Fils de la Nation : un hymne au travail, notamment manuel

Publié le 29 avril 2018 - par - 10 commentaires - 659 vues
Share

 

Fils de la Nation : un hymne au travail et notamment au travail manuel

FILS DE LA NATION, UNE IDENTITÉ FRANÇAISE

Mémoires, Fils de la Nation – Jean-Marie Le Pen – Éditions Muller – 446 pages – 22,90€

Une partie de ce texte a été publiée sur le site de la Ligue du Midi

TROISIÈME PARTIE : LE PARISIEN DE LA QUATRIÈME (3/4)

Jean-Marie Le Pen commence cette partie par une belle description de Paris des années trente, qui ne peut être écrite que par un amoureux de son pays.

Plus loin, il fait l’apprentissage du travail à la mine, une performance individuelle faite de courage et d’endurance dont tous les mineurs du monde, passés et présents, peuvent se glorifier. Ce sont des héros du quotidien. L’auteur précise opportunément que si les politicards de la gauche avaient ne serait-ce qu’une fois dans leur vie exercé tel ou tel métier manuel, harassant et risqué avec obligation de résultat, ils tiendraient des discours moins monolithiques et plus objectifs.

Il parle aussi de la pêche en mer qu’il a pratiquée souvent :

« …il fallait choisir : pêcher plus ou arriver plus tôt à la vente pour avoir un bon prix. Hélas, comme le patron buvait deux litres de vin et chaque homme un litre (Fernand et moi buvions de la limonade) ça ne pouvait pas aller très bien – et c’était pour ça que le patron et plusieurs marins étaient communistes. Le communisme permettait en effet aux médiocres, aux fainéants et aux poivrots de penser que leurs échecs étaient dus non à leurs défauts mais à la société capitaliste. »

Les innombrables dégâts causés par la gauchiasserie actuelle sont du même tonneau, c’est le cas de le dire : elle justifie toutes ses revendications et les exactions qu’elle se croit autorisée à commettre par le fait que la société ne serait pas assez égalitaire. Autant dire qu’elle ne cessera jamais !

Il continue par des propos dont l’intérêt social vaut bien plus que les discours préfabriqués :

« Il n’y a pas plus ni moins de dignité dans le travail manuel que dans l’intellectuel. C’est leur utilité sociale et leur finalité qui établissent des hiérarchies dans les activités humaines. Chaque fois que cela est possible la machine doit libérer l’homme des travaux pénibles, dangereux ou répugnants. Mais bien sûr le progrès ne doit pas le rendre esclave de cette machine libératrice. Entre la productivité dont tous, y compris le travailleur, bénéficient, et le travail de celui-ci, un équilibre doit s’établir. La condition ouvrière n’est un bagne que pour ceux qui ont une âme d’esclave, mais il faut faciliter la promotion, le perfectionnement, ou le changement d’activité de ceux qui le désirent et le méritent. » Oh la la ! Il a écrit un gros mot : Mérite ! Allez vous étonner que la gauchiasserie n’aime pas Jean-Marie Le Pen ! Il est d’autres mots plus malheureux qui ont été relevés surtout parce que c’est lui qui les a prononcés.

Revenant d’une expédition de volontaires aux Pays-Bas dont une partie est submergée par une rupture de digue, il commente : « Je garde quelque fierté de cette équipée hollandaise. Et une conviction européenne forte. Député, quatre ans plus tard, je voterai contre le traité de Rome, dont je perçois tout de suite l’esprit supranationaliste et les pièges qu’il réserve malgré ses avantages immédiats… Surtout pas un ennemi de l’Europe. Je suis français, patriote, solidement enraciné dans ma petite patrie la Bretagne, mais je me sens aujourd’hui comme en 1953, profondément européen, solidaire des peuples européens devant la submersion migratoire comme je l’étais alors devant la submersion marine. Mais la situation est plus grave qu’alors. À l’époque, il n’y avait pas de saboteurs, et le ministre des eaux fédérait toutes les énergies pour réparer les digues et remédier aux ravages de l’invasion de la mer… Aujourd’hui les dirigeants de l’Union européenne et les responsables des nations qui la composent… ouvrent au contraire toutes grandes les vannes devant la submersion. »

Plus tard, revenant d’Indochine, il exprime sa réaction face à la presse bien pensante : « Présenter la nuit communiste, sa misère, sa mort, son atroce tyrannie, comme une libération ! Au delà des larmes de rage, jusqu’à l’hébétude, on touche l’horreur de cette presse qui ment. Pour cela aussi, je devais faire de la politique. Pour combattre le mensonge… »

En 1956, prenant fait et cause pour Pierre Poujade, il participe à sa campagne électorale rassemblant les petites gens. Il découvre les inconvénients amenés par l’élection de gens inaptes à la politique ou qui se laissent éblouir par les avantages inattendus d’un univers qu’ils ne connaissent pas. Il conclut par cette expression de son désenchantement : « Il fut un libérateur à moitié. »

Daniel Pollett

http://resistancerepublicaine.eu/2018/04/28/fils-de-la-nation-un-hymne-au-travail-et-notamment-au-travail-manuel/?

Voici les deux premières parties publiées sur Résistance républicaine 

http://resistancerepublicaine.eu/2018/04/24/pour-les-fils-de-pute-grouillant-dans-lanti-france-etre-fils-de-la-nation-cest-du-racisme/

http://resistancerepublicaine.eu/2018/04/25/fils-de-la-nation-en-desaccord-avec-jean-marie-le-pen-sur-la-resistance-et-petain-2/

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
Yves ESSYLU

Confirme que JM Le Pen est un homme cultivé fort loin du diable présenté par les formatés par les théories contre nature de Marx et consorts dans lesquelles sa fille elle -même a sombré
Mais Lénine n’a t il pas lui-même déclaré dés 1920 que « le gauchisme est la maladie infantile du communisme » , quoiqu’il soit nous subissons aujourd’hui les conséquences de ces errements pour lesquels seuls les pays de l’Est apparaissent vaccinés

Nemesis

Un témoignage d’un véritable français, digne de ce nom. Vive la France !

Maria Leibovici

Monsieur Jean Marie Le Pen aime la France. J’ai lu avec un grand intérêt ses Mémoires. Il mérite le Goncourt.

COTE

Il a eu le « tort » d’avoir raison avant tout le monde.

Dany

JM Lepen a discrédité le patriotisme. Ses jeux de mots navrants et son amitié avec le comique Dieudonné le classent définitivement dans la catégorie des clowns tristes. Aujourd’hui son obsession est de discrediter sa fille. C’est un égocentrique qui cherche constamment à faire le buzz pour attirer les caméras sur sa personne, en se foutant éperdument que l’ image peu sérieuse qu’il donne du patriotisme profite à la gauche.

bernard

S’il est sûr que Le Pen n’est pas parfait (personne ne l’est) vous le réduisez de façon stupide lui qui a dit cinquante ans avant tout le monde, la vérité sur les dangers de l’immigration-invasion….

Caltech

Juste la marionnette de Miterrand

boudry

DANY
Quand vous présentez une grande feuille blanche avec,dessus,un tout petit point noir à un ANE,et que vous lui demandez ce qu’il voit ?
Immanquablement,il vous répond  » un point noir  » !!!!
Alors qu’un homme positif verra que la grandeur de la feuille blanche…….
Les points noirs sont ces jeux de mots stupides et maladroit,j’en conviens.
Mais la ligne du personnage est majoritairement positive.
Vous,vous refusez de le voir…C’est ainsi que l’on divise les forces au lieu de les unir.
Et puis quoi? Vous allez continuer de voter pour les voyous qui sont au pouvoir ??? !!!!

Maxime DUVAL

On peut calculer la valeur d’un homme d’après le nombre de ses ennemis et l’importance d’une oeuvre d’après le mal que l’on en dit. Les critiques sont comme les puces, qui vont toujours sauter sur le linge blanc et adorent la dentelle.

Gustave Flaubert

JM Le Pen et Dieudo sont bien servis en cet aspect et devraient être de plus remboursés pour le rire qu’ils procurent par la S.S. (Sécurité Sociale). Ceci dit pour vous faire triompher dans votre traque à enfin en débusquer un… Moi ?…

Et le spectacle est dans la salle.

cirrus

ben voyons, alors que penser de Hitler si on vous suit ?
Que penser de Ben Laden ?
du grand n’importe quoi ce commentaire !