Françaises, Français, rien n'est perdu !

françaismonnetAlors que nos gouvernants ont pour tâche d’assurer la paix et le bien-être du peuple de France, force nous est de constater qu’ils se révèlent incapables de le prémunir du pire, qu’ils masquent sous la glorification du « vivre-ensemble », comme si cette glorification ne portait pas en elle la limite des différences irréductibles : vivre, c’est toujours vivre ensemble, mais vivre ensemble, c’est vivre avec ou contre ! L’Histoire ne cesse de le rappeler depuis 2 500 ans.

Ce déni de l’Histoire est la marque la plus tragique de nos gouvernants.

Pourtant, rien n’est perdu, car il y a quelque chose que nos gouvernants ne peuvent changer : c’est la capacité qu’a le peuple de France de subir un temps, c’est-à-dire de ne subir qu’un temps. En son for intérieur, il sait qu’il est la France : c’est pourquoi la France lui appartient.

Les Français ne puisent pas leur raison d’être dans le jeu politique du moment : leur justification ne réside point dans ce qui est, mais dans ce qui a été et qui doit toujours être. Ils ont cette force souterraine qui grandit sans cesse dès lors qu’ils sentent que la France ne convient ni à leurs aspirations ni au respect qu’on lui doit. Ils savent ce qui est en train de se produire : leur lucidité est si évidente que l’hypothèse de leur aveuglement est le pire contresens politique qui soit.

Aujourd’hui, sur son propre sol, le peuple de France voit le soleil se lever pour une communauté qui jamais ne se lève contre les violences commises par les siens. Mais en même temps, il sait qu’il n’est nullement question d’en accepter l’augure, car cela aurait des conséquences mortifères à son endroit.

Aucun peuple ne veut mourir, et surtout pas le peuple de France. L’Histoire, en effet, n’a cessé de montrer qu’il était capable de sursauts salvateurs, pour peu qu’il se perçoive au bord du gouffre.

C’est la raison pour laquelle à son actuelle inaction se substituera inévitablement l’action, au nom d’un soleil intérieur plus grand que le soleil extérieur. Ce jour-là, il ne sera plus question du « vivre-ensemble », car l’esprit français aura recouvré l’esprit de la France.

Maurice Vidal

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