France Inter et Noémie Lair : une nouvelle forme de Gestapo ?

Il fut un temps pas si lointain où les journalistes formaient une confrérie soudée. Le mot « confraternité » ne résonnait pas en vain. Il ne serait jamais venu à l’idée de l’un ou de l’une d’entre nous de témoigner contre un confrère ou une consœur. Nous ne partagions certes pas les mêmes idées politiques ou les mêmes centres d’intérêt, ce qui donnait lieu parfois à des empoignades, mais face à l’adversité, si l’un était attaqué, nous faisions bloc. Il est vrai qu’à l’époque, nous savions tous qu’il n’y a pas de démocratie véritable sans une information vérifiée et libre.

Il semble aujourd’hui avec la nouvelle génération que ce temps soit définitivement révolu.

Désormais le théorème du « chacun pour soi » règne en maître. Les uns n’hésitant plus à « dénoncer » les autres pour se faire bien voir de la direction ou du pouvoir en place, jusqu’à vendre son âme dans l’espoir de se faire un nom. Un nom pour lequel la profession n’aura rapidement que mépris, mais qu’importe le prix pour ces journalistes « vendus », prêts à tout pour se faire bien voir et faire carrière. Pourront-ils se regarder un jour dans la glace sans se donner la nausée, j’en doute toutefois. Car, ne l’oublions pas, nos mauvaises actions finissent toujours par nous rattraper. La roue finit inlassablement par tourner et certains d’entre nous ont de la mémoire.

Prête à tout, Noémie Lair, l’est incontestablement. Fera-t-elle carrière pour autant si le vent change de sens ? Que nenni, car ce genre de mauvais comportement laisse des traces et la confiance se mérite. Or, comment faire confiance à quelqu’un qui trahit ses pairs sans le moindre scrupule ?

De quoi s’est-elle mêlée cette jeune femme ? Quel mal y avait-il à laisser des journalistes qui pensent différemment à exercer leur métier librement, et surtout à leur permettre de gagner leur vie ? N’y aurait-il pas là comme un vieux fond de jalousie face à la concurrence de Nadège Abderrazak de RT France, dont l’honnêteté et les qualités professionnelles lui sont bien supérieures ?

En effet, malgré l’interdiction qui leur en est faite en France, Russia Today France et Sputnik avaient continué à faire bénéficier les Français de leurs émissions sur la plateforme américaine de streaming Odysee. Au programme, des interviews en plateau ou des duplex concernant des actualités françaises et internationales, et surtout des vérités interdites de diffusion en France où la police de la pensée règne en maître.

Nul n’y avait trouvé à redire, jusqu’à ce que cette journaliste,  se croyant sans doute encore en 1940, ne livre ses confrères en pâture à la Gestapo nouvelle version. Mais le pire c’est que la donzelle n’hésite pas à danser, comme tout France Inter, sur la tombe de journalistes qu’elle tente en vain de mettre au chômage…

« Après les révélations de France Inter sur la diffusion de RT France en direct sur la plateforme Odysee, le gouvernement français a obtenu son retrait. RT France, tout comme l’autre chaîne pro-russe Sputnik France, ne sont plus disponibles sur Odysee depuis ce jeudi. Accusées d’être des instruments de « désinformation » du Kremlin, les deux chaînes sont interdites de diffusion au sein de l’Union européenne depuis le 2 mars dernier, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. »

Des propos qui ont fait dire à Jean-Noël Barrot (Young Leader 2020), ministre délégué de la Transition Numérique : « Dans la lutte contre la propagande et la désinformation, nous ne céderons rien ». Et la propagande pro-américaine dont vous nous assénez les mensonges quotidiennement, vous en faites quoi monsieur le ministre ? Ce n’est pas de la propagande et de la désinformation peut-être ? Couvrir lundi dernier le procès des attentats de Nice fait-il partie du « travail de désinformation du Kremlin » ? Vous saviez vous que Nice était en Russie ? Soyons sérieux !

Les journalistes de cette nouvelle forme de « Kommandantur » savent-ils qu’ils sont sensés respecter la Charte de déontologie de Munich autrement dit la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, signée le 24 novembre 1971, où l’on précise que l’un des devoirs du journaliste est de « Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique » ?

Problème d’éducation sans doute ! Il est vrai que vu l’âge de la donzelle qui sort de l’Ecole publique de journalisme de Tours, tout est à faire… Mais elle peut être rassurée, toutes ces années comme stagiaire à Radio France ont fait d’elle un parfait petit soldat du régime où elle aura au moins appris à vider les poubelles.

Sait-elle au moins que de plus en plus de pays autoritaires – dont la France – mettent alors tout en œuvre pour censurer Internet ? Vous savez la censure, cette atteinte inexcusable à la liberté d’expression, qui consiste à empêcher un média ou des citoyens de diffuser des informations ? La censure que tout journaliste qui se respecte se doit de combattre. Mais ce n’est pas grave, nous allons lui offrir « Le Journalisme pour les Nuls ». Un ouvrage écrit par Jean-Jacques Cros, qui lui est un spécialiste des médias, dans lequel elle pourra découvrir les fondements du métier en passant par le rôle du journaliste, les règles de déontologie et d’éthique, et les moyens de remédier aux dérives de notre profession. Un livre que Noémie devra lire de A à Z, ne serait-ce que pour apprendre à distinguer le vrai du faux et de ne pas prendre pour acquis tout ce que le pouvoir veut lui faire gober telle une grenouille sur une feuille de nénuphar.

Résultat du travail de sape de Noémie, RT France et Sputnik se sont vus évincés de la plateforme manu militari.

Qu’y a-t-il de vraiment surprenant dans cette affaire quand on sait à quel point à France Inter les journalistes sont au service du pouvoir, allant jusqu’à dénoncer des confrères ? Auraient-ils « vendu » de la même manière des juifs durant la dernière guerre que nous n’en serions pas plus étonnés que cela.

Rassurons-nous, il suffit d’un VPN pour retrouver RT France et Sputnik sur différentes chaînes, dont Odysee, dans un autre pays. Nous sommes désolés pour Noémie, mais tous ses efforts n’auront servi à rien, sinon à obtenir avec succès le classement de son futur CV « à la verticale ».

Valérie Bérenger

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8 Commentaires

  1. Je rappelle que la Terreur n’a rien à envier à la Gestapo et était bien républicaine, avec le populicide et les chambres à gaz utilisant le chlore

  2. Bah, les journalisses … Déjà, ils sont à peu près tous des fonctionnaires payés par nos impôts, donc à la botte de l’état et de la pensée dominante : subventions, soutiens, fiscalité avantageuse font que pullulent des centaines ou des milliers d’organes et de titres de presse qui n’existeraient pas dans un monde non soviétique. Si on ajoute que tous les grands titres appartiennent aux milliardaires et aux copains … Journalisses, cherchez l’erreur ! Il est vrai que – sauf exceptions – vous ne cherchez plus rien depuis longtemps.

  3. Et oui les plus gros tapins ne sont pas rue Blondel (pour ceux qui connaissent Paris) mais ils sont à France inter,Lci,bfm,sur le service public en général.

  4. vous avez remarqué, sur France Intox, comment ils démarrent leur journal : « merci de nous écouter ».

    ils ont tellement honte de leurs mensonges, qu’ils sont étonnés d’être écouté, et remercient les gogos.

  5. MERCI !! Grâce à vous (et donc indirectement à cette journaleuse) via un VPN j’ai pu retrouver un média libre !!

  6. Arrêtez le débat avec ces femelles macroniène ( islamo , gaucho, verdo, fonctionaro, progrsso, macrono, etc.)
    il faut juste les mépriser.

  7. « information vérifiée et libre. »
    voilà quelque chose d’incongru pour les journaleux français

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