Florence Lamblin : godemichés bio, fraude fiscale et copinage de gauche

Publié le 17 octobre 2012 - par - 5 092 vues

La mise en examen de Florence Lamblin dans le cadre du démantèlement d’un réseau de blanchiment d’argent du trafic de drogue met la lumière sur d’autres activités lucratives de cette élue EELV du 13ème arrondissement de Paris.

Evidemment, l’avocat de Florence Lamblin dit que sa cliente n’était pas au courant des agissements délictueux des personnes qui lui ont permis de « rapatrier » discrètement depuis la Suisse 350.000 euros en liquide (ou 320.000 ou 400.000 selon les sources). C’est pourquoi nous lui laissons le bénéfice du doute dans notre dernier article. Même si son avocat précise qu’elle a rapatrié cet argent par la bande pour échapper à l’ISF, ce qui constituerait déjà un délit grave et mériterait sa démission (réclamée d’ailleurs par Bertrand Delanoë et Eva Joly).

Mais Florence Lamblin, architecte et urbaniste de profession est une élue EELV et donc elle s’occupe d’écologie. C’est donc dans des affaires très « écolo » qu’elle « travaille » en dehors de ses activités politiques de chargée du développement durable et de l’écologie à la mairie du 13ème.

Ainsi, Paris-Match nous apprend que Florence Lamblin est « actionnaire dans plusieurs sociétés françaises dont l’une – Kobisha Sarl –, est immatriculée à son domicile, dans le 13ème arrondissement. Cette « start-up », dont elle détient 40% des parts, a une activité peu commune. Elle édite le site Internet sexecolo.com, une boutique en ligne qui, comme son nom l’indique, propose des produits mariant « écologie, protection de l’environnement, sensualité et sexualité ». Autrement dit, un sex-shop.

Paris-Match nous apprend aussi que « l’associé de Florence Lamblin, un ancien musicien, lui aussi de la mouvance écolo, a été par ailleurs actionnaire de la société Babylon Publishing, qui éditait le journal « Hard Rock Magazine » et a déposé le bilan il y a six ans. Celle-ci comportait, à l’époque, comme autre actionnaire « Toy and Hobby Holdings » une exotique société des Iles Vierges Britanniques, dont la directrice n’est autre que la tante de Meyer Elmaleh, le financier de Genève suspecté d’avoir été la plaque tournante du réseau de blanchiment. »

C’est donc peut-être par ce biais que Florence Lamblin a trouvé l’intermédiaire qui lui a rapatrié de l’argent liquide de Suisse.

Autre enquête, celle du site de réinformation Delanopolis. On y apprend que « Florence Lamblin est l’heureuse employée du “Lieu du Design”, machin subventionné à haute dose (660 000 euros annuels minimum) par la Région Île-de-France comme s’en vante Huchon ».

Delanopolis : « Cette danseuse joliment coûteuse est censée organiser de temps à autres des expositions et distribuer un peu d’argent à des PME voulant améliorer la ligne de leurs produits par le biais d’une “aide à l’innovation responsable”. (…) Le directeur dudit Lieu, un dénommé Laurent Dutheil, est également militant socialiste très actif, fonctionnaire territorial à la Région IDF et ancien directeur du cabinet d’Huchon. »

Ca sent bon le copinage et la rémunération de copains et de coquins aux frais du contribuable…

Et on comprend mieux pourquoi Florence Lamblin, femme d’affaires et femme d’« affaires », voulait rapatrier discrètement son argent de Suisse, pour échapper à l’ISF ou réduire celui-ci.

Comment voulez-vous que cette bande d’affairistes défendent les valeurs de gauche, et en particulier soutiennent les plus démunis alors qu’ils vivent dans une espèce de nomenklatura « gôche caviar » aux antipodes de ceux qu’ils prétendent représenter ?

Djamila GERARD

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