France Culture : Florian Delorme sert la soupe à Oubrou et nous enfume sur le jihad

Sur France Culture, Florian Delorme a consacré, cette semaine, quatre matinées de son émission CulturesMonde à un sujet brûlant et explosif, depuis au moins quatorze siècles :

« De la discipline à la violence : les formes du Jihad.

(1/4) – Le Jihad dans le texte (25 mars 2013)

(2/4) – Les femmes dans la lutte islamiste (26 mars 2013)

(3/4) – Lutter par l’image (27 mars 2013)

(4/4) – Le Jihad dans le champ politique (28 mars 2013) »

Il aurait été plus pertinent et, je dirais même plus percutant, de rappeler que le jihad a pris toutes les formes allant « Des razzias jusqu’au détournement d’avions ».

Le jihad dans la pratique et dans l’histoire

D’emblée, l’animateur de l’émission s’est mis à plat ventre, comme un vulgaire soumis à la religion d’Allah. Cherchait-il à montrer patte blanche ? Évitait-il ainsi les foudres d’Allah et de ses combattants ? Il est fort à craindre que l’intimidation et la terreur du jihad n’aient atteint les studios de France Culture. C’est une forme des ravages secondaires qu’elles provoquent sans  que leurs victimes n’en soient entièrement conscientes.

Deux thuriféraires eurent d’abord droit à l’antenne pour enfumer les Français. L’un est marocain, l’autre est franco-marocain. Ils ont tout simplement omis de rappeler que le qitâl (du verbe qatala = tuer) est une prescription coranique qui, de tout temps, a violé la conscience des musulmans : « Le combat vous a été prescrit, alors même que vous l’abhorrez » (Coran II, 216).

Depuis Mahomet, l’islam a toujours su corrompre ses adeptes et intimider ses critiques pour les obliger à se mentir et à se raconter des histoires au lieu de regarder l’Histoire en face.  Mahomet distribuait le butin des razzias et, aujourd’hui, ses émules prennent des otages et partagent les rançons. L’islam a toujours été menaçant. Il fait faire du sale boulot à ses combattants tout en bénissant leurs actes. Il les gonfle aussi d’orgueil. C’est ainsi qu’il a su réaliser une certaine gloire des musulmans tout en les obligeant à inscrire la soumission dans le corps, l’espace et le temps. Le Coran les désigne comme « LA meilleure communauté suscitée au monde » (Coran III, 110). Voilà toute la perversité ambivalente de l’islam. Elle réussit à corrompre les êtres humains. Du point de vue éthique et moral, la prescription du jihad, du qitâl, fragilise les musulmans : ils ont honte de se l’avouer, surtout si c’est un pape qui s’avise à leur rappeler comment ils avaient conquis Byzance, les Balkans et bien d’autres territoires, aux détriments des Arabes, des Berbères, des chrétiens, des juifs, des zoroastriens, des hindouistes, des animistes etc, etc. A cette honte se mêle une fierté devenue mal placée. Actuellement, face à l’Inde ou à Israël par exemple, les musulmans sont incapables de rééditer les gloires d’antan. Voilà les composantes du cocktail explosif qui fragilise les musulmans, les rend fous de rage, agressifs et violents, tout en se considérant comme humiliés. C’est cela qui fait que l’islam débouche sur les horreurs qu’on connaît : voitures piégées, êtres humains ceints d’explosifs, exactions et attentats des plus insensés.

Lors de la première de ces quatre émissions, l’inévitable Tariq Oubrou, Frère musulman maniant la dissimulation et le double langage presque aussi bien que Tariq Ramadan, s’est évertué à nous expliquer que le combat, le vrai, est celui que les musulmans doivent mener contre l’ignorance… y compris de leur propre religion ! En langage décodé : renseignez-vous sur les razzias, sur les conquêtes territoriales de Mahomet et de ses califes (c’est à dire successeurs) pour mieux vous édifier.

Est-il vraiment nécessaire de rappeler aux musulmans que Tariq est le prénom du célèbre conquérant Ibn Ziyâd ? Premier chef de guerre musulman qui, au début du VIIIe siècle, débarqua en Espagne avec ses troupes. Les historiens musulmans racontent qu’il avait brûlé les embarcations avant de prononcer une harangue mémorable : «…la mer est derrière vous, l’ennemi est devant vous ! Vous n’avez plus que la persévérance et le combat comme choix ! ». Bien évidemment, il n’avait pas oublié de rappeler qu’à l’horizon, il y avait, au choix, le butin ou le paradis.

L’islamisation de nos médias est bien avancée

Florian DelormeDès les premières phrases de cette série d’émissions, l’on comprend que son animateur, Florian Delorme, a fait sienne la fumeuse et fameuse théorie du petit et du grand jihad. D’après cette théorie, le grand jihad, le vrai, est celui que les musulmans doivent constamment mener contre leurs propres mauvais penchants. Florian Delorme se montre même plus zélateur que son invité, Makram Abbas. Voici un bref extrait de  leur échange à partir de la 15ème minute :

Makram Abbas : Dans certaines études [sur le jihad], on pense que, effectivement il y avait d’abord le sens de la lutte armée qui l’a emporté, parce qu’il y avait les conquêtes : ce qu’on appelle les conquêtes islamiques ou les conquêtes arabes du VIIe siècle

Florian Delorme : Et puis d’abord les persécutions de musulmans, il s’agissait de survivre en tant que groupe confessionnel !

Makram Abbas : tout à fait, tout à fait !

Florian Delorme : La fameuse guerre de défense, quoi ?!

Makram Abbas : Absolument !

C’est comme si notre animateur de France Culture ne savait pas jusqu’où s’étendirent les toutes premières conquêtes impériales des musulmans ! Ayant sagement écouté les propos de M. Delorme, j’ai été amené à réviser l’Histoire de mes ancêtres musulmans. N’en déduisez surtout pas que je suis révisionniste et ne m’intentez pas de procès ! Je n’en ai pas fini avec le premier.

A bien y réfléchir, il est tout à fait vrai qu’au début du VIIIe siècle, mes ancêtres arabes et surtout berbères, sont arrivés à reculons… jusqu’à Poitiers ! A cette époque déjà, ils furent contraints d’émigrer. Ils étaient persécutés, pourchassés, stigmatisés, poursuivis, harcelés par d’ignobles mécréants d’Orient. Heureusement que Charles Martel, un preux et valeureux Identitaire des temps anciens, s’était levé pour aider mes pôvs-ancêtres à repousser les Orientaux qui les poursuivaient. Ils ont réussi d’abord à franchir les Pyrénées dans l’autre sens et ils ont dû attendre huit siècles avant que la Reconquista espagnole ne les aide à regagner, à nouveau, l’Afrique du Nord. Au nom de mes ancêtres arabes et berbères, je ne dirais jamais assez merci à Charles Martel, aux Identitaires et à la Reconquista.

Blague à part ! Le louvoiement de Florian Delorme est un indice qui ne trompe pas : il nous indique que l’islamisation des esprits a bel et bien gangrené la Maison de la Radio.

Et pour terminer, voici la fable qu’un ami marocain m’avait racontée il y a une dizaine d’années :

Le petit jihad avec un petit sabre est celui qui nous a permis de conquérir de grands empires. Le Grand Jihad est le grand sabre que nous essayons de cacher dans le fourreau de nos cœurs lorsque nous n’arrivons plus à gagner de batailles

Pascal Hilout

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