Servez-vous, chers Africains, nos femmes sont à vous…

francaisesauxafricainsL’association le M.U.R. (Modulable Urbain Réactif), fondée en 2003 par un certain Jean Faucheur, artiste de son état, perçoit des subventions accordées par le Conseil municipal de la mairie de Paris ainsi que par le Centre Georges Pompidou ou encore la fondation Cartier. En 2009, ladite association dite « de promotion de l’art contemporain » et vouée à promouvoir l’art urbain, avait ainsi touché la coquette somme de 15 000 euros, somme montant à 17 000 euros pour l’année 2014.
Un mur noir attenant au Café Charbon, bistrot branchouille où les intermittents de tout poil viennent bruncher situé à l’angle des rues Oberkampf et St Maur dans le 11e arrondissement de Paris, quartier de bobos-gauchos s’il en est, est utilisé par l’association M.U.R. comme support artistique afin que les artistes y exposent leurs éphémères fresques.
Fresque-Femen-Marguerite-Stern-a-Electre
Ces jours-ci, « l’œuvre » présente une Femen au visage peu amène, casquée et la tête ceinte de l’auréole dorée des saints, et regardant d’un air de défi l’observateur tandis qu’elle porte, bravache, un étendard rouge coco sur lequel on peut lire « égalité, humanité ». Il est d’ailleurs intéressant de voir que la liberté de notre devise inspire de moins en moins ses détourneurs. Passons…
Dans son dos l’inscription « la France aux Français » a été barrée pour être remplacée par « les Françaises aux Africains ».
Mais pourquoi donc les Françaises aux Africains et pas les Français aux Africaines ? Ou encore les Africaines aux Français ? Ah non, c’est vrai, dans ce dernier cas ce serait indélicat, raciste et irrespectueux.
coexist-Combo
L’artiste Combo, qui avait commis un dessin de rue visant à montrer une égalité entre les trois religions monothéistes illustrée par un barbu en kami, aurait aussi pu écrire « ma mère aux Africains », histoire de participer lui-même à l’élan de générosité national.
On songera avec un rien de perplexité à ce viol commis par des exogènes à Evry en 2014 au motif que la victime était française, « parce que toutes les Françaises sont des putes », et l’on gardera en mémoire les édifiants chiffres du psychiatre Patrice Huerre indiquant que 72% des viols collectifs (tournantes) sont commis par des subsahariens et des Maghrébins (1). Il en est de même en Suède, en Norvège, au Danemark. On se souviendra de ce violeur en série de type africain ayant opéré en 2011 et qui ne s’en prenait « qu’à des jeunes femmes européennes, aux cheveux et aux yeux clairs. Il s’est aussi excusé auprès d’elles après les avoir violées et poignardées. L’agresseur a aussi beaucoup parlé avec ses victimes, leur demandant notamment leur appartenance religieuse ou leur nationalité ».
Les victimes ne manqueront certainement pas d’apprécier l’offre figurant sur cette fresque…
La mairie de Paris finance donc un appel implicite au viol des femmes françaises, à la prise du corps féminin par des Africains à qui les hommes français offriraient les femmes de leur propre peuple, leurs cousines, leurs sœurs, leurs mères, leurs filles…
Il ne s’agit rien de moins que d’une forme de proxénétisme, la femme étant ravalée au rang d’objet de consommation dont le créateur de cette fresque suggère de faire commerce. En langage familier, on appelle ce genre d’individu un maquereau, un proxo, un mac, un souteneur pour qui les femmes seraient des marchandises qu’on peut refourguer à l’envi aux hommes qui passent, en l’occurrence aux Africains.
Servez-vous donc, chers Africains ! Nos femmes sont à vous, usez-en comme il vous plaira ! Et emportez donc aussi le paquet de cigarettes, c’est cadeau !
La femme, ce sempiternel trophée, ce butin de toutes les batailles. Voilà bien le signe que nous sommes en guerre car c’est durant les guerres qu’on les viole en masse, qu’on les violente, pour l’exemple, pour la conquête. Prendre le ventre des femmes a toujours servi aux envahisseurs à marquer leur nouveau territoire, à y planter leur mât, à montrer par cette pratique sexuelle multiséculaire à leurs ennemis qu’ils avaient acquis la victoire. En violant des femmes, les guerriers entendent humilier les hommes qui n’ont pas été capables de les protéger. « En temps de guerre, le corps des femmes est revendiqué par les vainqueurs comme les perdants : butin de guerre des premiers, il incarne l’identité nationale fragilisée des seconds » (Élise Guiraud) (2). Voilà ce à quoi invite implicitement Combo.
Le métissage prôné comme avenir sous-tend aussi le message de la destruction collective et ultra mondialiste programmée des différences physiques des peuples pour donner vie à l’homme nouveau, aseptisé et paré de toutes les qualités fantasmées par ses promoteurs. Ah, le métis, cette réplique à l’identique remise au goût du jour de l’aryen des national-socialistes d’hier… Décidément l’histoire se répète.
Combo explique qu’il a simplement voulu prendre le contre pied du slogan « la France aux Français » qui pour lui serait une « absurdité ». On a du mal à saisir en quoi il serait absurde de réclamer qu’un pays appartienne à son propre peuple, à moins d’être d’accord avec le principe visant à spolier les peuples de leur terre, à la façon de squatters virant de chez eux les occupants légitimes. Suivez mon regard…
Il y a fort à parier que Combo le bien pensant ne serait pas le dernier à défendre des Palestiniens par exemple ou encore des Egyptiens à qui on demanderait de bien vouloir céder leur pays à d’autres populations. Mais la France, ce n’est pas la même chose, la France devrait tout céder à tout le monde. Pour quelle obscure raison ? On cherche encore…
L’AGRIF (Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française) a décidé de ne pas laisser impunie une telle ignominie ouvertement sexiste et raciste et déclare qu’elle va déposer plainte : « C’est tout simplement un cri de domination barbare et d’appel au viol. (…) Les militantes et les militants de l’AGRIF, parmi lesquels sont des Français d’origine africaine, dénoncent cette provocation subventionnée doublement raciste et de mépris pour la femme ! ».
Fresque-Electre-double
Quant à l’abomination murale du machiste tagueur, elle a été heureusement rectifiée, et par une femme encore, un petit bout de femme patriote ! Et en plein jour s’il vous plaît !
Comme quoi les nanas montrent décidément souvent la voie du courage à bien des hommes, d’autant qu’il semblerait qu’Electre ait été menacée d’être frappée durant son action : « Merci d’avoir empêché le noir pas content de me taper ». Une courte vidéo (malheureusement peu audible) montre en effet un homme en train de l’insulter et de la menacer : « On est en démocratie (…) si j’étais pas accompagné je vous taperais la chaise sur la gueule ! (…) Enculée de ta race ! ». (3)
Homme-menacant-Electre-fresque


Est-ce qu’une inscription « les Africaines aux Français » sur un mur de Dakar aurait été pareillement défendue par ce vengeur agressif ? S’en serait-il pris avec la même virulence à la Sénégalaise venue la biffer d’un « les Africaines aux Africains » ? On en doute… Car seules les Françaises font office de viande à offrir au tout venant par leurs propres compatriotes. « Toutes des salopes », c’est bien connu, comme le clamait Bedos, ce misogyne notoire.
Electre était la principale visée par la Femen représentée sur la fresque, une certaine Marguerite Stern, zélée destructrice de la France et manifestement très empressée de voir disparaître les Français sous un métissage dont on ne nous dit pas si elle-même a à cœur de le pratiquer en dehors du spectaculaire roulage de galoches destiné à sa seule communication médiatique…
Un grand bravo donc à la courageuse Electre aperçue un soir de pluie lors de la dernière marche pour Sainte-Geneviève en janvier dernier.
Caroline Alamachère
(1) la France Orange Mécanique (page 272) – Laurent Obertone
(2) du collectif Abolition 2012
(3) http://www.electreunleashed.fr/2015/06/17/faf-les-francaises-aux-francais/#sthash.vgMDJYDp.dpbs

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