles crèvent là-bas et que leurs chiards restent la bas aussi , ceux qui ont voulus partir faire le jihad en Irak et ailleurs n ont que ce qu ils méritent sur place .

pluton

On ne peut plus parler de clémence de la part de notre « injustice » vis-à-vis de ces vipères musulmanes mais bien de collusion avec nos pires ennemis !

dufaitrez

Vieux dicton Français : « L’est chez moi, l’est à moi » !
Pourquoi en changer avec l’Irak ? Chez eux, ils font ce qu’ils veulent !
La France n’est pas leur dépotoir !

Christine L

Pourquoi avoir récupéré la portée de cette vermine ? La France a vraiment besoin de ces futures racailles alors qu’elle en est déjà saturée ??? Et il va encore falloir les entretenir financièrement ! Leur place était avec leur mère. Elle choisi son camp (celui des traîtres) et mis ses propres enfants en danger, ce n’est PAS A NOUS d’assumer ! RAS LE BOL !!!

Lisianthus

Tout Français qui rejoint le djihad devrait être déchu de la nationalité française.

Andrej

Lisianthus,
Remettre la peine de mort pour les cas extrèmes comme c’est le cas. Point.
Un traitre est fusillé? oui ou non?

Cordialement.

Raymond

Bien sûr mais c »était autrefois!

patphil

moi qui espérais que les geoles irakiennes rééduquent ces gens là!
on a bien vu qu’ils brulaient leurs passeports, qu’ils terrorisaient les locaux leur imposaient leurs moeurs, maintenant le mensonge du « c’est pas moi » leur est admis!
et les français vont les accueillir!

GAVIVA

regardez moi cette vieille folle..comment image%3Ffit%3D897%252C506&cfs=1&upscale=1&fallback=news_d_placeholder_publisher&_nc_hash=AQBSTEcd-EZsThzK

lulu

oui, …..elle est vraiment vilaine et donne la sensation d’avoir un curieux . « problème « 

saintongeais

Toutes ces femmes doivent être déchues de la nationalité française et envoyées sur la terre de leurs ancêtres, au Maghreb. Quant aux enfants nés en Syrie ou en Irak, ils ne sont pas français. Ils n’ont jamais été enregistrés à l’ambassade. C’est le droit du sol, ils sont irakiens ou syriens!!!

Flupke

Pas folle la guèpe ! Elle sait qu’en France elle ne risque pas grand chose sauf une sévère remontrance. On est mal avec le retour de ces smallah.

Marcel

Un vrai exemple la Justice Irakienne ,en France ces criminelles seraient condecorés par la Légion d’honneur

crap2sp

ells ne sont plus francaises,ells en ont fait le choix,alors qu’elles payent.period.

Joël

Elles ne devraient même plus figurer sur l’état-civil français.

JILL

Pourquoi  » plus  » ;je dirais pas …un musulman ( ane ) n’a rien à voir avec la France .

Fifi

(suite 2)…des gens se faire couper la tête, et à ne pas réagir, à côté de leurs mères ou d’autres femmes qui applaudissent ou rient. Les petits que j’ai vus – de 2 à 6 ans et plus – semblaient coutumiers de cette violence. Et eux-mêmes se comportaient comme des petits sauvageons. Il existe de multiples preuves de cette ultra-violence promue par l’Etat islamique. Notamment les SMS et photos retrouvés dans le téléphone portable de l’une des jeunes filles revenues de Syrie. « Comme les hommes, elles s’échangent des photos où elles tiennent à bout de bras des têtes coupées,… lire la suite

lulu

GROSSE erreur de les reprendre….avec le temps nous en verrons les résultats . Je ne crois nullement à leurs …regrets !!!

Fifi

(suite)…au début de l’année 2014. (…) les femmes membres de ces brigades sont chargées de la stricte application de la charia et pratiquent, en répression des contrevenantes, torture et fouet. Elles sont haïes par la population locale.Très rares sont encore les témoignages directs concernant ces actes. Car très rares sont les femmes qui sont revenues de Syrie après avoir vécu l’expérience du djihad. Des mères djihadistes enseignant la barbarie à leurs enfants dès le plus jeune âge : Il s’agit d’une espèce de crèche réservée aux femmes seules, avec ou sans enfants. Il y a une salle télé qui diffuse… lire la suite

Fifi

https://www.franceculture.fr/politique/femmes-djihadistes-le-basculement-dans-lhyper-violence « Femmes djihadistes : le basculement dans l’hyper-violence : De plus en plus nombreuses à rejoindre les rangs de l’organisation Etat islamique en Irak et en Syrie, les femmes s’y distinguent par une grande détermination et une véritable cruauté. Généralement non combattantes, elles sont toutefois investies d’un rôle essentiel : comme génitrices et éducatrices, elles établissent le modèle de société du califat autoproclamé. Mais elles ne sont pas qu’épouses et mères : leur mission éducative s’étend également à une certaine forme de « rééducation » des femmes adultes, via les bataillons El-Khansa, brigades de contrôle de la « bonne conduite… lire la suite

Fifi

Ces femmes djihadistes sont allées dans certains pays, dont l’Irak, pour faire le djihad, même si les femmes en islam, ne peuvent pas faire le djihad en se battant. Mais à leur manière, elles ont aidé au djihad car elles ont aidé à faire que des hommes djihadistes puissent massacrer. Elles ont massacré donc indirectement à travers eux et le savent. Elles ont été complices en les aidant pour cela, par tout ce qu’elles pouvaient faire. Quant à leurs enfants qu’elles ont fait là-bas, elles les ont faits comme des génitrices de djihadistes, car elles veulent que leurs enfants deviennent… lire la suite

Yohann le debattant

Ces « femmes » sont les serpents veniment du djihâd criminel. Elles méritent la mort et rien d’autre. Le traitre Castaner voudrait faire revenir en France ces choses. Leurs enfants sont perdus, les faire revenir en Europe est criminel quand on sait comment ils ont été endoctrinés depuis leur naissance.

Spipou

Sait-on quel âge ont les enfants rapatriés en France ? Puisqu’ils sont chez nous à présent, on peut juste espérer qu’ils soient d’âge assez tendre pour être ramenés à la civilisation.

katarinaprokovich

de tout ages, cela me fait penser que récemment j’ai lu un article où un écolier à donnés des coups de couteaux à un autre élève dans une école en France

Dupond

Qui ne dit mot consent ….elles sont arrivées en Syrie et en Irak logées dans de superbes maisons (en France il faut une vie de labeur pour les acquérir) sans travailler et juste a s’écarter !!! Elles n’auront pas le culot de nous dire que ce confort n’etait pas acquis sur le dos des victimes de leurs maquereaux !!!

kabout

perso ces bonnes femmes au beau avoir des gosses avec elles la-bas rien a foutre,elles ont choisies leurs camps …terminées pour elles,et ces saloperies de merdias en France nous font encore le coups avec femmes et enfants « francaises » qu’il faudrait faire revenir ici !!! nada.