Fitna, l'Union européenne et Mayotte : trois exemples de pensée unique contre les peuples

Les fanatiques religieux ont ceci de particulier qu’on peut leur opposer toutes les raisons scientifiques, ils mettront toujours les règles de leur croyance au-dessus de la raison, quand celle-ci contredit leur dogme.
Galilée, pour survivre, a dû renier le résultat de ses travaux, et certifié que la Terre n’était pas ronde. Aujourd’hui, la théorie de Darwin, notamment aux Etats-Unis, est contestée, dans les programmes scolaires américains, par les adeptes du créationnisme.
En France, certains enseignants nous font savoir que leurs cours de philosophie sont parfois contestés par des élèves fanatisés, qui estiment qu’il n’y a qu’une seule vérité, celle du Coran, que tout le reste est mensonge, et qu’il faut tuer le mensonge.
On peut donc comprendre aisément qu’un film comme Fitna (1), qui montre, en quelques exemples, la dangerosité de quelques textes religieux ait pu mettre les islamistes dans tous leurs états. On a vu de quoi étaient capables, tout au long de l’Histoire, certains fanatiques catholiques. En France, il y a une trentaine d’années, lors de la sortie du film « La Passion du Christ » du Scorsese, certains groupuscules étaient encore capables de mettre le feu à un cinéma.
Pour autant, aujourd’hui, dans le monde, ce ne sont plus eux qui tuent, posent des bombes, lapident et égorgent, ce sont les fanatiques islamistes, en s’appuyant sur des textes du Coran pour justifier leurs crimes. Pour avoir seulement dit cela, le film Fitna, et son auteur, Geert Wilders, ont été condamnés à mort, abandonnés par le gouvernement hollandais, et par toute l’Union européenne. Ils ont été lynchés par toute la gauche bien-pensante française, incapable de faire face à une réalité qui pourtant, est évidente : l’intégrisme islamiste est le totalitarisme du 21e siècle, et c’est lui, aujourd’hui, la principale menace pour nos libertés !
Mais c’est Wilders qui serait un affreux raciste, un xénophobe et un militant d’extrême droite. Pourtant, personne n’a encore été capable de sortir une phrase prouvant le « racisme » du député hollandais.
De même, certains bien-pensants, pour se rassurer, tentent de dire que la « gentille » Ayaan aurait désavoué le film du « méchant Wilders ». Tout ceci n’est que mensonge, leur seul désaccord se situe uniquement sur la demande d’interdiction du Coran. Mais sur le film Fitna, comment Ayaan pourrait-elle condamner un ouvrage qui est le reflet de tous ses écrits (2) ?
Qui, en France, oserait parler comme Ayaan ou Wilders, ou comme cet acteur britannique, athée et libre penseur, Pat Condell (3), sur la réalité de l’islam ? Il serait immédiatement traité de fasciste et de raciste par les lyncheurs professionnels, pour qui il faut imposer coûte que coûte une pensée dogmatique unique : l’islam est une religion de paix, seulement pervertie par quelques fanatiques qui n’ont rien à voir avec la religion !

Mais cette volonté de tordre le cou aux faits ne s’arrête pas qu’à la vision de l’islam. Comment ne pas voir, dans le fanatisme des libéraux européistes, une autre forme de totalitarisme de la pensée unique, qui doit triompher absolument de la raison et des faits, en proférant les pires mensonges. Depuis les débuts de la construction européenne, que n’a-t-on dit sur la belle aventure européenne ? On a raconté aux citoyens de ce pays que le traité de Maastricht viendrait à bout du chômage. On leur a dit ensuite que l’euro allait nous permettre d’affronter la concurrence américaine en position de force. Aujourd’hui, le chômage de masse est maquillé, et l’euro est devenu un obstacle pour les économies européennes. On accélère pourtant à marche forcée une construction européenne dont les citoyens ne veulent pas. Qannd ils ont le malheur de dire non, on leur repose la question jusqu’à ce qu’ils disent oui, ou bien on ne tient pas compte de leur voixµ. Ll’écrivain Vladimir Bukovsky est-il vraiment excessif quand il parle d’une nouvelle Union soviétique ? (4)
Bien que le chômage soit massif, on ose prévoir un appel massif à une population extra-communautaire, qui ne fera qu’accentuer la pression sur les salaires de tout le salariat européen. La grève exemplaire des ouvriers roumains qui exigent de meilleurs salaires pour construire la Renault Logan, n’est-elle pas la conséquence d’une volonté de ne pas harmoniser le droit social européen, et d’opposer les travailleurs entre eux ?
Qui peut croire encore à la fable de cette Europe, dont le seul but est de casser les Etats nationaux, et d’utiliser l’immigration et les délocalisations pour tirer les acquis sociaux des pays développés vers le bas ? (5) Pourtant, l’insconscient qui oserait envisager de sortir de l’Europe et d’abandonner l’euro serait immédiatement pulvérisé par les médias, et qualifié d’horrible nationaliste, sans doute xénophobe et raciste.
Autre exemple où les dogmatiques ne veulent pas voir la réalité en face, celui de Mayotte (6). S’il est un département qui illustre l’imbécilité du mot d’ordre gauchiste de « libre installation des citoyens » et de « régularisation de tous les sans-papiers », c’est bien Mayotte. Située dans l’océan indien, cette petite île est aujourd’hui confrontée à la montée d’un racisme inquiétant. Les raisons ? Aujourd’hui, près d’un tiers de la population est constituée de comoriens en situation irrégulière (7). La générosité de la loi républicaine française, qui considère qui quiconque naît sur le territoire français a droit à la nationalité française, a, dans un contexte de grande pauvreté aux Comores, des effets pervers à Mayotte. Ainsi, les femmes de Mayotte accouchent aujourd’hui, sur leur île, dans des conditions de plus en plus difficiles, à cause d’une surpopulation que les structures n’ont pas prévues.
L’article de Radu Stoenescu sur « le péché » que constitue le fait d’aborder la question de l’immigration, dans certaines familles politiques, prouve toute sa pertinence dans la situation de Mayotte. Quel pays peut accepter, sur un de ses départements, que 30 % de la population soit dans l’irrégularité ? Comment des être humains peuvent vivre des années durant en situation irrégulière, avec la hantise d’être pris ? Comment peut-on en arriver à ce que, bien qu’en situation irrégulière, des personnes puissent travailler, et que leurs enfants soient scolarisés ? Ne marche-t-on pas sur la tête ? La solution peut-elle être une régularisation massive, à Mayotte comme dans les autres départements français ? Un pays a-t-il le droit de ne pas subir une immigration massive, qui casse tous les équilibres sociaux, et de s’en protéger ? Faut-il prendre des mesures exceptionnelles, parce que la situation est exceptionnelle ? Poser ces simples questions, ne pas admettre que la situation puisse perdurer, vaudra au malheureux qui osera se lancer, là encore, des qualificatifs peu sympathiques, cherchant, tel un Geert Wilders, à le faire passer pour un affreux xénophobe d’extrême droite. Pourtant, aujourd’hui, ce sont les habitants de Mayotte, qui, excédés, demandent aux politiques de mettre fin à cette situation.
Trois exemples, parmi tant d’autres, qui démontrent comment une frange de bien-pensants, de droite comme gauche, sont capables d’empêcher tout débat rationnel, au nom d’un politiquement correct obligatoire, on l’a encore vu récemment lors de la sortie du film Fitna.
Les vrais libres-penseurs ont beaucoup de pain sur la planche, pour imposer une vraie liberté de penser, dans un contexte où évoquer ces questions peut valoir rapidement les épithètes de fasciste, de nationaliste ou de raciste aux malheureux, dont nous sommes souvent, qui se hasardent en dehors des sentiers battus.
Jeanne Bourdillon
(1) http://video.google.com/videoplay?docid=1124085831886331640&hl=fr
(2) http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article346
(3) http://www.dailymotion.com/video/x4xoou_pat-condell-la-religion-de-la-peur_news
(4) http://www.youtube.com/watch?v=rNj5iCU5mLg
(5) http://www.nda2007.fr/blog/index.php/2008/04/10/212-nos-jeunes-ne-sont-plus-dupes-mais-il-leur-faut-encore-croire-en-l-avenir
(6) http://www.rue89.com/Comores
(7) http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=11736

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