Feuilleton de la mosquée de Saint-Germain : l’islam est-il compatible avec la République (4)

Publié le 4 janvier 2012 - par - 1 510 vues
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Le Courrier des Yvelines dans son article du 21 décembre au sujet de la mosquée de Saint-Germain en Laye ajoute que l’autre but de Mosaïque est de « promouvoir la civilisation islamique dans ses principes qui permettent le rapprochement entre les Saint-Germanois. » Mais comment les Saint-Germanois de culture occidentale pourront-ils se rapprocher de personnes qui se présentent non pas comme des citoyens de la République mais comme une communauté cherchant à se réunir strictement entre ses membres ? Y aurait-il, dès lors, une incompatibilité, qu’ils avouent eux-mêmes  ?

« Les principes de la religion musulmane ne remettent pas en cause les principes du vivre ensemble » continue le texte. On aimerait que ce soit vrai. Mais alors pourquoi envisager dans leur mosquée « une salle de prière pour les hommes et une salle de prière pour les femmes » ? N’est-ce pas contraire au vivre ensemble républicain ? Comment les Saint-Germanois non musulmans, habitués à la mixité, pourraient-ils se rapprocher des musulmans ? Et pourquoi cette haine de la mixité en islam ? C’est que, comme le tabac nuit à la santé, la femme, en islam, nuit gravement à la prière du musulman. Sur le site web http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=articles&id=144468 on peut lire : Hadîth rapporté par Mouslim et dans lequel le Prophète a dit : « … Si celui qui prie n’a pas placé devant lui quelque chose de semblable à la partie arrière du palanquin [c’est-à-dire une Soutrah], sa prière (salât) sera coupée par l’âne, la femme et le chien noir » . Selon la croyance commune, la prière de l’homme en islam est annulée par la vue d’un âne, d’une femme, ou d’un chien . Dans cet ordre. Bien sûr, c’est consolant pour la femme de savoir qu’elle passe avant le chien. Les musulmans n’aiment pas les chiens, même nos si braves toutous de compagnie. On sait que dans la ville de Lerida en Espagne, les musulmans demandent qu’ils soient interdits. Cependant il me semble que pour le « vivre ensemble » c’est contreproductif de faire croire aux femmes qu’elles doivent se cacher, comme le dit récemment un imam qui estime que le visage est une partie honteuse de la femme au même titre que ses parties génitales,( http://www.postedeveille.ca/2011/12/les-islamistes-et-le-sexe-des-femmes-par-helios-d-alexandrie.html) alors que nous, nous croyons que le visage est l’expression de l’âme, ou de la personnalité. De plus, l’inégalité de la femme en islam est tout à fait contraire aux lois de la République. La déclaration des droits de l’homme et des citoyens de 1789 commence ainsi : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » Le préambule de la constitution de 1946, auquel reconduit le préambule de notre constitution actuelle, précise : « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme. » Les droits naturels de l’un et de l’autre sont de communiquer et de vivre ensemble au sens civique du terme, de construire la société ensemble comme nous le faisons partout en Occident. Et on voudrait nous faire croire que les principes du « vivre ensemble » à la française ne sont pas remis en cause par la religion musulmane ?…Ils le sont en premier lieu par cette sourate qui a le mérite d’être claire  : « ne prenez pas de juifs ou de chrétiens pour amis » (sourate V, verset 51).

En fait il est inutile de se perdre dans une argumentation qui fait le jeu des islamophiles, vous savez, ceux qui se prosternent à l’avance devant l’islam et lui ouvrent en grand toutes les portes, ne voyant pas que l’islam, une fois en place, les balaiera eux-mêmes d’un revers de manche. On ne le martèlera jamais assez : cette notion du « vivre ensemble » est de l’enfumage du prêt à penser politiquement correct. Le seul « vivre ensemble » qui tienne, le seul ciment, c’est la loi française, c’est la Constitution Française, c’est la République, c’est la laïcité, c’est la liberté d’expression, c’est le droit de critiquer inscrit dans nos gênes depuis toujours. Toutes choses que l’islam rejette. Pas de place non plus pour les non-croyants dans leur système : « ceux qui ne croient pas à nos versets, nous les pousserons au feu. Chaque fois que leur peau sera brûlée, nous leur donnerons une autre peau pour qu’ils goûtent le tourment » (sourate IV, verset 56). Ne sommes-nous alors pas mis en danger par le coran, qui tient lieu de constitution aux musulmans ?

Continuons : le journal écrit : « La transmission de ses principes (principes de la religion musulmane) s’adresse autant aux musulmans qu’aux non-musulmans. » En ces jours de fête on ne peut pas compter sur eux pour transmettre aux générations futures notre amour du foie gras puisque, je cite, « les consommateurs musulmans n’ont jamais été éduqués à la consommation de ces produits interdits » (Mehdi Gherdane, Le courrier des Yvelines du 21 décembre). Plus sérieusement, on ne peut transmettre ensemble que ce qui est commun. Or beaucoup de nos valeurs ne sont pas partagées par les musulmans. Comment compter sur eux pour transmettre la laïcité puisqu’elle n’existe pas chez eux ? Et comment les non-musulmans pourraient-ils transmettre le principe de la soumission en tout à Allah et de l’absence de choix ? (sourate 33, verset 36)…L’islam repose sur le rabaissement de la femme. Le coran attribue à la femme la moitié de la part de l’homme dans l’héritage (sourate IV, verset 11) , donne au témoignage de la femme la moitié de la valeur de celui de l’homme (sourate II , verset 282), décide que la femme doit être soumise à l’homme (sourate II, 228 ), considère que la femme n’est que le champ de labour de l’homme, (sourate II, 223) et un imam va jusqu’à dire qu’une femme ne doit pas jeter son regard sur les carottes, courgettes, bananes et concombres car cela lui donnerait des pensées lubriques : http://ripostelaique.com/legypte-senfonce-de-plus-en-plus-dans-lobscurantisme-islamique.html., et que donc ce sont les hommes de sa famille qui doivent aller les acheter et les couper en morceaux sans qu’elle les voit …

Désolée monsieur l’Imam, mais lorsque j’épluche une carotte, cela ne m’évoque rien d’autre que le plat que je vais cuisiner pour ma famille. Je réclame la liberté d’acheter toute seule les carottes que je consomme, sans avoir à traîner au marché les hommes de la famille ! S’ils veulent m’aider, ce sera plutôt en allant chercher une bonne bouteille à la cave, en la débouchant, en servant tout le monde, sans oublier de remplir mon propre verre. C’est cela aussi la liberté pour nous.

Dès lors comment un non-musulman, ayant goûté à la liberté, à l’égalité, pourrait-il transmettre les « valeurs » musulmanes qui s’y opposent  ? Et comment les musulmans peuvent-ils transmettre nos valeurs de liberté, eux qui n’en ont pas la même vision que nous ?

« On souhaite contribuer au bien-être de notre ville ». On veut bien les croire sur parole, mais comment les principes musulmans qui sont des principes d’exclusion pourraient-ils nous apporter un quelconque bien-être ? Comment le rabaissement de la femme, qui bien sûr rabaisse aussi l’homme car ils sont solidaires, le fait que son mari se voit reconnaître le droit de la battre (sourate IV, verset 34), peuvent-ils améliorer notre bien-être ?… Pire, le fait que le coran organise la répudiation de la fillette pré-pubère, ce qui autorise donc le mariage avec une enfant ( sourate 65, verset 4) !… De même que la justice vue par l’islam, qui ordonne de couper la main du voleur (sourate V, 38), ce qui, en dehors de la violence du fait, paraît un non-sens car le voleur ensuite sera à la charge de la société. On ne voit pas en quoi le recul des droits de l’homme, le recul et le refus de nos lois pourraient apporter quoi que ce soit à notre bien-être. Et de plus il serait bon de penser à protéger les musulmans eux-mêmes, surtout lorsqu’ils sont Français, de ce recul de leurs droits. Pour info : le groupe musulman fondamentaliste Forsane Aliza indique sur son site web qu’il va créer un tribunal islamique en février 2012. En France. Et personne ne réagit.

Dans un encart sur cette même page du journal, le journal estime que catholiques et protestants de la ville s’étant mobilisés pour la construction de la synagogue il y a plus de trente ans, ils devraient en faire autant pour la mosquée. Certes, mais il y a un petit ennui. D’abord, l’article 31 de la loi de 1905 dispose qu’on n’a pas le droit de forcer quelqu’un à contribuer à un culte. Or que se passe-t-il en ce moment à Saint-Germain-en-Laye ? Il y a une tentative de forcer la main aux gens et de les forcer à contribuer malgré eux au financement d’un culte. Ensuite, dans le coran est indiqué clairement de nombreuses fois que les musulmans doivent tuer les juifs et les chrétiens (entre autres sourate II, 191 : « tuez-les où que vous les trouviez »). L’inverse ne figure nulle part dans nos textes. Il faut donc être singulièrement masochiste pour contribuer financièrement à l’édification d’un lieu de culte islamique. Du moins tant que l’islam ne se sera pas modernisé et n’aura pas supprimé de ses textes un certain nombre de sourates. Si cela est possible.

Parlons de l’apostasie : en islam, le musulman qui quitte l’islam doit être tué : hadith de Bukari, ( L9, ch 83, 17). C’est contraire à nos lois pénales, qui sanctionnent le meurtre et ne connaissent plus la peine de mort. C’est également contraire à la déclaration des droits de l’homme dont l’article 10 précise : « nul ne doit être inquiété pour ses opinions » et à la loi de 1905 dont l’article 31 déjà cité prévoit aussi qu’on ne peut exercer aucune contrainte sur quelqu’un pour le forcer à exercer un culte.

Une mosquée alors oui, bien sûr, chacun a le droit de vouloir pratiquer sa religion, seulement le problème, le vrai, c’est que l’islam n’est pas qu’une religion, c’est aussi et surtout un système politique, qui tente de nous imposer son contrôle. Je serais tentée de dire que peu importe par exemple la burqa, si la femme qui est en dessous pouvait jouir de tous ses droits républicains et communiquer librement. Je serais tentée de dire oui à une mosquée, si on pouvait être sûrs que ce ne soit pas une caserne pour nous envahir, comme le dit Erdogan. Oui à une mosquée, si c’était vraiment l’amour, la paix et la tolérance qui y étaient prêchées. Oui à une mosquée, si les prêches n’étaient pas contraires à la République  et n’invitaient pas parfois à lutter contre nos lois. Or la loi de 1905 dans son article 26 n’interdit-elle pas après tout de tenir des réunions politiques dans des lieux destinés habituellement au culte…

Les habitants de Saint-Germain, ou de toute ville concernée, ont donc le droit démocratique de demander quelques garanties sur toute future mosquée et bien sûr, de les obtenir. Tout cela conformément à la légalité républicaine qui seule, rappelons-le, et à l’exclusion de toute autre, est l’expression de la volonté générale. Article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « la loi est l’expression de la volonté générale… Elle doit être la même pour tous. » Elle doit être la même pour tous : c’est la loi française, et on ne voit pas au nom de quoi certains auraient plus de droits que d’autres et auraient la volonté d’imposer ici des coutumes ou des lois qui sont contraires à la république, et qui semblent hélas irréconciliables avec elle. Nos civilisations sont-elles compatibles ? Il faudra répondre à cette question…

Sophie Durand

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