Le film de l’année : « Faites taire le Général ».

le-general-christian-piquemal« Faites taire le Général » (Vous dompterez le peuple).

Comment on manipule les masses en manipulant l’individu, depuis toujours. Le film de l’année 2016. Une fiction hors du commun. Bientôt dans toutes les prisons politiques du Royaume.

Scénario : Au pays nommé Gaullistan, construction multi-culturelle en proie à la diarrhée profuse des choléras mentaux, les gens exténués sont sur le point de demander grâce, acceptant tout et même le reste.

Un à un, tous les verrous qui les maintenaient encore dans une très relative sécurité intérieure, sautent. S’ajoutant à la guerre qui leur est faite à l’abri dérisoire de leurs frontières violées sur le modèle teuton, une invasion décidée loin de leurs coteaux paisibles et de leurs frais vallons, déferle sur eux via leurs voisins devenus à proprement parler des passoires revêtues d’éponges, en vérité, des paillassons et des serpillères sur lesquels il devient banal de s’essuyer les pieds. Et pas que.

Mais voici que du cloaque où l’on tient le malheureux pays  sous la vase putride des renoncements, compromissions, trahisons et corruptions de toutes sortes, émerge la silhouette rassurante du Gardien de l’Ordre sous sa forme galonnée. Un vieux soldat recru de combats, d’épreuves et de victoires, Cincinnatus rajeuni par la perspective de la Mission, s’est levé.

« Ils ne passeront pas ! » s’exclame-t-il, et le peuple, un instant pétrifié, sent la subite chaleur des bonnes fraternités dégeler son épaisse carapace d’indifférence, de mépris, de chagrin et de désespoir.

Ils ne passeront pas. Qui ça ? On ne le sait plus très bien. C’est un mélange de périls variés d’où ressort, virulente et pressée, la perspective de devenir carrément Autre, comme le devinrent Étrusques et Spartiates, Assyriens et Byzantins, Polonais et Chrétiens d’Orient, Berbères de l’Atlas et pingouins des Kerguelen.

Le Général est là. L’espoir luit. Ils ne passeront pas.

Le Général. Il fut ami de ceux qui vont désormais s’acharner à le briser. Est-il en fin de compte leur agent conscient, ou manipulé ? On ne quitte pas facilement le panier où s’énervent jusqu’à s’entre-déchirer les crustacés de votre famille. « Cassez-le ». L’ordre est cependant donné. Pour cette besogne de spadassins adeptes du coup de poignard dans le dos, les volontaires ne vont pas manquer. On les élève en batterie dans les pépinières de la haute administration comme dans celles des défenseurs supposés de la Nation.

Poussé à la violence verbale, encouragé à se mêler aux inconnus qui, croyant en lui, vont l’accueillir parmi leurs cohortes de patriotes désintéressés, le Général pris par l’ambiance festive d’un rassemblement dans une ville en état de siège, est saisi au col par ceux-là mêmes qui étaient censés rejoindre sa bannière. On le jette au sol, on l’emmène en prison, on l’humilie. C’est qu’il importe de faire un exemple. On ne sort pas comme cela du rang, même à des âges avancés. Avis aux amateurs de ski hors-piste. L’avalanche d’emmerdements tue, à l’occasion.

Sentant l’adhésion probable du peuple (ce manant sans gencives ni manières) au discours de quiconque saura le mobiliser contre ses forfaitures, le Pouvoir « casque à pointe et choucroute garnie » a réagi, afin de museler un peu plus encore l’opposition, avec les seuls moyens dont il dispose vraiment : la veulerie, la couardise, le calcul sordide et l’usage immodéré du venin de crotale. Pressions amicales, menaces sur les enfants et petits-enfants, contrôles fiscaux et pneus crevés sont au programme des réjouissances. Ajoutons-y l’empoisonnement du chien, la crèche piégée et le trou dans le Zodiac au large de la côte ouest. Trop, c’est trop. Accablé, désorienté, affolé, ne sachant plus qui est qui, qui fait quoi et où il se trouve, le héros finira-t-il par se trahir lui-même dans un asile psychiatrique ? Le scénario de ce qui est, rappelons-le, pure fiction, n’est pas avare de ces vieilles recettes qui font les grands thrillers.

La fin toutefois surprenante, que nous ne dévoilerons pas ici dans la mesure où elle est en cours d’écriture, sera un subtil assemblage de l’Aveu, de Clochemerle, de Vol au-dessus d’un nid de coucou et de Docteur Folamour, le tout saupoudré d’une pincée de Mais où est passée la 7è Compagnie. Le cinéma politique français enfin ressuscité des morts-sans-sépulture.

« Faites taire le Général« , un film plus vrai que nature, dans lequel chacun joue son rôle selon les standards de l’immortelle littérature. Une production « Traîtres et malfrats » financée, ultime clin d’oeil des pourris aux pauvres couillons qui continuent à leur filer leur oseille, par l’argent public.

Jean Sobieski

 

 

 

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8 Commentaires

  1. le film du 7 janvier : cepasca l’islam
    le film du 13 novembre : padamalgam
    le film du 6 février : mais où est passée sa kékette
    et le prochain en 2017 : pas de bol c’est encore eux

    • Ah NON pas de malheur j’espère qu’il va y avoir quelque chose pour arrêter çà
      Dans ce cas plus la peine de lire aucun message si il n’y plus d’espoir Je suis âgée , mais je pense a nos enfants ?

  2. comme vous le dires, mdr Sobieski, il n’est pas possible que ce général ait changé ses pensées profondes, son opinion du jour au lendemain sans avoir été menacé d’une façon ou d’une autre – ou alors c’est qu’il est complètement sénile mais je n’y crois pas ; par contre je crois que les pourris au pouvoir sont capables de tout pour sauver leur places et leur idéologie monstrueuse !

  3. Après un Jean Pavée, nous avons droit à un jean S défendant le Général, celui-la même qui ridiculise citoyen-patriote et fn, ce même Général qui sodomise nos Calaisiens(quoique à la lecture des résultats des dernières élections, ont-ils besoin d’un général??), un jean Sobieski réalisateur de films de série B, qui s’offusque que l’on veuille faire taire le « Général », mais cher Jean, avez-vous pris le temps de suivre l’actualité de votre nouvel « idole », il s’est écrasé tout seul, comme une merde, il a même pris le temps de « cracher » sur vos amis de Pegida, sur les résistants.
    Stop,, arrêtons les articles à la gloire de vieux sur le retour, j’ai de plus en plus l’ impression que vos combats vont bientôt cesser faute de combattants

    • Cher Romanin, si nous ne sommes plus en mesure physique de combattre, les femmes nous sauveront.
      Cette affaire Piquemal sent très fort les manips tous azimuts. Relisons les grands maîtres du genre : Volkov, L Carré…

      • Très cher Jean Sobieski, j’ai toujours un immense plaisir à lire vos articles »décoiffant » et bourrés d’humour. Moi, j’ai longtemps cru que les femmes nous sauveraient, malheureusement et avec la parité, j’ai vite compris que le chemin serait encore long et difficile(et à mon âge, j’en ai plus derrière que devant!).
        L’ affaire à laquelle vous faites référence, est un mauvais sort fait à Calais et à certains Calaisiens, sans parler de la centaine de patriotes présents ce jour-là. Je n’ai qu’un souhait et j’attends avec impatience le 12 mai et la comparution du sieur Piquemal.
        D’ici-là, j’ai décidé de ne plus réagir aux articles dédiés au »général ».
        Pour l’instant, je lis le livre de Cyrano au édition Riposte laïque(mais très honnêtement, après avoir lu l’article de J Pavée, je me demande si votre combat en vaut vraiment la peine).

  4. Je pense comme Anne Marie ce n’est pas possible que le Général vire totalement son jugement , il a été conseillé , en lisant l’article c’est que j’ai pensée tout de suite

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