Français, nous demandons pardon d’avoir existé, de vivre encore… et de vouloir survivre

Publié le 27 juillet 2012 - par - 2 383 vues
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Nous Français, nation millénaire de la vieille Europe, nous demandons pardon d’avoir conservé et préservé la Culture héritée des Grecs – et des Romains – de manière continue et cumulative depuis Hérodote.

 En 732 nous préservons cette Culture, les armes à la main en façonnant l’Europe, Culture issue des anciens Grecs et de la religion directement héritée de la Bible et du Christ qui forment le substrat et la pierre de taille de deux mille ans de haute civilisation.

Nous demandons pardon pour avoir préservé, avec l’Europe entière, un morceau de Chrétienté blanche, en 732, pardon d’avoir sauvegardé l’héritage de la charité chrétienne que le serment de Tolbiac avait inauguré selon une providence qui fut la réponse à l’anarchie et à l’errance.

Nous demandons pardon pour avoir inventé, en mille ans et plus, les émerveillements de la technique et de toutes les supériorités qu’elle a autorisées sans en profiter jamais pour l’employer au servage ni à la domesticité mais au contraire au partage et à l’éducation des âmes, des esprits et des corps.

Pardon pour avoir donné au monde ces quatre grands styles que sont l’art roman, l’art gothique, la Renaissance et l’art baroque.

Pardon pour avoir désenclavé le monde de la connaissance et de la civilisation dans le sillage des naves ibériques qui sillonnèrent la planète pour y apporter – vaille que vaille et dans les périls et les bilans que ne moquent que les ignorants et les barbares – l’humanisme et la croix.

Pardon pour avoir su nous débarrasser, seuls,  et grâce à Dieu, des psychoses historiques et des fléaux sociaux aussi enracinés dans le mal et l’infériorité humaine que le puritanisme, les guerres de religion, l’esclavage, la chasse aux sorcières, l’inégalité entre l’homme et la femme.

Pardon pour avoir inventé la civilisation des Droits de l’Homme et pour avoir répandu celle des Commandements divins ayant bâti et établi le monde judéo chrétien dont nous sommes tous les héritiers, sinon les piliers, n’en déplaise aux rêveurs des mondes noyés entre l’Atlandide et Thulé ou les chimères issues des sables et des fables de l’Orient.

Pardon pour avoir répandu, gratuitement, durant des siècles de monarchie autant que de républiques les sciences, la médecine, les techniques, les arts, l’agriculture, la justice sociale, l’architecture, les connaissances, les arts, les langues avant même d’enseigner comme science exacte et unique les préceptes mêmes de la dite civilisation.

Pardon d’avoir exhumé les antiques cultures de l’Orient – Egypte, Mésopotamie, Asie Mineure, Amérique Centrale, Extrême-Orient, Sumer, Babylone, Iran, monde arabe pré islamique, lequel répandait sur le monde un savoir écrit en grec, algèbre de Diophante, astronomie de Ptolémée, le Droit romain était lui-même un Droit arabe -.

Pardon d’avoir inventé la critique historique qui remplace le fantasme des Histoires officielles par la découverte rémanente que le passé n’est pas toujours tel qu’on voudrait qu’il soit. Quelles preuves avons-nous de l’existence de Mahomet ?.

Pardon d’avoir éclairé – dans les douloureux enfantements de la raison tant d’obscures et tant de ténébreuses traditions humaines.

Pardon d’avoir permis à un petit millier d’idéologues soixantehuitards, usés autant qu’ignares, de bombarder pendant des décennies les murs friables de l’Education Nationale où fleurit la Pensée Unique pour finir par y imposer la religiosité de la Repentance. Pardon d’avoir donné la parole à ces défroqués sycophantes pour leur permettre d’imposer la contrition nationale comme la vulgate hors de laquelle la damnation terrestre est la seule peine possible. Pardon d’en avoir fait les petits papes de la laïcité et les satrapes de « valeurs » indéfinies dont ils sont assurément  les censeurs, les jésuites et les inquisiteurs. Pardon d’avoir hissé ces incapables arrogants au faîte du Tribunal de l’Opinion en imposant partout le diktat de leur intolérance en contraignant chaque Français à se battre la coulpe aux moindres tentatives d’exactitude historique.

En France, le plus emblématique de ces pseudos penseurs – mais intello en diable – Jean-Paul Sartre, né en 1905, l’année de la Relativité, mort en 1980, l’année de la carte à puce, n’a pas dit un seul mot dans toute son « œuvre » sur les Sciences et les Techniques. Il laisse deux témoignages qui servent à le résumer de manière immémoriale :

–      L’Occident est toujours coupable

–      Tout anti communiste est un chien

Preuve, s’il en est besoin, qu’à l’instar des inventeurs de l’islam, Sartre intègre ce si fidèle animal au répertoire des animaux dignes de l’égout !

A qui n’est pas chrétien et n’attend jamais aucun miracle, il n’est de salut qu’en soi-même. Celui-là ne peut plus réveiller le monde qu’en lui apportant alors la seule conscience des trois grandes lumières d’une humanité qui revendique de s’affranchir du Christ en considérant le monde selon la destinée tragique du devoir antique.

–      La culture générale, la connaissance.

–      La religion humaine de la solidarité et de l’amour.

–      La construction de la civilisation en dessous de laquelle l’humanité retourne à la barbarie aussi vite que le fer à la rouille.

Alors même que les Européens, dupés par l’illusion de leur suprématie et de l’individualisme triomphant, prenaient pour parole d’Evangile les catéchismes des faux prophètes du mondialisme économique et de l’internationalisme socialiste, entre 1954 et 1962, des Algériens se regroupaient en « Harka » – Le Mouvement – pour ranimer les vraies valeurs de peuples en recherche d’amitié et d’union.

 Il s’agissait alors d’une prise de conscience de Droits de l’Homme – et de la Femme ! – prise de conscience armée, volontaire, en direction de la civilisation et de l’émancipation. On sait la tragédie dans laquelle périt cette tentative vers la liberté d’expression.

Pardon, oui, d’avoir montré au monde, le 4 Juin 1958, des centaines de femmes musulmanes mettre le feu à leur voile en reniant publiquement la flétrissure de leur rétrogradation. Pardon d’avoir fait, alors, de la Place du Gouvernement Général le lieu de l’Histoire humaine qui associait Poitiers, Kosovo, Vienne, Lépante, Belgrade, Madrid et Constantinople.

On sait ce qu’il advint de tous ces malheureux trahis, abandonnés et collectivement livrés au couteau de leurs bourreaux par des traîtres qui, cette fois-ci, ne pouvaient invoquer le Lüger de la Gestapo sur la tempe, pour réaliser une pareille infamie.

Pardon enfin d’avoir accueilli – et par millions – les naufragés de l’indépendance africaine sub-saharienne et du Nord et pardon d’enseigner à ces millions de naufragés, d’un bout à l’autre de leur scolarité française, l’insondable criminalité colonisatrice de ce pays d’accueil qui n’en peut mais, pourtant, dans ses efforts contre l’islamisation à tout crin qu’il est de mode de lui rendre obligatoire.

Pardon en nota bene d’offrir au monde le spectacle d’une résistance identitaire de la part d’un peuple qui n’avait jamais, depuis Jules César et les Francs, connu un pareil séisme ethnique et religieux et qui trouve le moyen de s’indigner de ce qu’en l’espace de 50 ans la France est passée des Harkis donnant leur vie pour la France à Mohamed Merah donnant la sienne contre la France qui l’a vu naître et grandir à son école. 

Oui, pardon de tout, pardon pour tout. Pardon d’avoir existé et de vivre encore. Pardon de vouloir survivre.

Guy ROLLAND

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