Ford et Blanquefort : petit rappel de la nature abjecte du capitalisme

Ford vient de refuser une nouvelle offre de reprise de Punch pour son usine de Blanquefort. Tout le monde est indigné – « c’est un scandale ! » – : les victimes d’abord, les journalistes, les syndicats et bien évidemment, les politiques, toujours prêts, la main sur le cœur, à défendre la veuve et l’orphelin, se gargarisant toujours de mots pour éviter les actes. De leur côté, pour pomper l’argent de l’État et des collectivités territoriales, à savoir celui des citoyens, les entreprises se bousculent toujours au portillon mais quand elles délocalisent ou ferment tout simplement leurs usines, elles se font moins jacassantes. Rendent-elles les sommes souvent faramineuses qu’elles avaient reçues ? Que nenni ! Bruno Le Maire, Jésus compatissant du malheur des salariés, a attendu 3 jours que Ford daigne le prendre au téléphone. C’est lui-même qui le dit. Cela vous donne une idée de la pitoyable opinion que se font ces messieurs du capital vis à vis des États en général !

Alors, une question s’impose : mais quand, pour l’ amour du ciel, les gens vont-ils se rendre à l’évidence ? Le capitalisme est une horrible perversion de l’économie car il est tout simplement, au départ, une horrible perversion des esprits enfermés dans l’obsession du profit. C’est tout ! Et il ne faut pas chercher ailleurs d’autres explications. Les capitalistes, depuis la nuit des temps, se foutent des hommes comme d’une guigne et leur amour pathologique pour l’argent (voir John Maynard Keynes) les pousse jusque dans les limites les plus extrêmes de l’immoralité. En témoigne au premier chef leur attitude vis à vis des nazis et notamment justement celle… d’ un certain Ford : « Ford a conservé des relations très confortables avec l’Allemagne nazie tout au long de la guerre, et engrangé les profits tirés du travail forcé des prisonniers de guerre et des déportés employés dans son usine de Cologne » déclare Melvyn Weiss, un avocat new-yorkais spécialisé dans l’organisation de plaintes collectives contre les géants de l’industrie et de la finance. En 1938, Ford a reçu d’Hitler en personne la plus haute décoration civile du IIIe Reich ; et l’ année suivante, comme pour le remercier de cet insigne honneur, Ford offrira 35 000 reichmarks à son bienfaiteur de Führer pour son anniversaire.

Mais, s’il n’y avait eu que Ford s’agissant des Américains ! Il y a eu aussi General Motors, IBM, ITT et j’ en passe. Bien sûr et logiquement, les capitalistes allemands en priorité s’en sont donnés à cœur-joie… et grâce à la main d’œuvre gratuite issue des camps de concentration. C’est bien connu que quand le profit peut se nourrir de l’esclavage, on aurait grand tort de s’en priver ! Dans cette armée de grands chevaliers blancs de l’industrie nazie, citons : Krupp, IG Farben, Flick, Bosch, Opel, AGFA, BASF, Bayer, Höechst, BMW, Porsche. Il y a aussi l’assureur Allianz, des banquiers comme la  Deutsche Bank, la Commerzbank. N’oublions pas Hugo Boss et même Dr. Oetker.

Hors d’Allemagne, les capitalistes ont mangé à tous les râteliers comme la Banque nationale suisse (BNS) qui a servi à blanchir la rapine nazie. Mais il y a eu aussi… nos braves petits Français. Eh oui ! Notamment, Louis Renault qui avait préconisé à Hitler, lors d’un entretien de février 1935 à la chancellerie, la création d’un « comité européen de l’automobile » et qui fournira à son mentor nazi, tanks et camions. Mais il y aura aussi Lafarge (un habitué des collaborations malsaines puisqu’il a été accusé d’ avoir financé Daesh), les huiles Lesieur, les peintures Valentine, les verres Saint-Gobain, l’Oréal et… jusqu’aux sacs Vuitton, sans oublier Coco Chanel. Le gaz Zyklon B, outil de la solution finale, sera produit en partie dans les usines françaises d’Ugine. Comme le dira de Gaulle à une délégation de chefs d’entreprises peu après la Libération : « Je n’ai vu aucun de vous, messieurs, à Londres ».

Blanquefort est un tout petit épiphénomène dans cette monstruosité qu’est l’immoralité de ce système, cette immoralité qui se complaît et développe aux mieux ses métastases dans tout régime totalitaire. Dans mon récent essai « L’ Allemagne, chef du califat d’Europe d’ici peu », je m’efforce de démontrer la possibilité d’une convergence entre ce qu’il y a de pire dans l’âme allemande et la barbarie de l’islam qui se développe sans contrainte dans le régime de Merkel, vers un totalitarisme épouvantable qui aboutirait à la résurgence d’un capitalisme qui serait pire encore puisqu’il conjuguerait cette fois esclavage économique et dhimmitude. Il y a donc urgence démocratique à refouler à jamais, du moins sur nos terres d’Europe, capitalisme et islam. Je ne suis malheureusement pas d’un optimisme débordant tant le capitalisme, vainqueur du communisme, s’est emparé de la pensée des hommes. Un jour, peut-être bientôt, ils paieront cette méprise et cela ne sera pas beau à voir. Mais ils seront les premiers responsables de l’Apocalypse !

Philippe Arnon

image_pdf
0
0

21 Commentaires

  1. Et ?
    Que proposez-vous ?
    Le communisme ? Des millions de morts, les famines organisées, les persécutions de masse, l’industrie et la production bridées.
    Le socialisme ? Voir en live ce qui se passe au Vénézuéla, pays capitaliste très riche il y a 15 ans et voir à notre échelle les années Mitterrand que nous payons à présent plein pot.
    Reste plus que le troc

  2. À force de tirer à boulets rouges sur les véhicules thermiques, d’empêcher les voitures de rentrer et de stationner dans les centre-villes (rétrécissements, suppression de voies, zigzags, ralentisseurs, potelets de trottoirs), de réduire la vitesse autorisée sur les routes tout en multipliant les contrôles de vitesse, de ponctionner fiscalement les automobilistes (carburants, péages, taxes sur les immatriculations et sur les assurances, contrôles techniques), de racketter les automobilistes (radars, stationnements, fourrières), et d’inciter les Français à délaisser la voiture au profit des transport en communs, on en arrive à la conséquence logique : la destruction de notre industrie automobile, hier PSA à Aulnay, aujourd’hui Ford à Blanquefort et Bosch à Onet-le-Château, et demain ?

  3. Ford a promis 200000euros pour chaque employés du site.Je trouve ford généreux.
    Moyenne d’âge des salariés 51 ans .Le chômage plus 200000€ largement de quoi voir venir.

  4. « Les capitalistes, depuis la nuit des temps, se foutent des hommes comme d’une guigne »…
    c’est pas comme les communistes qui les font périr par millions.

  5. Tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc dans le système capitaliste.
    Tu travailles dur, donc tu gagne de l’argent OK.
    Tu fais semblant de travailler (comme dans l’ex URSS), tu n’en fais à peine pour ta soupe c’est tout naturel également.
    Si l’état français n’avait pas pris les entreprises pour des vaches à lait, charges sociales hallucinantes, taxes à tout va, contraintes de toutes sortes, syndicats dévastateurs, il y a fort à parier que l’on entendrait pas parler aujourd’hui (et hier) des délocalisations et que le chômage dans notre pays serait infime.
    Il faut une carotte pour faire avancer l’âne.
    Ton argent tu le gagnes, tu ne l’as pas volé alors profite en, et ce n’est pas avec les feignasses que tu dois partager ton labeur et ta sueur!.

  6. et ensuite il s’étonneront que les emplois disparaissent
    après avoir inondé de subventions! à croire qu’il y a un pourcentage qui leur est renvoyé en douce!
    le pire étant que les travailleurs ne comprennent pas et laissent les bobos au pouvoir, l’union des plèbes a fait ses preuves en italie!

  7. On nous ressort Marx de la naphtaline !
    C’est du grand n’importe quoi.
    On fait semblant d’oublier qu’une entreprise doit gagner de l’argent pour durer et qu’un emploi doit produire au moins sa rémunération.
    A Ford Blanquefort, on glandouille en écoutant Poutou qui se prend pour Staline.
    Et maintenant que c’est foutu, on va certainement imaginer que le contribuable peut réparer …
    Aller chanter vos inepties au Vénézuela !

  8. Houlala, si il ya avait moins de taxes et d’impôts, les usines resteraient en France.
    Trump a baisser les impôts de 35% a 21% ! c’est combien les impôts en France en France ?
    Si en France on fabrique des voitures françaises qui coutent 100 000 euros a causes des taxes et impots et que l’Allemagne fabrique des Mercedes a moitie prix, personne va acheter les voitures françaises.
    Y’avait meme des business avant, les Français achetaient leur voiture en Belgique et en Allemagne, parce que moins cheres.

    • Pour les 26 millions d’aide publiques qu’il aurait soit disant reçues, combien Ford en contrepartie a t-il versé à l’URSSAF en charges sociales, d’impôts et taxes de toutes sortes, combien Ford a financé de salaires pour tous ses employés.
      Si Ford a décidé de jeter l’éponge, c’est qu’il doit avoir une très bonne raison.
      Un peu comme à Clairoix où les syndicats du groupe Continental voulaient dicter au repreneur les modalités de la reprise de l’entreprise!.
      Je vois mal des Poutou et autres hurluberlus dicter à un chef d’entreprise ce qu’il doit faire!.
      Après on vient crier comme des vierges effarouchées que les emplois soient délocalisés.

  9. la preuve,des gens de meme couleur se tuent entre eux pour une question de religion,chez nous idem une partie de la population contre l’autre ,la division des politiques pour regner et rouler tous le monde et ca partout et dans tous les pays du monde

  10. aucun système n’est propre ,ni parfait,tous les systèmes utilisent les crédules,les petits.Aucun etat au monde n’est correct tous ,ont participe a des tas de saloperies.C’est la nature de l’homme ,il est cupide,mechant,rien de bon a esperer pour l’avenir,il faut etre realiste

  11. C’est certain qu’au Venezuela et en Algérie, la vie est douce !
    Le nombre de putes marxistes croit sur ce site

    • Comment ça va aujourd’hui blanc essylu?
      Il te reste du cirage pour les chaussures de bernard arnault? Non? depeche toi d’aller en acheter, il va pas être content, tu me diras tu peux aussi utiliser ta langue. Pute marxiste, pute suceuse de riches, c’est kiff kiff, non?

  12. Quitte à passer pour un ignare, je ne vois pas pourquoi vous réduisez le capitalisme à des relations commerciales avec l’Allemagne nazie, quoiqu’on puisse penser du capitalisme il y a sûrement autre chose à dire non? Et il ne faut pas oublier les méfaits du communisme et du fameux « socialisme à visage humain », regardez ce qui se passe au Venezuela !

  13. https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Pourquoi-vouloir-sauver-l-usine-Ford-de-Blanquefort

    T’as raison, quand est ce que les gens vont se rendre à l’évidence : le Venezuela, c’est tellement mieux que cette saloperie de capitalisme. Dans une moindre mesure, ta France pseudo capitalisme (de connivence, qui n’enrichit que les copains du pouvoir mais fait qu’il n’existe AUCUNE société française de classe mondiale hors le luxe et le pétrole, et encore parce qu’elles existaient avant les années 70), ses prélèvements sidérants et ses citoyens qui crèvent la dalle pendant qu’une nomenklatura se gave sur leur dos, c’est tellement mieux qu’un vrai capitalisme à la Suisse.

    Affligeant…

Les commentaires sont fermés.