François Sureau : conseiller de Macron, très friqué, pro-migrants…

Publié le 2 octobre 2019 - par - 1 514 vues
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Depuis quelques jours, les « médias de leur maître » font l’éloge d’un petit live de François Sureau, « Sans la liberté », dans lequel l’auteur dénonce les atteintes à l’État de droit menées par les gouvernements successifs. Comment dit-on « cracher dans la soupe » en langage littéraire, parce que là, on atteint des sommets dans le domaine – pardonnez-moi l’expression – du « foutage de gueule ». François Sureau, ancien énarque, devenu haut fonctionnaire, avocat et écrivain est, selon Le Monde, grand ami de François Fillon mais surtout d’Emmanuel Macron, rencontré par l’intermédiaire de son épouse alors qu’elle enseignait au lycée parisien Saint-Louis-de-Gonzague. L’avocat rebelle avait eu la bonne idée d’inscrire sa progéniture dans cet établissement élitiste où lui-même avait usé ses fonds de culotte en velours côtelé.

Bardé de récompenses (Légion d’honneur, Chevalier de Machinchose…), François Sureau, par ailleurs officier de réserve et chroniqueur à La Croix, a participé à la rédaction des statuts d’En Marche ! s’attirant ainsi la reconnaissance éternelle de frère Emmanuel.

https://blogs.mediapart.fr/internetdev/blog/221117/mort-de-rire-francois-sureau-masce-sacron

Au regard de ses faits d’armes, ce grand bourgeois, toujours tiré à cinq épingles, était certainement la personne la plus légitime pour nous parler du recul de la liberté dans un système qu’il avait lui-même contribué à bâtir. Plus que contribué, même. Ne reculant devant aucune bouffonnerie, même celle de convoquer Paul Éluard à l’appui de son propos (Fillon, Macron, Éluard, ça sonne bizarre…), François Sureau ne conçoit la liberté que depuis sa forteresse d’ivoire des beaux quartiers parisiens. Son combat, c’est d’abord celui en faveur de l’accueil des réfugiés qui « paient au prix fort l’absence d’intégration dans la société française. Ils sont les derniers à pouvoir entrer dans une France qui s’est verrouillée, et on les méprise, alors que bien souvent ils n’avaient aucun choix et sont prêts à offrir à la France leurs talents et leurs vies (Le Monde, 31/05/05) ».

On ne va pas faire preuve de démagogie populiste et répondre qu’à Saint-Louis-de-Gonzague, les enfants Sureau doivent quand même être un peu verrouillés du phénomène migratoire et que le Grand Chevalier de l’Ordre des Donneurs de Leçons ne doit vraisemblablement pas habiter porte de La Chapelle. On ne se montrera pas aussi petits.

On pourra seulement se permettre de lui faire remarquer que lorsqu’il critique – sur France inter – l’action des forces de police, celles-ci ne font qu’obéir aux ordres donnés par ses meilleurs amis. Et le jour où il franchira le périphérique de nuit, côté nord, il comprendra qu’elles sont là pour garantir sa liberté, avant la barbarie.

Lucette Jeanpierre

 

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