France, mère des arts, des armes et des lois

Cette citation de Joachim du Bellay me paraît aujourd’hui totalement galvaudée par nos élites. Eux qui sont censés être les personnes les plus érudites, raffinées de la société française du fait de leur niveau social et des formations qu’ils ont suivies dans les grandes écoles, ont définitivement rompu avec la tradition d’excellence de la culture française.

Les élites, à travers l’histoire, ont toujours cherché à montrer ce chemin de l’excellence à travers les arts, notamment, jusqu’à une forme de conformisme, toujours remis en question par les modernes face aux anciens, selon l’expression consacrée.
De nos jours, nos soi-disant élites n’ont plus rien à proposer. L’art est devenu immonde, et ne mérite en rien ce qualificatif. C’est plus l’expression de feignants, qui prennent des poses inspirées tout en véhiculant les idéologies les plus médiocres, et qui sont portés au pinacle par des médias et des oligarques, eux aussi au ras des pâquerettes.
Où sont les Claude Monet, Auguste Renoir, Eugène Delacroix, Philippe de Champaigne aujourd’hui ?

Certainement pas dans les grandes galeries d’art. Ils existent et vivent dans l’anonymat le plus complet car leurs arts ne sont pas jugés assez conformes au mouvement déconstructiviste voulu par les élites.
Ce constat est vrai en peinture, mais on le retrouve en littérature, en musique, en cinéma, en théâtre et en littérature, en architecture. Le laid a pris le dessus sur le beau, l’idéologie a remplacé la quête de vérité, et le mal devient la norme, pour reprendre le triptyque platonicien.
Quand arrêterons-nous ce massacre méthodique du plan mondialiste et progressiste ?

Il me paraît important que nous ne parlions pas toujours des dégâts et des ravages du camp adverse et que nous continuions d’entretenir des conversations, des réflexions, des recherches et des travaux dans ces domaines dans la continuité des Grands Hommes et Femmes qui ont alimenté notre culture et notre histoire.
À force de toujours parler de la folie des mondialistes et de leurs idéologies perverses, nous allons finir par oublier, nous-mêmes, ce pourquoi nous nous battons.
Ils veulent détruire cet héritage, en réponse, réaffirmons-le. C’est sans doute la meilleure manière de lutter contre leur plan.

Et surtout, de grâce, ne tombons pas dans le piège qu’ils nous tendent, de vouloir tout mettre aux oubliettes, de tracer un trait sur cet richesse incommensurable, sous prétexte d’une filiation de classe. Toutes les élites, à travers les âges, n’étaient pas des abrutis et des psychopathes comme celles d’aujourd’hui.
Tâchons de nous en souvenir, de raviver la flamme, de la cultiver pour la faire croître pour nous et les générations à venir.

Étienne Darcourt-Lézat

image_pdfimage_print

7 Commentaires

  1. Très bonnes réflexions que je partage depuis longtemps. Face à la dictature des médias et de tout ce qu’elles représentent, il est urgent de réapprendre à penser par soi-même ! La culture, c’est avant tout cette capacité, me semble-t-il … Mais je peux me tromper, je ne suis pas un intellectuel !

  2. BRAVO pour votre article !
    Quand je pense que certains Gôchiasses veulent détruire le Château de Versailles, pourquoi pas aussi Chenonceaux et Chambord ?
    Quand je pense qu’ils ONT OSE nous imposer un gros objet sexuel vert en plastique au milieu d’une grande place parisienne !
    Si on laisse faire ces pauvres types, ces ratés, bientôt on appellera ART des tableaux « peints » par des gamins de 6 ans en racontant que c’est « l’Innocence Absolue », tout comme il y a des tableaux peints par des éléphants, très demandés par les touristes…
    Il y a même eu « un musée » qui exposait des crottes…
    et un autre qui exposait l’agonie d’un chien mourant de faim, attaché dans le musée, et que les gens regardaient en riant tout en sirotant leur putain d’apéro !
    Soyons la BOUSSOLE dans ce monde de FOUS !!!
    Le chien est mort = que c’est artistique !

  3. Il ne tient qu’a nous de transmettre la culture aux générations suivantes, le beau et le vrai ne disparaissent jamais, parfois l’art est malmené, mais renaît de nouveau plus sublime et éclatant. Ni les médias, ni les gouvernements iniques ne sont assez puissant pour changer ce qui fait l’essence même d’un peuple. A chaque occasion qui nous ait donnée, faisons ce qui est en nôtre pouvoir pour faire aimer, même si cela demande un effort, cette particularité humaine qui nous réunit tous en une vraie famille.

  4. Chers lecteurs et lectrices, désolé pour les quelques fautes d’orthographe. La fatigue morale.

  5. C’est pour cela que les Français ont élu un Président qui pense que la France n’a pas d’histoire, n’est pas la mère des arts, qu’il faut y supprimer les armes et que lois sont seulement pour les sans dents, les riches et les immigrés peuvent s’asseoir dessus. Il est élu à près de 60% pour cela.. Cancel France !

  6. Il suffit pour cela de lire ou de relire, suivant les cas, les œuvres des grands écrivains et philosophes depuis le seizième siècle jusqu’au vingtième pour se constituer ou se reconstituer un bagage culturel digne de ce nom et revenir aux valeurs nobles et universelles qui ont fait la grandeur et le prestige intellectuel des élites de ces temps-là, quand le qualificatif « élite » était parfaitement mérité. Quand on parle d’élite de nos jours, notamment les médias complaisants, ce terme ne correspond nullement à la valeur intellectuelle, et encore moi morale des personnes ainsi désignées, mais uniquement à la place qu’elles occupent au sein des instances de pouvoir ou de la hiérarchie socio-économique. C’est un terme galvaudé.

Les commentaires sont fermés.