France Inter, la radio du mensonge : exemple Aragon-Triolet vus par Askolovitch

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Pas étonnant finalement que, afin d’introduire « dignement » votre émission sur les « amants d’Avignon », vous ayez choisi de vous référer, avec des débordements d’émotion pieuse, au faux couple que fut celui que formait Louis Aragon et Elsa Triolet. Un couple auquel, comme tous les gogos de France, j’ai moi-même cru jusqu’à la mort d’Elsa (« Elsa, mon amour, ma jeunesse », « Il ne m’est Paris que d’Elsa », « Cantique à Elsa », « Les yeux d’Elsa », « Je suis né vraiment de ta lèvre », « Ma vie est à partir de toi », etc., etc., etc.).

Grand admirateur du poète et du romancier que fut Aragon (je le suis toujours, mais d’une autre façon), admirateur en particulier de sa production patriotique de la période de l’Occupation, celle justement où il commence à faire d’Elsa une sorte de Béatrice ou de Laure de Noves, non seulement son égérie personnelle mais une icône sacro-sainte, la figure même de la France martyrisée, de la France écrasée sous la botte de l’ennemi, quand j’ai appris qu’Elsa venait de mourir, j’ai eu aussitôt une pensée attristée pour le poète qui venait de perdre sa muse. Apitoyé, je me disais : « Comment le pauvre Aragon va-t-il s’en remettre, comment va-t-il pouvoir survivre à une perte aussi cruelle ? ».

Et puis, dans les semaines qui ont suivi, les journaux ont commencé à se faire l’écho de la nouvelle vie que, devenu veuf, notre grand poète menait désormais. On nous le montrait, arborant un élégant chapeau et des chemises roses, escorté par une cohorte de jeunes éphèbes, papillonnant à travers Paris. Finalement il s’en remettait donc pas si mal que ça ! C’est qu’en fait il se sentait libéré de l’emprise de l’affreuse mégère à laquelle, depuis les années 30, il avait accepté, pour la frime et pour donner le change, de lier son sort. J’ai par la suite appris que leurs voisins de la rue de Varennes (c’est là, au Faubourg Saint-Germain, qu’habitaient en effet nos deux tourtereaux), les entendaient quasi quotidiennement se jeter à la tête des injures d’une très grande vulgarité. Exeunt alors les pieuses images d’Epinal !

Concernant ce couple mythique, la réalité moins reluisante qui devrait aujourd’hui s’imposer à nous, c’est celle d’une intrigante culottée et sans beaucoup de scrupules, qui, après avoir fui les horreurs soviétiques de sa Russie natale, débarque en France. Décidée, afin de se faire à tout prix une place à Paris, d’arraisonner un écrivain prometteur, susceptible de lui ouvrir les portes de la notoriété, elle jette son dévolu sur Aragon. Opération parfaitement réussie puisque Mme Triolet est ainsi parvenue, non seulement à devenir la femme d’un écrivain de premier plan, mais même, dans son sillage, à se doter elle aussi d’un statut d’auteur (aujourd’hui on dit « autrice ») reconnu. J’avoue que je n’ai pas lu grand-chose de ce qui est tombé de sa plume mais ce que j’en ai lu, franchement, ça ne vaut à mon avis guère le déplacement.

Les vraies questions qui se posent à ceux qui s’intéressent sérieusement à la littérature, c’est pourquoi diable Aragon a-t-il consenti à se mettre aussi docilement dans les pattes de cette virago, pourquoi a-t-il, non seulement accepté de cautionner cette imposture qu’il avait lui-même contribué à mettre en place (« Et ceux-là sans savoir nous regardent passer », avoue-t-il cependant, en passant, dans « Il n’y a pas d’amour heureux ») et pourquoi s’en est-il ainsi accommodé patiemment pendant tant d’années.

J’aurais, pour ma part, tendance à penser qu’après sa période dada et surréaliste, une période placée sous le signe de la provocation et d’une agitation anarchisante, Aragon a éprouvé le besoin de se ranger. Il a alors fait un « package » et s’est décidé à épouser, et le PCF, et Elsa, en quelque sorte dans un même élan, afin de se mettre psychologiquement à l’abri. Fini alors pour lui le temps de l’inconsistance, de la déliquescence, de l’errance politique et sentimentale, de l’instabilité intellectuelle qui l’avait porté jusqu’au bord du suicide (« Je n’avais alors amour ni demeure / Nulle part où je vive ou meure / Je m’endormais comme la rumeur / Je m’éteignais comme le bruit ») : il était désormais casé, étroitement encadré, il disposait d’une niche psychologiquement confortable à laquelle rien, ni les désillusions politiques ultérieures, ni les incessantes scènes de ménage, ne put jamais le résoudre à renoncer ! Est-ce cela qu’il théorisera plus tard sous l’énigmatique appellation de « mentir-vrai » ?

Alors quel crédit peut-on accorder à vos édifiantes tartines dégoulinantes de pathos ? Continuez donc à nous concocter chaque matin vos belles revues de presse, lesquelles relèvent plus de l’endoctrinement et du bourrage de crane que d’une information donnant honnêtement sa place, et à la diversité des organes de presse, et à ce qui, en réalité, « se passe en France ». Pour de vrai, pas dans vos jolis contes à l’eau de rose. Vous possédez en effet un remarquable talent pour dénicher le brave clandestin qui a un jour aidé une vieille dame à porter son cabas. Et un talent encore plus remarquable pour escamoter ceux de ses collègues qui quotidiennement poignardent, souvent sans raison, qui égorgent (par exemple le pauvre Alban Gervaise assassiné à Marseille, devant l’école de ses enfants, par Mohamed L., au cri de « Allah Akbar ! » et dont France Inter n’a pas daigné dire un mot).

Ah oui, pour nous dorer la pilule, vous êtes toujours partant. Empressé, diligent, inventif, jamais à court de touchantes anecdotes. Pour édulcorer, pour épargner à vos auditeurs tout ce qui pourrait à juste raison les inquiéter, courageusement vous n’hésitez pas à occulter tout ce qui, dans la presse de province que vous dépouillez pourtant chaque matin, serait susceptible de les incliner à remettre en question la vision irénique de l’immigration que vous vous efforcez, inlassablement, de leur imposer. Askolovitch, vous êtes décidément l’homme aux lunettes roses, vous êtes celui qui dispense au peuple son opium quotidien !

André Pouchet, le 13 juillet 2022

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50 Commentaires

  1. « Pourquoi diable Aragon a-t-il consenti à se mettre aussi docilement dans les pattes de cette virago » La réponse me semble aussi triviale qu’utilitaire.
    Avant WW2 la pédérastie n’était pas signe de noblesse et source de privilèges comme aujourd’hui. Bien au contraire, ces goûts spéciaux pouvaient ruiner une carrière, surtout à ses débuts. Il fallait au moins être académicien comme Cocteau pour faire (discrètement…) son coming out.
    D’ailleurs encore maintenant, si cela ne pose plus de problèmes dans le monde médiatico-pseudo-artistique, on sait que la France profonde qui vote goûte peu ces singularités. D’où l’obligation faite à Macronescu par ses sponsors de se trouver une « épouse » présentable à défaut d’être vraisemblable.

    • @ Christian Navis
      … et évite à macronescu la désillusion des mamans et les papas à le souhaiter comme gendre et veauter pour lui, une symbolique de se l’appoprier en somme. Comme il est très difficile de se déjuger malgré toutes les rétorsions font les Français ont été les victimes, l’insécurité, les violences de toute nature exercées contre la population,… la majorité lui a trouvé des excuses les plus invraisemblables, ayant une vision déformée qui colle à leurs désirs de ne pas voir que leur idole de leur coeur n’est en réalité qu’une statue aux pieds d’argile.

    • Je ne crois pas que Cocteau ait attendu son élection à l’Académie pour révéler son homosexualité, laquelle, contrairement à celles de Mauriac ou de Montherlant soigneusement dissimulées, était, je pense, et ce depuis longtemps, aussi publique que celle de Gide. Je crois d’ailleurs que l’on a tendance a beaucoup exagérer l’importance des réactions d’intolérance homophobe dans le passé. Croyez-vous que Louis XIV ignorât que son musicien favori, Lulli, et son propre frère, Phillipe d’Orléans, fussent de « la jaquette flottante » ?

      Quand à Macron, dont tous les homosexuels de ma connaissance à qui j’ai posé la question m’ont affirmé qu’il en était, vous avez tort, je crois, de voir dans le couple qu’il forme avec Mme Trogneux, un faux couple. C’est certes un couple absolument insolite mais tout nous montre que les deux époux sont liés par quelque chose de très puissant et de tout à fait sincère.

      • Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV, était un homosexuel notoire. Ce qui ne l’a nullement empêché de se marier et d’avoir descendance. Huit enfants en tout, avec deux femmes. D’abord la fine Henriette d’Angleterre, dont il eu cinq enfants puis, après le décès de celle-ci, la grosse Palatine, peu séduisante personne, à laquelle il en fit trois, avec l’aide de ses chapelets paraît-il. …
        A cette époque, les enfants d’homosexuels avaient droit à un père et à une mère.

        • Carole. Si vous croyez que Philippe d’Orleans et ses épouses pouponnaient main dans la main, vous rêvez. Les enfants d’homosexuels dans la haute société n’étaient pas vraiment élevés par leurs parents qui faisaient leur vie. Les mères n’étaient pas astreintes à donner le sein. Elles avaient des nourrices. Donc un père et une mère certes mais une éducation qui se faisait largement ailleurs. Et je ne suis pas bien sûr que les parents se perdaient dans le sentimentalisme avec leurs progénitures. Ça devait être vrai dans toutes les classes sociales autrefois. Le droit de l’enfant est une invention récente qui découle des droits de l’homme et date du XIXeme siècle.

          • @trismegiste Je ne parlais pas d’éducation mais du fait d’avoir un père et une mère, de les identifier. Des « adoptés » et des né(e)s sous X cherchent toute leur vie à savoir qui étaient leurs parents biologiques. C’est un besoin humain essentiel. Or, avec la GPA et la PMA on créé délibérément à présent des enfants privés de père ou de mère. C’est une aberration, c’est quasiment de la cruauté mentale. Il est évident qu’ils en souffriront tôt ou tard.
            PS. Même si les rapports parents/enfants étaient différents autrefois, il existait tout de même des parents affectueux. Y compris chez les têtes couronnées.

            • Ça relève du sketch, vos réflexes pavloviens. Pourquoi systématiquement homos dans votre esprit rime avec PMA et GPA ? La PMA a été inventée pour les couples hétéros infertiles. La GPA est légale en Russie, en Ukraine pour les hétéros, dans certains États américains et en Israël pour tous. Je suis contre la PMA et la GPA qu’elles que soient les circonstances puisqu’une fois acceptées elles sont généralisées. C’est trop tard de toute façon avec des pays aussi opposés que les USA et la Russie qui se sont mis à la GPA. Elle est inéluctable en attendant les utérus artificiels auxquels travaillent des pays comme Israël. Alors merci d’arrêter de coller ça sur le dos des homos. Quand les homos obtiennent quelque chose, les hétéros en profitent comme le PACS. Quand les hétéros obtiennent quelque chose, les homos veulent en profiter. Arrêtez de succomber à la propagande et sortez de votre endoctrinement pour voir le monde tel qu’il est.

              • « Pourquoi systématiquement homos dans votre esprit rime avec PMA et GPA ? »
                Parce qu’ils n’ont pas d’autre solution pour se reproduire, la nature ne permettant pas aux personnes de même sexe d’avoir des enfants.
                La PMA pour hétéros, pas de problèmes, l’enfant aura droit à ses parents. La GPA, un commerce d’êtres humains, extrêmement choquant et inadmissible aussi bien pour hétéros que pour homos. Je me suis laissé dire que des stars américaines ont eu recours aux mères porteuses uniquement pour garder leur ligne. C’est pas beau, ça comme motivation ?

                • Carole. Les homos n’ont pas besoin de PMA ni de GPA. C’est juste une opportunité supplémentaire pour avoir des enfants. Ils peuvent se reproduire entre eux. Ils le font déjà. Un homo avec une lesbienne. C’est juste que les parents ne vivent pas ensemble. Ce qui n’a rien d’extraordinaire de nos jours. Mais oui je vous l’ai dit que les hétéros utilisaient la GPA pour tout un tas de raisons. Donc arrêtez de penser que PMA / GPA = homos. C’est faux.

              • « merci d’arrêter de coller ça sur le dos des homos.  »
                On ne colle rien.
                Sautez autant que vous voulez, si effectivement la GPA a été demandée par des couples hétérosexuels d’abord, elle est devenue rapidement une exigence des homosexuels.
                Qu’ils se « reproduisent » entre eux, ce dont on ne s’occupait pas antérieurement, ne change rien au fait que cette « revendication » s’ajoute à toutes celles qui sont apparues depuis quelques décennies, et qui ont toutes pour but de démolir la famille telle qu’elle a été conçue depuis des millénaires jusqu’à nos jours.
                Vous enjoignez à Carole de cesser de succomber à la propagande, d’accord, y compris à la vôtre, voire, à commencer par la vôtre.
                Les liens entre la mère et l’enfant, et le père, protecteur des deux, sont au coeur de la civilisation chrétienne depuis 2000 ans.
                Votre conception orientée et égocentrique veut effacer ce fait majeur, en quoi vous êtes un propagandiste des déconstructeurs.

                • Sans rire ? Si vous vouliez que la famille traditionnelle se maintienne, il aurait fallu d’abord et surtout vous opposer aux revendications féministes dont vous profitez bien aujourd’hui. Parce que si les hétéros ne savent plus où ils habitent, c’est bien parce que les relations entre les sexes ont changé. Non pas qu’il faille en faire le reproche aux femmes puisque l’industrialisation et la tertiarisation de notre économie a changé la donne. Mais à partir du moment où le divorce, la contraception, l’avortement, la libération sexuelle des femmes, leur autonomisation sont advenus, le concept de famille n’a pas disparu mais il a profondément muté. Et il est impossible de revenir en arrière. Ça c’est aussi à coller sur le dos des homos ? Voir la lune quand on montre le doigt … Les homos ne changent absolument rien à ce qui se passe dans les familles hétéros depuis des décennies. C’est de la propagande. Ce sont les hétéros qui font le monde.

      • Des mariages « insolites » il en a existé sans doute un paquet. Dans la haute société, le mariage comme les relations filiales pouvaient être très différents de cette vision naturaliste de la famille dont on nous rebat les oreilles aujourd’hui. Voir le mariage de Vita Sackville-West et de Harold Nicolson. Et vous avez raison l’amour pouvait y être extrêmement profond si l’on en croit le récit qu’en a fait l’un de leurs fils dans Portrait d’un mariage. Difficile à comprendre pour un butor, j’en conviens.

    • Faites excuse, monsieur Navis, mais Cocteau ne cachait pas son homosexualité bien avant d’être académicien. Son aîné, Marcel Proust, comme le tout-Paris, le savait pertinemment. Comme ce tout-Paris le savait pour Gide ou Lucien Daudet. J’ai écrit Lucien pas Léon !

      • Oui, et cela n’est même pas caché dans le Lagarde et Michard, même si c’est édulcoré. Des générations de lycéens l’ont su.
        Personnellement, j’ai eu en classes prépa un prof de Lettres qui nous invitait, ses élèves, chez lui et son compagnon, -en tout bien et honneur – en 1970.
        Ça commence à bien faire, les geignardises des gens qui se mettent n’importe quoi n’importe où.
        Si je me mettais des haricots ou des radis dans le nez, on me mettrait à l’asile.

      • Pierre Bergé fut l’ exécuteur testamentaire de Cocteau. Avec les moyens dont il disposait, ses leviers médiatiques et sa manie quérulente envers quiconque le contredisait, il a imposé une véritable hagiographie de Cocteau.
        La puissance de persuasion des médias est telle qu’aujourd’hui, la plupart des gens qui évoquent la mémoire du « poète » récitent du Bergé sans le savoir !

    • Cocteau est devenu académicien sur le tard (Le 3 mars 1955, il est élu à l’Académie française) et il était connu pour ses goûts sexuels bien avant la guerre. Comme Trenet. Non, ce que craignais Aragon, c’était de ne pas être accepté au Parti Communiste (un titre de gloire à cette époque), un des groupes politiques les plus anti-homos de l’époque et qui l’est resté très tard, jusque dans les années 70 !

      • Je crois que vous avez raison. Aragon n’était visiblement pas un pédéraste exclusif mais un bisexuel. S’il a éprouvé le besoin de dissimuler cette part de son comportement sexuel, ce fut d’abord pour ne pas heurter son ami Breton, lequel proclamait envers les invertis une franche détestation, d’où notamment son acharnement contre Cocteau. Puis, quand Aragon s’est écarté de la secte surréaliste pour rejoindre la secte stalinienne, il lui lui a fallu alors se conformer à l’homophobie que, au nom de la lutte contre les vices de la bourgeoisie dégénérée. l’on professait au sein du parti des travailleurs.

        • « vices de la bourgeoisie dégénérée »…
          Un « vice de fabrication », n’est-ce pas un défaut ?
          Sans doute, en l’occurrence, c’est une qualité, permettant à la bourgeoisie de se régénérer.
          Pas à pas, on se dirige vers l’application du slogan, entendu parmi d’autres du même type, à la « Pride radicale », une marche homosexuelle qui s’est déroulée à Paris le 19 juin dernier : « Les hétéros au zoo, libérez les animaux ! »

  2. Tous ces couples mythiques qui n’en furent pas, ou avec quelque chose de bancal, tel Aragon et le visage dur et dissonant d’Elsa. « Elsa, mon amour ma jeunesse », on s’y laisse prendre, 1968! L’autre couple raté Mrs Wallis Sympson et Edward VIII (big sex problems), idem pour Salvador Dali et Gala sa muse, révélé par Amanda Lear .

    • J’ajoute les couples Simone de Beauvoir /Jean-Paul Sartre et John et Jackie Kennedy.

      • Bien sûr Simone de Beauvoir/J Paul Sartre, mais cela ralongeait trop ma liste; Jackie et John Kennedy sont un peu différents, plus classiques et plus glamours.

    • Pour le Windsor et sa greluche amerloque, on voit bien où Doudou n°8 avait ses préférences… la Wallis aurait pu être mannequin de nos jours ! Pas de seins, pas de hanches, pas de fesses… quelle tristesse !

    • « Mrs Wallis Sympson et Edward VIII (big sex problems) »
      J’avoue que je ne connais pas bien le sujet. Ce n’était donc pas la belle histoire d’amour que l’on dit soit : Il renonce au trône pour sa belle divorcée ?

      • Il y a eu une longue émission en noir et blanc à la TV, vous avez la réponse discrète ci dessus par Lee & Colbert, Mr Edw8 avait des problèmes, et sa rombière sarcastique et méprisante n’arrangeait rien ce qui le frustrait. Un couple très spécial! Elle s’est trompée, trop vieille, elle n’a pu vivre ses ambitions.

  3. la gôche et l’extrême gauche sont devenus islamogauchistes, rien à attendre de ces gens là, askolowitch en tête, avec le concours des bisounours

  4. Magnifique! Ça, c’est un article. C’est même mieux que cela. Bravo et félicitations.

  5. Très bel article. Les soeurs Brik, juives russes, ont été des parvenues opportunistes exceptionnelles. La Triolet (du nom de son 1er mari) était effectivement une virago dominatrice. Une personne au visage ingrat rendu encore plus antipathique qu’elle se prenait pour une « grande artiste soviétique » alors que ses livres ne valent pas un clou. Si elle n’avait pas épousé Aragon, qui parlerait de cette rombière ? Quand à sa soeur, après Maiakovski, elle s’est casée avec un général soviétique. Deux viragos juives russes.

    • Merci pour vos compliments. Pour ma part, mon hostilité à cette personne ne va jusqu’à lui attribuer un « visage ingrat ». Vous avez sans doute raison de mettre les deux sœurs dans le même sac mais en quoi leur judéité serait responsable de leur arrivisme et de leur cynisme ?

      • Il y avait beaucoup de juifs du côté des bolcheviques… les progroms du temps des derniers tsars ont laissé des traces dans leurs esprits !

  6. L’existence d’un tel couple passe par un compromis inoxydable. Sauver les apparences d’un côté et profiter de la notoriété de l’autre pour réaliser ses ambitions. C’est pas plus compliqué que ça. Au fait, j’ai une Elsa Triolet bis à la maison…

      • Beaucoup de bolcheviks, dont 80 % étaient juifs, étaient trotskistes.
        Mais beaucoup de juifs ont été ses fidèles : Frenkel, l’infatigable démon du Goulag, mort en 1960; Iagoda, exécuté en 1938; Kaganovitch, l’organisateur de Holodomor, mort en 1991, Litvinov, mort en 1951… etc.

    • Mon pauvre ami ! Comme je vous plains… y a t-il une possibilité pour vous pour que cesse (pas trop subitement, les gens finissent par poser des questions bêtes) cette union que je devine compliquée ?

  7. Elsa Triolet (née Kagan, fille d’un grand avocat marxiste) ne fuyait pas les horreurs de son pays, mais était sans doute un agent du KGB qui avait épousé, comme par hasard, Triolet (attaché militaire de l’ambassade de France à Moscou). Elle ne fit après qu’une bouchée du pauvre Aragon (fils d’un préfet de police) qui fut aussi faible et aussi dominé qu’un Musset face à la femme Sand ! Il était d’ailleurs pédéraste pratiquant bien avant la mort de son égérie.

    • Elsa, agent du Guépéou ? Je ne l’avais pas jusqu’ici envisagé. Il est cependant assez probable que, comme vous le suggérez, elle ait eu quelques services à rendre aux services soviétiques, ne serait-ce que pour obtenir l’autorisation d’émigrer.

      Je vous trouve bien sévère avec George Sand pour qui j’ai une certaine tendresse. Ses pastorales berrichonnes (La Mare au diable, La petite fadette, François le Champi…) sont empreintes d’un attachement plein de tendresse et de nostalgie aux mœurs rustiques de son pays natal. J’en conseille la lecture aux enfants d’aujourd’hui.

      N’étant pas magistrat chargé de régler les divorces et d’évaluer les torts de chacun, je ne prendrai pas parti dans sa rupture avec Musset. Par contre ce que je mettrai à son crédit, c’est sa fidélité en amitié. Le souci qu’elle avait de ses amis, Gautier, Delacroix et bien d’autres. Ainsi Flaubert avec qui elle entretenait une correspondance presque quotidienne.

      • Juger une œuvre à l’aune de la vie de son auteur c’est d’une absurdité notoire. Quant à Sand, elle fut non seulement fidèle en amitié mais un soutien intellectuel majeur. Flaubert, dont vous citez la correspondance avec cette chère Aurore Dupin, en est la preuve.

      • « La Mare au diable, La petite fadette, François le Champi »
        André Pouchet, nous avons eu les mêmes lectures. Ces ouvrages font partie de ceux qui ont enchanté mon enfance.
        Quant aux rapports entre George Sand et ses amants, cela ne nous regarde pas. Il ne me serait jamais venu à l’idée de les juger et les critiquer. Cela relève de l’intrusion.

        • «  »Cela relève de l’intrusion. »
          Certainement pas.
          « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » ???
          On ne demande pas à l’écrivain d’avoir une vie exemplaire -mais s’il l’a, c’est mieux.

          Pour autant, s’il est public, j’aime mieux ne pas me faire d’illusion sur sa vie.

      • Moi aussi, j’idéalisais G. Sand à partir de ses pastorales. Mais un jour, j’ai trouvé chez un bouquiniste des textes où elle expliquait que ces pastorales ne décrivaient pas le réel mais avaient un but pédagogique et de soutien pour offrir aux paysans des modèles de dignité (édités en Garnier Flammarion).
        Dans son autobiographie inachevée, elle montre ses préjugés de classe, toisant entre autres Balzac qu’elle juge brouillon sans voir ses autres qualités, bien supérieures aux siennes propres.
        Quant à l’oeuvre de Elsa Triolet, j’ai lu dans ma jeunesse un de ses romans : très ennuyeux, aucun talent, sinon celui d’être l’égérie d’Aragon.
        Pour ce qui concerne Asko, bien connu ici, il ne voit pas la réalité avec des lunettes roses, c’est un infâme personnage qui la travestit en fonction de ses sponsors (le Qatar) et de sa haine de la France.

  8. ce n’est pas le seul extrême gauchiste à jouer au « faux couple » : qu’il soit encensé par le dégénéré atteint du syndrome de stockholm n’est pas étonnant

  9. Askolovitch s’est aussi casé sur Arte. Le soir, sous le regard énamouré de la présentatrice, il vient lire ses petits papiers…pour ceux qui ont le courage de le supporter.

    • Aragon : Les yeux d’Elsa, le con d’Irène, les couilles des autres….! Citation d’un grand homme de radio aujourd’hui disparu : José Arthur!

  10. Oui, tout à fait d’accord.
    Mais on savait déjà en 1968 que Louis Aragon aimait les garçons.
    Peu avant de mourir, il a écrit un grand article dans l’Huma pour expliquer ses doutes idéologiques, et la raison pour laquelle il restait au parti communiste, qui était qu’il fallait bien que quelqu’un défendît le peuple…

    Étonnantes les fautes d’orthographe au début…

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