Football : Valérie Fourneyron refuse la diversité… blanche

Une petite phrase sortie du livre « Racaille football club » a fait sortir de ses gonds la ministre des Sports Valérie Fourneyron, ayant l’indignation facile et sélective.

Elle doit certainement passer son temps libre à lire La Princesse de Clèves, Les Fleurs du mal et quelques délicieux « bibliothèque roses ». Car il lui aura fallu presque deux mois pour découvrir que dans Racaille football club, figurait un propos proprement révoltant, du patron de l’Association des clubs professionnels de football. En effet, ce dernier a très timidement osé déclarer que « tacitement » les clubs essayaient de panacher « avec une petite touche de blanc, mais alors vraiment une très petite touche… » leurs équipes.

dessinfootAyant pris connaissance de cette déclaration et saisie par une sainte colère, Mme Fourneyron, s’est fendue d’un communiqué valant excommunication ! « Des propos scandaleux d’un autre âge » !

La ministre n’a pas jugé utile d’ailleurs de préciser s’il s’agissait de l’âge de pierre ou de l’âge de bronze, mais connaissant le catéchisme en vigueur au gouvernement de Mou 1er, on peut sans se tromper affirmer qu’elle faisait allusion aux « heures les plus sombres de notre histoire ».

De quoi s’agit-il ?

Dans ce livre, dont on s’étonnera qu’il n’ait pas encore été brûlé en place publique, il est écrit où et comment sont recrutés les footballeurs « français ». Révolue l’époque naïve du « black-blanc-beur ». De ce symbole tricolore une couleur a disparu, les retransmissions de matchs à la télévision montrent à l’évidence laquelle… Alors les entraîneurs et les président de clubs tentent, en catimini, d’introduire un tout petit peu de « diversité » (pas celle à laquelle on pense habituellement) dans leurs équipes. Le faire est toléré, mais le dire est un crime ! Voilà pourquoi Valérie Fourneyron est en colère. Cachez ces quotas que je ne saurais voir… Car ces quotas-là sont réputés racistes, xénophobes et une insulte aux Droits de l’homme.

On le sait il y a, la bonne et la mauvaise graisse. De même il y a les bons et les mauvais quotas. Les bons quotas sont nimbés d’une auréole de sainteté rose bonbon. On réclame, on exige, des visages « issus de la diversité » sur les écrans de télévision (pour ceux qui ne voyages pas dans nos DOMTOM, informez vous des pub, des spot télé, des présentateurs avec de la diversité…). On se désole, on s’indigne même du faible nombre des mêmes à l’Assemblée nationale. Des associations fort bien subventionnées et très relayées mènent un combat farouche pour que Blacks et Beurs soient mieux représentés à la direction des partis politiques. Ils appellent sa la discrimination positive, une invention américaine d’ailleurs abandonnée ces dernières années, car jugée et à juste titre, humiliante pour ceux qu’elle prétendait favoriser. Mais pour la gauche française, résolument innovante, c’est tout nouveau tout beau… sauf, quand il s’agit des Blancs parfaitement minoritaires dans le football puisque cette invention sémantique à été faite contre eux justement. C’est ainsi et ça ne se discute pas, tout comme les dogmes des religions révélées.

Il est bien sûr possible de ne plus s’intéresser (c’est mon cas) au spectacle de 11 types discriminés positivement courant derrière un ballon.

André Galileo

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