Film de Pialat : la police d’avant les socialauds

Police, le film que Maurice Pialat (1925-2003) a réalisé en 1985, est un film réaliste. Le voir ou le revoir, presque quarante ans plus tard, est un choc pour tous les Français qui sont attachés – ne fût-ce que par un fil ténu – à leur pays.

C’est un grand film. Il est donc méprisé par les cultureux. Pour eux, c’est un film de genre, un simple polar sans importance qui raconterait en images des faits divers qui faisaient la Une des journaux populaires d’alors, Le Parisien Libéré par exemple, mais jamais celle du Monde. Bien sûr, la réalité est tout autre. Pialat a réalisé un film  sur les maux qui commençaient à gangrener la France au début des années 1980. Dès les premières images, tout est dit. Des Tunisiens, qui viennent d’arriver en France (le chef du réseau y est depuis trois ans, il est donc contemporain de Mitterrand), s’adonnent à des activités criminelles juteuses : drogues dures (pas du H, mais de l’héroïne, celle qui tue), proxénétisme et trafic d’êtres humains – des femmes, autochtones ou immigrées, escroqueries diverses (bonneteau, paris et jeux clandestins, etc.). Passe encore que ces Tunisiens soient des malfrats.

Le summum du politiquement incorrect est qu’ils soient montrés tels qu’ils sont : cyniques, lâches, brutaux, misogynes, hostiles aux indigènes (les Gaulois, comme ils disent), ne pensant qu’au fric, au fric, au fric. Il est vrai qu’ils gagnent des millions en quelques jours. Ce sont aussi de bons musulmans : ils sont experts en taqîya, c’est-à-dire en mensonges éhontés, quand ils s’adressent à des Français qui représentent l’autorité, et ils haïssent les femmes plus qu’ils ne méprisent les indigènes. Ces affreux réactionnaires, vénérés par la « gauche », ont pour seul horizon l’islam et le clan familial, soudé et prêt à tout. À 5 ou 6, on est plus forts que seul.

Ce film réaliste, parce qu’il montre la France telle qu’elle était au début des années 1980, a scandalisé les ligues de vertu gauchistes, les chaisières et les rombières socialopes et autres gauchotes… Ce qui a choqué, c’est la police, ses actions, l’état d’esprit des policiers, ses missions dans la France du début des années 1980, quand la police réprimait les malfrats, les trafiquants, les truands et les empêchait de nuire. Cette police a été accusée d’être machiste, ce qu’elle n’était pas. Pour elle, alors, la loi et le respect de la loi étaient une affaire d’hommes, pas une affaire de femmes, ce qu’elles sont devenues avec les socialauds ; une affaire de mâle sans inhibition, et pas de bac + 5 ou plus, formatés par l’université et les « écoles » de police et de justice.

La lutte contre le crime et les criminels justifie tout, même que les suspects récalcitrants soient secoués ou menacés ou giflés. Le seul avocat du film est cynique : il avoue qu’il est en connivence avec le milieu et qu’il ment ouvertement aux juges, lesquels, de toute façon, sont nuls. Les magistrats (procureur ou juges d’instruction) sont absents : les enquêtes ne sont pas entravées. Dans le film, il n’y a pas de juge qui veille à la place des virgules dans les actes de procédure. L’absence de magistrats dans les enquêtes du policier Mangin (joué par Depardieu) permet justement aux enquêtes d’aboutir : les voyous sont condamnés et emprisonnés.

Quarante ans plus tard, la situation est tout autre. Comme dans le poème des Orientales, les socialauds ont passé là : tout n’est que ruine et deuil. La police file doux et les malfrats, surtout s’ils sont étrangers, tiennent le haut du pavé, se nourrissant sur la bête et vivant en parasite sur le peuple français que les dénommés Badinter, Guigou, Lebranchu et autres ont sacrifié. La police produit désormais chaque jour des milliers de tonnes de paperasse et les policiers sont contraints de se prosterner devant les magistrats et les tueurs. Il faudrait refaire le film de Pialat, mais en le rendant conforme aux règles et normes actuelles : ce serait hilarant.

Étienne Dolet

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13 Commentaires

  1. Il faudrait aussi réécrire le « Mon HLM  » de Renaud , on pisserait de rire !

  2. Déjà à l époque, la liberté de création et d expression avait des limites, et le mufle baveux et fumant de la bien pensance n était jamais très loin.
    La preuve , chacun aura remarqué, ou pas, que Pialat avait affublé tous ces malfrats d origine maghrébine , joués de surcroît par des magrébins, de prénoms bien français.
    Ne pas stigmatiser , brouiller les repères , déjà !

  3. Je confirme avant les années 80 ( jusqu’en 83) nous étions les cadors sur la VP…Respectés nous faisions parfois de la pédagogie ferme qui était efficace. Moins de mômes en prison, plus de victimes qui retrouvaient leurs biens, du respect entre « les beaux mecs » et nous. Nous faisions du « crâne » entre midi et deux juste pour assurer la paix de la cité. c’était le quotidien de l’UPJA et des BSVP de Clamart (92)..

  4. Les critiques de gauche aimaient cracher sur l’œuvre de Pialat en général. Il n’empêche, c’était un immense réalisateur. Son adaptation du roman de Bernanos, Sous le soleil de Satan, est exceptionnelle.

  5. Vous incriminez à juste raison les socialauds, mais ils ne sont pas seuls. J’ai fait partie de ces flics de PJ « à l’ancienne » et vous oubliez que les premières mesures qui allaient fonctionnariser les policiers ont été prises par la droite molle, en 1993, qui était au pouvoir quand on a imposé l’avocat dans les garde à vue ? En 1995, qui a détruit les corps d’inspecteurs et d’enquêteurs de police trop libres par rapport aux gardiens et officiers de paix ? Etc……

    • Chirac vendait, quand il était étudiant, l’Humanite !
      C’est pas vraiment l’acte d’un homme de droite aux convictions solides !

      • Ce n’est pas parce qu’ il a vendu l’ huma une ou deux fois que cela fait de lui un homme de gauche, un Communiste. Chirac était un homme de droite, un opportuniste particulièrement réac et qui à mené une politique anti ouvrière.

    • C’est toute la politique de ce pays qui est à virer le plus antidémocratiquement possible. C’est malheureux, mais si on attend quelque chose de ces clown autant dire que la France est déjà islamique.

  6. Et ces socialauds ont fait des petits : UMP-RPR-LREM….
    Au risque de déplaire à mes collègues féminines ici (commentatrices) je déplore la trop importante présence de femmes dans tous les corps de métier dont nos vies dépendent : justice, médecine, voire enseignement, etc…
    Ne vous fâchez pas Mesdames, je ne suis pas myso malgré les apparences. Je constate simplement que tout à changé depuis le basculement masculin/féminin.
    Vous dominez la société les amies. Et pas toujours pour le meilleur.

    Je sais les hommes ont leur part dans la merde que nous vivons. Je sais….

    • Je vous approuve à 100% ! J’ai pourtant été une féministe depuis mon enfance, quand ce n’était pas encore à la mode. Depuis, j’ai cessé de l’être, d’abord à cause des follasses du MLF, mais surtout depuis que je constate que c’est toute la société qui a été féminisée avec l’accès massif des femmes aux postes de la justice, de l’enseignement, en médecine : désormais les services publics fonctionnent globalement en réduction d’effectifs permanents pour gérer les temps partiels de ces dames, y compris en médecine, alors qu’autrefois ces dames moins nombreuses avaient pour point d’honneur de ne pas bénéficier de droits supplémentaires par rapport aux hommes. En outre, les femmes se montrent toujours plus zélées que les hommes : plus soumises à la bienpensance par exemple.

    • Vous avez raison. Ne serait-ce qu’au JT, il n’y a pratiquement que des femmes, et sur toutes les chaînes…
      On pourra dire ce qu’on voudra, mais certains postes conviennent mieux aux hommes, et d’autres postes conviennent mieux aux femmes.
      Dans l’armée, il ne devrait pas y avoir de femmes, la guerre est une affaire d’hommes, et dans la police, leur place devrait être dans les bureaux, car dehors, c’est dangereux.
      Pour dire les choses clairement, on est passé d’une extrême à l’autre !

    • ancienne policière j’adhère complètement
      trop de femme pas assez d’autorité et de virilité masculine

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