Fourest est au journalisme ce que BHL est à la philosophie

Publié le 24 février 2013 - par - 1 887 vues

Finalement Caroline Fourest est au journalisme ce que BHL est à la philo ou au “printemps arabe”. Ce qui semble la concerner d’abord c’est son image, son brushing savamment ordonnancé et l’obséquieuse et caressante présence de la caméra sur sa personne! En fait vous avez droit à du Fourest en pied, en buste, en gros plan, de face, de profil, de dos, en noir, en bleu, en cuir, debout, assise, etc…

Et en plus, c’est formidable, pour guider le spectateur qui aurait du mal à comprendre, la Fourest, elle vous guide par ses mouvements de tête, de droite à gauche et de gauche à droite quand elle n’est pas d’accord avec son interlocuteur et de haut en bas quand elle acquiesce. C’est vrai qu’à l’heure de la digestion ça peut remettre sur les rails du politiquement correct un  téléspectateur égaré et un moment intéressé par les propos sensés de Philippe Vardon ou de Pierre Cassen et Christine Tasin bien que présentés avec une malhonnêteté qui n’a d’égale que l’inepte prétention des pseudo-experts conviés à son simulacre de reportage : Jean-Yves Camus, spécialiste auto-proclamé de l’extrême droite, Bernard Teper qui affirme que RL est très vilaine car elle traite l’islam comme étaient traités les juifs dans les années trente et un certain Vincent Tiberj, dont la fiche m’a donné la migraine :”chargé de recherche FNSP à Sciences Po depuis novembre 2002. Diplômé et docteur en science politique de l’Institut Études Politiques de Paris, il a également été visiting scholar à Stanford University et à Oxford University. Spécialisé dans les comportements électoraux et politiques en France, en Europe et aux États-Unis et la psychologie politique, ses travaux portent sur les modes de raisonnement des citoyens « ordinaires », la sociologie politique des inégalités sociales et ethniques, la sociologie de l’immigration et de l’intégration, l’explication du vote et les méthodes quantitatives.”( et payé par nos impôts…)

Ri7Fourest Soubrette de la mondialisation 3jpegFinalement que retenir de “l’enquête”pseudo policière de madame Fourest (on a même eu droit à un épisode caméra cachée)?

Et bien pas grand-chose à part une mise en scène toute à la gloire de l’égérie des Femen, une hypertrophie d’un ego auto-satisfait, des affirmations non argumentées enrobées d’assertions et de sous-entendus aussi flous que mensongers ravalant le journalisme aux propos de comptoir. Pour finir, un échantillon du champ lexical de la nouvelle diva de la laïcité du prime-time :

Enragés (de l’identité), galaxie (de l’extrême-droite), mouvance (identitaire), ultra (droite), radicaux (ce que vous voulez…), passion (forcément mauvaise), ambigu (ça sent le souffre), rixes, ratonades, Aube dorée, glaçant (là on passe du feu de l’enfer à la partie immergée de l’iceberg), xénophobe, angoisser, années trente, fantômes de l’histoire, vieux démons, Civitas, torpiller, le vivre-ensemble (les deux étaient liés!!!), enragés (oui encore), actions coup de poing, impasse groupusculaire ( ça sonne comme crépusculaire, ouh, j’ai peur…), front anti-islam (ça c’est pour l’apéro saucisson-pinard, un marronnier bien connu), la soupe au cochon, raciste, affublés (de masques de cochon), projet de rejet (de l’islam), confrontation, las, las, je n’ai pu tout noter et je vous renvoie, par curiosité ethnographique, au re-visionnage d’un fleuron de l’intégrité journalistique.

Danielle Moulins

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