France-Algérie : la réconciliation avortée par les fautes de Benjamin Stora

Macron-Stora
Macron recevant le rapport de Benjamin Stora sur l’Algérie

Le Président Macron, qui souhaite s’inscrire dans une « volonté nouvelle de réconciliation des peuples français et algériens », a demandé à un pseudo-spécialiste de l’histoire d’Algérie, dit Benjamin Stora, de lui faire un rapport sur la question.

« Je souhaite pouvoir compter sur votre expérience et votre connaissance intime et approfondie de ces enjeux pour nourrir nos réflexions et éclairer nos décisions, en vous confiant une mission de réflexion », lui a-t-il dit.

Et Benjamin Stora lui refila un torchon de 160 pages. Un magma de fautes de tous genres.

Nous avons relevé 285 fautes de grammaire, d’orthographe et de syntaxe dans le rapport-torchon de Stora (voir ici ). Et, encore, nous avons été complaisants. Nous avons fermé les yeux sur bien d’autres fautes, sur les fautes de ponctuation et les règles de typographie, en général.

Le nombre devrait allègrement dépasser les 350 avec un examen un peu plus minutieux et sans complaisance.

Quand on pense qu’un malheureux accent mal mis sur un seul mot dans le dernier livre de Zemmour a provoqué tout un charivari dans les médias français… Mais là, personne ne veut voir ce massacre de la langue française auquel s’est livré le Benjamin de l’histoire.

Le rapport, remis en janvier dernier à Macron, a d’ailleurs été repris par Albin Michel et publié sous le titre « France-Algérie – Passions douloureuses ».

On comprend pourquoi l’éditeur a refusé de publier le livre de Zemmour. Il devait consacrer toutes ses ressources humaines et techniques à la correction des fautes de Benjamin.

Mais, nom de Dieu, comment le Benjamin a-t-il fait pour faire autant de fautes. Ce n’est pas donné à tout le monde. Il faudrait se mettre à plusieurs pour faire autant. Même l’équipe de France de football n’y arriverait pas. Fût-elle renforcée de Franck Ribéry.

Le Benjamin a dû faire des efforts surhumains pour pondre, à lui tout seul, cette quantité vertigineuse de balourdises. Mais que ne ferait-on pas pour faire plaisir à notre cher Président ?

Heureusement que toutes ces fautes et défaillances n’altèrent pas le contenu du rapport. Pour la simple raison qu’il n’y en a pas.

Sur les 160 pages dudit rapport, un ouvrage censé devenir une référence étatique, une base pour l’action présidentielle, un guide pour la diplomatie nationale et une garantie de succès sur la scène internationale pour le quinquennat macronien, six seulement sont plus ou moins à retenir. Ce sont les pages qui contiennent les « préconisations » de l’auteur, présentées dans des paragraphes abusivement aérés avec de larges espaces et interlignes. Deux simples pages normalement écrites auraient suffi. Tout le reste est du pur remplissage.

L’auteur du rapport fait penser à un enfant qui ne sait pas faire une petite addition mais qui veut impressionner en récitant la table de multiplication.

Le Benjamin cite et recite plus de 400 noms de personnes (auteurs, historiens, cinéastes, chercheurs, figures du mouvement nationaliste algérien, hommes d’État, en se trompant inévitablement sur les noms de quelques-uns d’entre eux, alors que d’autres noms sont écrits différemment selon l’humeur du moment…).

Macron, qui a commandité le rapport, est cité 14 fois. Il a droit à tous les éloges.

Le rapport inclut d’ailleurs, sur 4 pages, sa déclaration faite, en septembre 2018, à propos de l’assassinat en 1957 à Alger de l’enseignant Maurice Audin.

Il inclut également le communiqué conjoint de la 4e session du Comité intergouvernemental de haut niveau franco-algérien (CIHN) qui se tenait, y est-il précisé, « à la suite de la visite de Son Excellence Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République française en Algérie le 6 décembre 2017 ». Le communiqué s’étale sur 9 pages.

Macron doit jubiler. Il retrouve dans le rapport qu’il a commandé ses propres déclarations et ses opinions et pensées. C’est cela, surtout, qu’il voulait. Il s’en fout de la réconciliation franco-algérienne. Ce qui lui importe c’est de réconcilier les pieds-noirs, les harkis et les immigrés algériens autour de sa candidature pour un nouveau mandat. Le malin Benjamin l’a compris. Il sait s’accrocher à l’histoire, même par la queue s’il le faut. Et il s’est donc prêté fidèlement à son maître en mettant à son service son savoir d’historien et son génie inimitable d’écrivain.

On trouve aussi dans ledit rapport les discours – avec les salamalecs et les remerciements d’usage – des trois prédécesseurs de Macron à l’Élysée, le tout sur 19 pages.

Il y a également un tableau de numéros d’archives de 9 pages (qui ne peuvent intéresser que les chercheurs et qui sont consultables sur Internet), et l’inévitable bibliographie qui s’étale sur 5 pages.

Le benjamin ne manque pas, non plus, de consacrer 5 pages de remerciements à ceux avec qui il s’est « quelquefois longuement entretenu » (sic) et qui l’ont aidé à réaliser ce chef-d’œuvre. En tout, 65 personnes remerciées, dont des généraux, des diplomates, des historiens, des journalistes, des documentalistes, d’anciens appelés, etc. Tout ça pour quelques « préconisations ».

En fin, il informe le Président Macron des rencontres prévues au niveau bilatéral franco-algérien en… 2018. Le prestigieux historien semble avoir perdu la notion du temps.

Total : 51 pages.

Hormis les « préconisations » que Benjamin soumet à Macron concernant les mesures à prendre pour mettre définitivement un terme au conflit franco-algérien, le texte de Stora n’est que longues répétitions, futilités, détails superflus, le tout dans un marécage de redondances où il est difficile d’avancer.

Tout cependant n’est pas sombre. Le benjamin nous offre quand même quelques belles pépites pour des moments de détente et de divertissement.

Nous en citerons quelques-unes que nous livrons telles quelles, avec la grammaire et la ponctuation benjamiennes :

  • L’indépendance de l’Algérie, en France, sera suivie par une longue période d’abandon (p 9)
  • Gilbert Meynier prépare sa grande thèse sur l’Algérie pendant la première guerre mondiale (qu’il soutiendra sous le titre L’Algérie révélée en 1979). (p10)
  • Mai 68 est arrivé très vite, six ans après seulement l’indépendance (p 11)
  • Cette séparation s’est vue en France, avec l’impossibilité de trouver une date commune pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie (p 14)
  • La compagne de Messali Hadj, qui avec lui, à fabriqué le drapeau de l’Algérie (p 27).
  • (A propos de De Gaulle) Le discours de Mexico, prononcé le 16 mars 1964 sur la place centrale de la capitale mexicaine, pour dénoncer l’hégémonie américaine et soviétique sous une pluie de confettis (p 37)
  • Après l’indépendance de 1962, une immense littérature du désespoir a célébré, évoqué l’attachement pour une terre ensevelie, engloutie, l’Algérie française d’hier (p 38)
  • La contamination des populations sahariennes par les bombes atomiques par les essais nucléaires commencés en 1960 (p 49)
  • Le site du cimetière St-Eugène Bologhine regorge de grandes personnalités qui ont contribué au rayonnement culturel et artistique d’Alger (p 83)
  • Définir un cadre acceptable par tous, des deux côtés et de chaque côté de la Méditerranée (p 99)

Il est difficile de citer toutes les succulentes pépites du benjamin de l’histoire, mais on va clore avec la meilleure (tirée des « préconisations » de l’illustre historien) :

« La poursuite du travail conjoint concernant les lieux des essais nucléaires en Algérie et leurs conséquences ainsi que la pause des mines aux frontières » (p 97).

Allez, on va faire une pause, nous aussi. Parler de ce rapport est encore plus épuisant que de le lire.

Avouez quand même que le rapport de Stora mérite d’être lu, ne serait-ce que pour ces perles qui resteront à jamais dans les archives nationales.

Il ne va peut-être pas réconcilier la France et l’Algérie, mais il peut faire le bonheur de la famille Macron.

Le rapport pourra offrir de bons moments de détente à Brigitte et Emmanuel qui s’amuseront à remettre les mots et les virgules à la bonne place, comme dans un puzzle, et essayer de trouver l’épine algérienne que l’astucieux Benjamin a bien cachée dans ce tas de foin hautement syntaxique.

Comme quoi, les fautes des historiens font le bonheur des Présidents. Surtout par les temps qui courent…

C’est quand même triste. Quand on pense que Stora, le Docteur en histoire, le maître de conférences, était, il y a à peine trois ans, Inspecteur général de l’Éducation nationale.

De l’Éducation nationale de la République française…

Messin’Issa

Le rapport est consultable ici (site de l’Élysée) :

Le rapport avec surlignage des fautes peut être consulté ici

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10 Commentaires

  1. monsieur le pseudo historien mais véritable escroc
    son rapport salopé en somme un travail d’arabe
    tout comme lui quoi une salope Maghrébine !

  2. pourquoi ne parle t il pas de la charte de tripoli,signee par tous les leaders nationalistes algeriens qui propose l’epuration ethnique de tous les juifs et chretiens d’algerie

  3. Je pense que Benjamin Stora a dû être fort surpris que quelqu’un ait lu son Rapport. Il ne s’y attendait sûrement pas. C’est ce qui explique le salmigondis de son texte. En effet, plus personne ne lit les marmelades politiciennes puisqu’elles émanent de spécialistes du mensonge et de l’enfumage…

  4. mascarade d’un rapport bidon par un individu qui est loin d’avoir l’amour de la france chevillée au corps –

  5. Vous semblez avoir une maîtrise de la langue française bien meilleure que celle de Stora qui n’honore pas en effet l’université française dont il est censé faire partie de la crème. (Et sans doute que moi-même, soyez indulgent !)
    Toutefois, bien que vous donniez tous les liens pour le lire, je n’aurai pas le courage de me plonger dans la prose d’un renégat qui a donné toute sa vie des gages de son amour pour sa terre ancestrale aux dépens de la France, comme beaucoup d’individus issus de… la gauche et qui n’aime la France que pour la carrière et lui crache dessus en remerciement.

    • Merci, Anne-Marie, mais je vous assure que je n’ai aucun avantage en langue française, qui n’est ni ma langue maternelle ni celle de mes études. Il se fait seulement que Stora a un niveau d’écriture de la maternelle…
      Désolé pour le retard mis à vous répondre. Je viens juste de voir votre commentaire.

  6. quel traitre ce stora, il n’a pas fait un copié/collé de la thèse algérienne, il a osé ne retenir que le prisme islamogauchiste trotskyste

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