France O : Christine Tasin et Ivan Rioufol face à Azouz Begag et « l’Indigène » de service

Première vidéo

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Seconde vidéo

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Hier soir, notre amie Christine Tasin était sur la chaîne France O, invitée à débattre sur le thème du halal dans la campagne présidentielle. Les autres intervenants étaient Ivan Rioufol, interviewé cette semaine par Pascal Hilout sur Riposte Laïque, Azouz Begag, ancien ministre, et une sociologue maître de conférences, Nacira Guénif-Souilamas.

Nous avons eu droit, de la part des deux islamophiles de service, au terrorisme intellectuel habituel, aux amalgames classiques interdisant de parler de l’islam, de l’immigration ou du communautarisme, et à la mise en accusation de la France et de la République, coupables, bien évidemment, de ne pas en faire assez pour ses minorités, principalement issues de l’immigration arabo-musulmane. Face aux multiples interruptions de Nacira Guénif-Souilamas, Christine sut garder son calme et son sourire, et développer notamment plusieurs aspects du scandale halal (traçabilité, souffrance animale, hygiène, laïcité, dîme religieuse), et son importance dans la société française. Ivan Rioufol se montra irrité par l’agressivité de la sociologue, son déni des réalités, et tint à rappeler les principes républicains qui permettent le vivre ensemble. Il fut par contre en demi-teinte sur le halal et l’islamisation de la France.

Azouz Begag, qui n’avait pas l’air d’avoir bien préparé son émission, découvrit en direct que Christine était l’organisatrice des apéros saucisson-pinard, quand il lui demanda ce qu’elle pensait de telles initiatives ! Éclat de rire de notre amie, bien sûr, style « J’assume pleinement ! » Il gémit, bien évidemment, outre la stigmatisation dont il s’estime victime, du fait que la représentation nationale manquait de diversité, mais il admit tout de même que la France comptait aujourd’hui 10 millions de musulmans.

Rappelons tout de même à Azouz Begag qu’il a mangé à tous les râteliers (il est aujourd’hui chez Villepin) pour essayer d’être élu, mais que cela n’a jamais marché, et qu’à chaque fois, il s’est pris des vestes monumentales. N’oublions pas que cet homme a été ministre, et que, dans l’exercice de ses fonctions, il avait osé affirmer que la France devait trouver des « arrangements » avec les maris polygames !

Quant à la « sociologue » maître de conférences Nacira Guenif-Souilamas, c’est une des fondatrices des Indigènes de la République. Elle avait été très présente dans le film « Un racisme à peine voilée » qui expliquait que la loi contre les signes religieux à l’école, dont le voile, était une agression raciste contre les jeunes filles issues de l’immigration de la part d’enseignants racistes ! Jalousie vis-à-vis d’Houria Bouteldja ? Elle s’est plaint de ne pas être suffisamment invitée sur les plateaux de télévision ! Nous ne l’avons jamais vu, au cours de la soirée, esquisser ne fut-ce qu’un début sourire, ou montrer la moindre capacité à faire un trait d’humour. Quel contraste avec le sourire, voire les éclats de rire de Christine !

Voici ce que disait d’elle le site France Échos, en 2005.

« Grand Jeu Concours : Qui se cache derrière l’appel des Indigènes ? Aujourd’hui, Nacira Guénif-Souilamas

Alors que le MRAP a participé officiellement à la « Marche des Indigènes » ce dimanche 8 mai à Paris (1), en envoyant une délégation, la LDH a organisé un colloque à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), à Paris, samedi, avec des chercheurs qui ont débattu du thème suivant : « Le trou de mémoire colonial et la société française d’aujourd’hui ».

Selon la sociologue Nacira Guénif-Souilamas qui participait à ce colloque, la France est toujours un État colonial qui relègue les Arabes aux marges de la société. Elle en veut pour preuve la loi interdisant le port du voile islamique à l’école, qualifiée par les Indigènes de « loi d’exception aux relents coloniaux » : « En Algérie, la France avait développé une rhétorique de la libération de la femme. Aujourd’hui, elle utilise le même scénario : elle affirme vouloir libérer les jeunes femmes des quartiers, victimes d’une forme de sauvagerie. »

Nacira Guenif-Souilamas est signataire et initiatrice de l’appel des Indigènes. Elle est chercheuse au CADIS (Centre d’analyse et d’intervention Sociologique) dont le Directeur est Michel Wierviorka, disciple d’Alain Touraine, Directeur d’Etudes à l’ EHESS). Michel Wierviorka est lui aussi Directeur d’Études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).

Alain TOURAINE a notamment publié en 1997 (collection Fayard) un livre intitulé « Pourrons nous vivre ensemble ? », produit d’un travail mené en commun au Centre d’analyse et d’intervention sociologique avec notamment Michel Wieviorka. Leur thèse est la suivante : pour lutter contre le communautarisme, ils préconisent d’accorder plus de droits culturels.

Et dans un autre ouvrage collectif intitulé « L’avenir de l’islam en France et en Europe » et rédigé sous la direction cette fois-ci de Michel Wieviorka , c’est la thèse suivante qui est développée : il faut renoncer à tous les principes de la laïcité républicaine pour empêcher l’islam de se radicaliser !

Autrement dit, pour éviter pour éviter la création de lycées musulmans, il faut voiler toutes les filles à l’école publique ! Au secours, Platon, Aristote et autres philosophes grecs qui se sont cassés le cul pour nous transmettre l’art de raisonner.

Après avoir évoqué le pape de la sociologie des acteurs, Alain Touraine puis son héritier Michel Wieviorka, revenons à leur rejetonne-chercheuse, Nacira Guenif-Souilamas.

Sur le site « Les mots importants » animé Pierre Tevanian, président du MRAP (Paris 20ème) et un des principaux initiateurs de l’appel des indigènes, on y trouve un compte-rendu du livre de Nacira Guénif-Souilamas et Eric Macé : « Les féministes et le garçon arabe ». (2)

Ce compte rendu a été rédigé par Sylvie Tissot, universitaire également formé à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et initiatrice de l’appel des indigènes. Les travaux de cette universitaire, financés par les contribuables que nous sommes, visent à démontrer que l’insécurité est un mythe et une invention de l’état colonial pour justifier sa gestion coloniale des quartiers

On en oublierait le bouquin de Nacira Guénif-Souilamas et d’Éric Macé, sociologue lui aussi formé à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Décidément !

Voila la présentation du livre par son éditeur (Éditions de l’Aube, septembre 2004) : « Les auteurs mettent en cause un « néo-féminisme républicain », qui au nom de l’égalitarisme en droit s’aveugle sur les discriminations sexistes structurelles, et est plus enclin à s’attaquer à son nouvel ennemi consensuel, le « garçon arabe », figure d’un machisme éthico-religieux. Formidable alliance que celle de la droite la plus conservatrice et de la gauche réplublicaniste : la stigmatisation au nom de la liberté , l’exclusion au nom de l’ Égalité et l’assignation au nom de la Fraternité. »

Ainsi, grâce à des chercheurs comme Nacira Guenif-Souilamas, la condition des femmes indigènes maghrébines ne risque certainement pas de s’améliorer ! »


(1) http://www.liberation.fr/page.php ?Article=295096

(2) http://lmsi.net/article.php3 ?id_article=353

Résumé donc de la partition de nos deux islamophiles : pour éviter que les nouvelles populations ne se radicalisent, qu’on voile toutes les jeunes filles à l’école, et que la France entière remplace le saucisson raciste par le halal !

Martine Chapouton

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