1

Fresque anti-Le Pen au lycée des Ulis : 20 ans d’irresponsabilité

fresqueantilepenlycee2Jeudi soir dernier, j’ai eu la (bonne) surprise d’avoir au téléphone la secrétaire départementale du Front national dans l’Essonne, Audrey Guibert, et d’apprendre que la fresque du Lycée de l’Essouriau aux Ulis, qui avait fait l’objet de mon premier et précédent article sur Riposte Laïque, avait enfin été retirée, cela grâce à l’action du FN 91 et de Me Wallerand de Saint-Just.

J’ai ensuite pu prendre connaissance de l’article du Parisien, article qui a fait son chemin puisque l’information délivrée, à savoir le retrait de cette immonde fresque accrochée au mur selon le journaliste depuis près de 20 ans, a été récupérée et retranscrite par les site du Figaro, d’Europe 1, de l’Obs ou encore de BFMTV. Au moins 10 articles, plus ou moins partisans, sont parus sur le Web et le  quotidien Présent, pour ce qui est de la presse papier, en a aussi fait état. La nouvelle est par ailleurs remontée jusqu’aux oreilles du groupe Raggasonic qui n’a rien trouvé de mieux qu’une pathétique stratégie de victimisation.

http://ripostelaique.com/les-ulis-dans-un-lycee-une-fresque-appelle-a-eliminer-le-fn-le-pen.html

C’est une grande victoire. Une victoire pour le Front national qui a lavé cet affront mais pas uniquement. Au sens large, c’est une victoire pour toutes les personnes de bon sens qui pensent que la neutralité du service public est quelque chose d’indispensable et qu’une « œuvre » incitant au meurtre exposée à la vue de tous n’a pas à être tolérée. Si Riposte Laïque et les personnes de qualité qui animent ce média ne m’avaient pas fait confiance, ce scandale n’aurait peut-être jamais éclaté. Mais dès le début, la rédaction de Riposte Laïque a cru en mon histoire. Je tiens donc à remercier Riposte Laïque de m’avoir accordé une tribune. Je remercie tous les lecteurs qui se sont mobilisés, qui ont appelé l’établissement pour exprimer leur juste mécontentement.
Désormais, au bâtiment B, premier étage, en lieu et place de la fresque, il ne reste plus qu’une simple trace.
Je remercie M. Saint-Denis, journaliste au Parisien, bien qu’il me prenne pour un « adulte politisé » (je n’ai pas jugé nécessaire de le rappeler et doute que cela aurait changé quoique ce soit) et qu’il n’ait relevé que les commentaires de lycéens interrogés justifiant la présence de « l’œuvre ».

A propos de réactions, voici un commentaire que j’ai trouvé sur le site du Figaro :
« Étant lycéenne en terminale S au lycée de l’Essouriau, je ne comprends pas.
Cette fresque était une œuvre appartenant au lycée qui reprenait les paroles d’une chanson. De plus, elle a toujours été affichée dans ce lycée et elle n’a jamais posé problème, alors pourquoi réagir maintenant, ce ne sont que des simples mots. Je ne veux pas partir dans les extrêmes, mais à cause de vous, la liberté d’expression est bafouée dans notre lycée. »

« Des simples mots », « la liberté d’expression »… S’il s’était agi d’une autre organisation que le Front national, cette demoiselle aurait probablement été la première à crier avec les loups. Et ce n’est pas parce qu’une œuvre a toujours été affichée dans un lycée qu’elle y a forcément sa place.

20 ans… D’après l’article du Parisien, cela faisait 20 ans que la fresque était au mur. 20 ans d’irresponsabilité, car il faut être déjà totalement irresponsable pour laisser un tel message au mur d’un Lycée, et circonstance aggravante, sur une durée aussi longue. J’espère un jour en savoir davantage.

Kevin Morvan