Français, je suis fier d'être des vôtres

Islam-FranceNi mon sang, ni mon nom ne sont français. Mon cœur, lui, l’est assurément. Il y a de cela quelques jours, le pays auquel je dois tout a été frappé dans sa chair, dans son âme, dans tout ce qui fait sa beauté. Ces images, ces horribles images, je les ai vues à la télévision. Comme beaucoup, je regardais la partie de foutebole qui opposait la France à l’Allemagne, quand le sinistre générique du JT a interrompu le jeu. J’ai pressenti que cela n’annonçait rien de bon. Et puis, j’ai entendu l’amère vérité: 18 personnes étaient mortes au cours de plusieurs fusillades. De minute en minute, je voyais, impuissant, s’alourdir le bilan des morts: 23, 32, 45, 100… et enfin le chiffre fatidique de 129.
Je voulais sortir dehors et hurler à pleins poumons « Salafistes de merde, je vous hais. Allez tous crever en enfer! » mais je suis resté là, assis à assister en direct à la mort de dizaines de mes compatriotes dont le seul crime était de se trouver sur la route de ces monstres. De nouveaux témoignages, de nouveaux éléments d’enquête et de nouvelles mesur(ettes) gouvernementales affluaient: la France était en état d’urgence, les frontières étaient rétablies, Hollande s’affublait du titre de chef de guerre. Après cette pantalonnade hypocrite du gouvernement, ils ont montré le peuple de France. J’ai été ému par ces images où l’on voyait les Parisiens ouvrir leurs portes pour y accueillir les rescapés. J’y voyais des inconnus se serrer la main, se prendre dans les bras, s’embrasser. Des bénévoles accouraient dans les cafés pour assister le personnel médical. Paris n’était plus cette ville froide et anonyme où des milliers d’ombres s’engouffrent au matin dans la gueule béante du métro, l’air ahuri, pour en ressortir le soir avec un air encore plus hébété. Non, c’était devenu la ville de la fraternité et de la solidarité.
Vers 3 heures du matin, je n’y tenais plus. Je me suis endormi, mais ce fut une nuit sans rêves, noir et morne. Me levant aux alentours de midi, j’espérais que tout cela ne fût qu’un cauchemar. Mais non, c’était la triste réalité. La France se réveillait avec une gueule-de-bois digne des pires beuveries sataniques. Partout, les Français bravaient la menace fantôme du terrorisme pour sortir dans la rue et défiler en hommage aux malheureuses victimes. Dans la ville où je demeure, une petite manifestation avait été organisée. Je m’y rendis naturellement, mais ma surprise fut grande de n’y voir que quelques centaines de personnes. Rentré chez moi, je voyais sur les réseaux sociaux s’afficher le drapeau français, même sur les profils de gens gauchistes ou apolitiques, qui jusque-là conchiaient ce symbole patriotique.
Aujourd’hui, plus que jamais, je suis fier d’être Français. Ô mes compatriotes, que vous m’avez ému par votre humanité, par votre solidarité. Fallait-il que cent personnes meurent pour que vous redécouvriez vos racines et la naturelle solidarité nationale? Fallait-il que du sang innocent soit versé pour que l’on voie des inconnus se tenir la main et se sourire? Français, vous vous êtes unis dans la douleur, demeurez unis dans la joie aussi. Notre Patrie est une grande famille. Nous avons (à juste titre) pour modèles les mots de « Liberté » et « Égalité », mais la Fraternité est au moins aussi importante que les deux précédents. Françaises, Français, soyons frères. L’individualisme nous perdra. L’unité, en revanche, est la clé de notre victoire. Soyons frères et nous vaincrons la mal ainsi.
Nicolas Kirkitadze

image_pdf
0
0

5 Commentaires

  1. Nicolas, vous êtes plus français que certains francais de souche, bien qu’étant d’origine Géorgienne, alors je vous bravo, si les jeunes de votre génération pouvaient prendre exemple sur vous l’avenir serait plus rassurant !

  2. Rien avoir avec l’article quoique: ce matin on nous bassine avec la beauté de la minute de silence du match France Angleterre mais rien absolument rien sur le match turquie Grèce et leur minute de silence.Les merdias continuent comme avant tout va bien c’est l’unité. surtout ne pas montré ne pas identifié.
    Je tenais a ce que les lecteurs de Riposte Laïque en prennent connaissance et pourquoi pas un article de votre part avec la vidéo qui se trouve sur yahoo accueil

  3. Monsieur Kirkidatsé … je n’ai aucune qualité pour vous dire MERCI … sauf à titre personnel !
    Mais combien j’aimerais que quelqu’un le fasse … officiellement !
    Vous m’avez énormément touché !
    Il devrait exister une médaille pour les gens comme vous qui ont leur cœur en France !

    • Votre nom peut me rappeler celui d’un de mes anciens profs de Langue’s O, ça ne change rien, c’est votre pays, c’est notre pays que l’on marque au fer rouge.
      Je ne suis qu’à demi-français(de souche et de sang-bleu et d’ailleurs) mais les deux moitiés sont également meurtries.

Les commentaires sont fermés.