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Fête bolchévique en Bretagne, ou l’apologie d’un crime de masse pour lutter contre le FN !

Ouest-France rapporte un événement qui pourrait sembler anodin mais qui révèle l’état de déliquescence d’une région de France que je n’hésite pas à qualifier – d’une manière subjective assumée ! – de plus belle, à savoir la Bretagne.

Ainsi, dans la petite commune de Gaël, « à la frontière de l’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor et du Morbihan », et non loin de la mythique forêt de Brocéliande, la « brasserie locale organise un week-end placé sous le signe du centenaire de la révolution russe. »

Précisons qu’il s’agira de célébrer le centenaire de la prise du pouvoir par les Bolchéviques, qu’on pourrait plus volontiers apparenter à un coup d’État contre le gouvernement provisoire mis en place après la révolution de février 1917. Une révolution qui avait provoqué la chute du tsar Nicolas II, face, entre autres, à son autoritarisme et son refus de réformer un pays de 160 millions d’âmes. Aussi, je laisse à certains leur vision romantique de la famille Romanov, certes assassinée horriblement à Ekaterinbourg, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, sur décision de Lénine et de quelques autre membres du Bureau politique, craignant alors que le tsar et les siens ne soient libérés par les Russes blancs.

Voici ce que dit l’Encyclopédie Universalis à propos de ce qui allait devenir le cataclysme du siècle : « D’une révolution spontanée qui renversa le tsarisme à la prise du pouvoir par le parti bolchevique, en passant par un bref intermède démocratique, se créèrent, en quelques mois, les conditions du succès d’une minorité agissante, dont l’action durant un bref mais décisif moment alla dans le sens des aspirations du plus grand nombre – la paix, la terre, le contrôle ouvrier – avant de diverger vers des décennies de dictature. »

Retour en Bretagne, de nos jours :

« D’aucuns s’émeuvent de cette célébration de la révolution russe en invoquant leurs aïeux, victimes du régime et des purges. D’autres brocardent les organisateurs, les qualifiant d’inconscients et d’indécents. D’autres encore n’hésitent pas la comparaison avec l’Allemagne nazie… »

Pas d’accord, rien ne saurait se comparer au bolchévisme, qui engendra, en Russie et ailleurs, les pires massacres de l’histoire du XXe siècle, quelles que furent les abominations nazies et autres.

Christophe Hordé, patron de la brasserie, et l’un de ses acolytes s’expliquent pitoyablement, et non sans un certain cynisme : « Ce n’est pas une manifestation politique. Notre objectif, c’est d’organiser un moment festif et drôle. »

Vous avez raison, les gars, marrons-nous sur les millions de cadavres qui jonchent le sol de l’histoire rouge !

Puis, vient une réponse au légitime courroux que provoque cette obscène initiative : « À Gaël, le Front national affiche parmi ses meilleurs scores dans le département… On voulait faire réagir ! »

Là, je m’incline, on a affaire à deux indécrottables crétins de gauche, qui ajoutent : « C’est tant mieux. Si la révolution russe a ébranlé le monde, elle va aussi ébranler Gaël pendant trois jours. » Et de conclure cependant : « Il n’y a aucune velléité politique derrière cela »… !

Aucune velléité politique ? Pas si sûr quand on voit la prolifération d’antifas –fidèles d’entre les fidèles de la doctrine bolchévique – en Bretagne, dont certains ne manqueront sûrement pas d’aller à Gaël pour boire à la santé de Lénine, Trotski et Staline ! Et pourquoi pas le faire dans des crânes frontistes, hein ?!

Pauvre Bretagne qui se meurt sous les assauts conjugués du radicalisme islamique et d’une ultragauche dévastatrice, crois-tu que c’est avec une telle engeance que tu gagneras ton pain ? Crois-tu que les touristes accepteront longtemps de partager leurs vacances avec ces hordes belliqueuses ? Eh quoi, aurais-tu oublié que tu es une terre de mémoire, toutes les mémoires ; de contes et de légendes, dont les arthuriennes sont le firmament ? Toi, patrie de l’invitation au voyage par excellence, vas-tu continuer longtemps à te perdre avec ces parasites fanatiques qui se repaissent de destruction comme les cigales des champs cultivés ?

Souviens-toi :

« Mais ce qu’il faut admirer en Bretagne, c’est la lune se levant sur la terre et se couchant sur la mer.

Établie par Dieu gouvernante de l’abîme, la lune a ses nuages, ses vapeurs, ses rayons, ses ombres portées comme le soleil ; mais comme lui, elle ne se retire pas solitaire ; un cortège d’étoiles l’accompagne. A mesure que sur mon rivage natal elle descend au bout du ciel, elle accroît son silence qu’elle communique à la mer ; bientôt elle tombe à l’horizon, l’intersecte, ne montre plus que la moitié de son front qui s’assoupit, s’incline et disparaît dans la molle intumescence des vagues. Les astres voisins de leur reine, avant de plonger à sa suite, semblent s’arrêter, suspendus à la cime des flots. La lune n’est pas plus tôt couchée, qu’un souffle venant du large brise l’image des constellations, comme on éteint les flambeaux après une solennité » (Chateaubriand, Mémoires d’Outre-tombe).

(Article Ouest-France :

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ille-et-vilaine/bretagne-l-ouest-de-rennes-une-fete-bolchevique-fait-polemique-5321554)

Charles Demassieux