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Feu nucléaire : Senility Joe aura la haute main sur les codes…

Dans cette tribune qu’il a donnée le 6 janvier dernier au magazine Politico :

https://www.politico.com/magazine/story/2017/01/william-perry-nuclear-weapons-proliferation-214604

l’ancien ministre de la Défense William J. Perry adjure Joe Biden de renoncer au pouvoir exorbitant de décider seul de déclencher le feu nucléaire, pouvoir dont disposent tous les présidents américains depuis Truman.

William Perry (93 ans) :

Il se garde bien de mettre en avant l’âge de Biden, qui terminera son mandat – s’il y arrive – à… 82 ans. Il se garde également de rappeler les propos et comportements aberrants qui ponctuent la carrière du Démocrate – avec un crescendo inquiétant ces derniers mois – :

https://www.cnews.fr/monde/2019-12-03/les-plus-grosses-gaffes-et-moments-bizarres-de-joe-biden-904421

https://rmc.bfmtv.com/emission/en-video-la-gaffe-de-joe-biden-qui-pense-presenter-a-la-foule-son-fils-mort-il-y-a-5-ans-2002084.html

L’ancien chef du Pentagone s’alarme qu’une fois élu, un président américain « obtient le droit absolu de lancer une guerre nucléaire (…) Il n’a pas besoin d’une seconde opinion. Le ministre de la Défense n’a pas son mot à dire. Le Congrès ne joue aucun rôle »

« Pourquoi prenons-nous ce risque ? Pensons-nous vraiment qu’un président devrait avoir le pouvoir divin de détruire instantanément la planète ? » s’inquiète Perry. « Pouvoir divin » qu’il qualifie d’ « antidémocratique, dépassé, inutile et extrêmement dangereux ». 

William Perry rappelle que c’est le président Harry S. Truman qui décida, après l’enfer d’Hiroshima et de Nagasaki, des crimes de guerre qui, soit dit en passant, attendent toujours d’être jugés :

https://www.youtube.com/watch?v=Tl3_0D2h8BY

de ne plus jamais faire usage de l’arme atomique. « Pour lui, ça voulait dire la retirer des mains des militaires, précise Perry. Truman a donc déclaré qu’aucune bombe atomique ne pourrait être larguée tant qu’il ne l’aurait pas autorisé personnellement (…) Truman a alors créé le dangereux précédent d’un contrôle par une seule personne ».

Dans sa tribune, William Perry supplie donc instamment Joe Biden d’annoncer dès sa prise de fonctions, le 20 janvier prochain, qu’il « partagera le droit d’utiliser l’arme nucléaire avec un groupe limité d’élus », précisant : « Dès que Joe Biden aura prêté serment, le « football nucléaire » [c’est ainsi que les militaires américains appellent la mallette qui contient les codes nucléaires, et qui suit le président dans tous ses déplacements] sera à lui. Il lui reviendra alors de se débarrasser du « football » et de s’assurer que nous ne confions plus jamais la machine à tuer la plus puissante jamais créée à un unique et faillible être humain ».

« Le 20 janvier, si tout va bien, le pays et le monde vont pouvoir pousser un énorme soupir de soulagement », ose néanmoins conclure Perry. Qui oublie que, parmi les sept derniers présidents des Etats-Unis, soit depuis près de 40 ans, Donald Trump est le seul à ne pas avoir déclenché de guerres ni mené d’opérations militaires. Un bilan que même les déco(nn)deurs du Monde, pourtant si prompts à sortir leur révolver dès qu’il s’agit de Trump, doivent lui concéder – en y mettant les formes, bien entendu  :

« De manière générale, Trump n’a jamais aimé la guerre et l’armée. Il a toujours mis l’accent sur le fait qu’il n’est pas un militaire. Ce n’est pas son monde. Il demeure un homme d’affaires qui pense qu’on peut régler les problèmes autrement que par la guerre. Pendant son mandat, il a ainsi beaucoup joué de sa capacité de négociateur. Il a été élu en 2016 pour ça, assurant qu’il serait capable d’obtenir la paix dans le monde grâce à son expérience de négociateur acquise dans le monde des affaires. »

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/11/18/donald-trump-le-seul-des-six-derniers-presidents-americains-a-ne-pas-avoir-declenche-de-guerre_6060180_4355770.html

Alors, non, Monsieur Perry : le 20 janvier, si Senility Joe est officiellement nommé 46ème président des Etats-Unis, le monde devra tout au contraire retenir son souffle…

Henri Dubost