Fessée dialectique pour le pervers narcissique Gardères

Publié le 19 mars 2015 - par - 1 760 vues
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fesseeLa liberté d’expression, Riposte Laïque la pratique jusqu’à l’absurde. Fallait-il inviter ou non Nicolas Gardères aux Assises de la liberté d’expression ? A chacun sa réponse suivant son état d’esprit, ou bien celui de sa résistance nerveuse à l’exhibition narcissique !

Personnellement, en dépit de tout, la réponse est oui. L’Homme est ce qu’il fait, avant d’être ce qu’il dit, et Gardères, éventuellement  « à l’insu de son plein gré », comme dirait l’autre, dans son engagement d’avocat, est, quand même,  du côté de la liberté d’expression.

Après tout, quel bel hommage il a rendu à l’esprit de liberté de RL en ayant la certitude qu’il pouvait venir au milieu de ses militants pour les insulter, sans prendre aucun risque pour sa personne. Le seul fait qu’il ait pu, tout tranquillement, faire son numéro  d’imprécateur suffit à soit seul à ruiner sa démonstration. Personne ne prendrait ce risque ailleurs, et certainement  pas chez les écolos et les socialos. Peut-être « gauchiste et libertaire », comme il se dit lui-même, mais certainement opportuniste  et calculateur.

Et puis l’homme, qui balance entre  Jésus Christ et  Nicolas Bedos suivant ses humeurs paradoxales, dans son trip de provocation puérile de prophète inspiré, n’a finalement fait qu’étaler ses béances personnelles. Retournons-lui l’indulgence supérieure dont il nous a gratifiés.

Renvoyer dos à dos des démocrates sincères et des égorgeurs salafistes, sous prétexte que les premiers ne seraient au fond que des racistes haineux,  n’est qu’une posture  de soumission à l’ère du temps. Le racisme, bien sûr, est ce qui permet de diaboliser l’autre. Du stalinisme mental  pur jus, mensonge et mauvaise fois réunis, au nom de l’amour du prochain !

« Nous sommes ses frères, ni plus ni moins qu’uns salafiste », affirme-t-il. Oserait-il pousser le raisonnement un cran plus loin et dire que l’enfant  juif assassiné est son frère « ni plus ni moins » que le SS ? Changer le contexte et la logique tordue de la démonstration éclate comme bulle de savon.

Et moi, et moi et moi…

Délire de l’ivresse de soi-même qui place M. Gardères au-dessus de la mêlée humaine pour distribuer les mauvais points et ramener l’humanité indifférenciée à une pauvre condition où tout est déréliction et  mauvaises passions : « pardonnez-leurs, Seigneur… ils ne savent pas ce qu’ils font, ni même qui ils sont !».

La liberté qu’il nous accorde ne procède au fond que de sa grandeur d’âme. Malgré nos vils instincts et nos basses pensées, il nous concède  tout de  même un droit d’accès «à l’esprit humain,  au logos et à la raison » ; ouf, on l’a échappé belle, un peu plus et on se retrouvait au zoo, département grands singes !

Autant de suffisance pour si peu de substance devient quasiment risible.  Le cabotin fait le beau sans voir son public. Il ne sait pas à  qui il parle, il prête à l’autre  les pensées les plus ignobles, sans voir qu’en réalité il ne fait que parler de lui-même, du rôle qu’il se donne en tant que porteur des « péchés du monde ».

Petite coquetterie du pervers narcissique en représentation ; plus il fustige son « ennemi », plus il lui dit qu’il l’aime, « fils de pute » ! Effet facile garanti, à la Bedos junior. Posture un tantinet sadique  des manipulateurs à la petite semaine qui cherchent à tourmenter  leurs victimes à coup d’affects contradictoires. Désorienter la perception que l’autre a du mal qu’on lui inflige est une petite jouissance perverse qui conforte le pouvoir du manipulateur.

Puisqu’on en est au rayon des perversions – juste retour à l’envoyeur et son «  donjon SM » dont il veut bien nous donner l’adresse, pour qu’on se calme- peut-être, en retour de son agression plus dérisoire que cruelle, voulait-il recevoir une franche et vigoureuse fessée de Christine Tasin ? Cette dernière  n’a pas  tardé, avec la passion qui est la sienne, à lui administrer la vigoureuse correction attendue. « Action/Réaction » !

L’air satisfait et tranquille qu’il affichait ensuite au milieu  d’un public de « fachos » bon enfants, disait assez qu’il avait atteint son but.

Dany Boume

 

 

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