Frédéric Taddéi n’est plus le même…

Publié le 17 septembre 2014 - par - 3 127 vues
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christinetaddeiCe soir (ou jamais !), vendredi 12 septembre 2014, premier sujet de débat : « Marine Le Pen aux portes du pouvoir »

Titre accrocheur, catalyseur des fantasmes d’une invasion – « hélas », ce n’est pas de la « bonne » dont on parle ! – imminente. Pour un peu, on se prendrait à chanter : « Les loups sont entrés dans Paris »

Quoique que j’aie toujours défendu l’émission de Frédéric Taddeï, depuis le procès d’intention dont il a fait les frais il y a quelques mois, il me donne l’impression de servir de plus en plus la soupe qu’on lui commande.

Mais cette cuisine interne au microcosme parisien étoilé semble ignorer – ou le feint-elle, oserai-je de ma langue vipérine ! – qu’à l’international les épices djihadistes nous brûlent l’œsophage !

Comme une leçon de classe – qui me fait rêver, pour ne pas l’entendre, au « Cancre » de Prévert –, on ressert la pédagogie correctrice des mauvais penchants électoraux et, lorsque le goût en est par trop fade, on a droit à une cuillère de remontrances à l’huile de foie de morue.

Pourtant, les faits – et rien que les faits ! – ne sont-ils pas la meilleure caution de la montée de Marine Le Pen. On ne saurait, à moins de s’offrir un mensonge pantagruélique, lui imputer l’islamisme grandissant dans nos frontières et au-delà ; le libéralisme décomplexé ; l’assistanat exorbitant concédé à des populations méprisantes et haineuses, tandis que se suicident nos paysans ; l’ultra violence qui ferait passer  les Droogies d’Orange Mécanique pour des garnements inoffensifs, etc.

Marine Le Pen ne récolte pas non plus nos colères par opportunisme politique : elle se serait aisément  incrustée à l’UMP, avec un indéniable succès lié à son nom, telle une prise de guerre dans l’esprit des cadres de ce parti. Elle prend même des risques – je n’ose pas savoir combien de menaces de mort elle reçoit ! – pour défendre sa viscérale appartenance à une identité aussi malheureuse que prête au pire. Idem, lorsque, sur un autre plateau, Aymeric Caron déplore le Hollande bashing – littéralement : frapper violemment – dans les médias, Marine Le Pen aurait des leçons à donner en la matière, cible pavlovienne de ceux-ci !

Mais l’équation perdure, qui énonce : FN = PHOBIE / AUTRES PARTIS = PHILIE.

Quand, chez Taddeï, Jean-François Kahn nous vend l’utopie, c’est au contraire une réalité viable que nous réclamons à bon droit : on ne veut pas d’onirisme, on veut vivre en paix !

Pour ma part, la remigration massive des populations inassimilables est la seule solution possible. Dans ce cas, je suis convaincu que les difficultés économiques seraient mieux supportées par la majorité écrasante, pour l’heure écrasée.

Et, fi de ces délires apocalyptiques : nulle part je n’ai lu que Marine Le Pen envisageait d’envahir la Russie – ça, c’est le vœu pieux de certains autres ! – ou d’imposer un Anschluss à la Belgique, le Luxembourg et la Suisse !

Toutefois, Marine Le Pen, ayant fait un ménage dans ses rangs qui devrait faire rougir de honte les autres partis, autorisant fraudeurs et violeurs parmi eux, doit impérativement contenir la parole de ses cadres. Ceux-là, parfois, allument des feux, en apparence anodins, mais qui inquiètent de potentiels électeurs – je l’ai constaté par la voix d’un proche.

Ainsi, le tweet de Philippe Martel – « Le Cercle des poètes disparus, film stupide et toxique » – relève, pour le coup, d’une authentique stupidité et d’une grande toxicité ! Parce que derrière, il y a l’angoisse d’une privation de liberté d’expression. Et précisément, en combattant l’islam dans ces colonnes depuis deux ans, je me m’insurge contre le totalitarisme immensément liberticide de cette religion-Etat.

Ne soyez pas, Madame Le Pen, la caricature que l’on attend de vous, soyez bretonne dans la tempête et nous serons vos marins…

Charles Demassieux

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